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Hunger Games, le film.

Il était une fois un film assez génial qui s'appelait Battle Royale, et dans lequel des jeunes gens étaient envoyés s'entre-tuer sur une île. J'ai souvent dit que la menace d'une telle épreuve, si elle existait, nous apporterait son lot de tranquillité rapport à ce que de nos jours ma bonne dame il n'y a plus de jeunesse.

 

 

 

Et puis vint une trilogie littéraire, bref 3 livres, s'appelant Hunger Games, aka les jeux de la faim (à ne pas confondre avec les jeux de la fin, même si pour le coup, ça colle). Devant le succès considérable de cette trilogie, dont je ne vais pas parler aujourd'hui, nos potes les requins des bois saints se sont dit "on va se faire de la maille en transformant ce bouquin en bon gros film".

 

Je ne vais pas parler des 3 livres, mais je vais forcément parler du tome 1, puisqu'après tout c'est lui qui est transposé au cinéma dans ce premier volet nous détaillant la destiné de jeunes gens qu'on envoie se battre à mort dans une arène (ça ne vous rappelle rien ? si ? c'est normal, mais selon l'auteur Suzanne Collins, c'est purement fortuit, la fortuité™ étant notre meilleure amie.

 

Allez, la note !

 

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Bref, pour poser rapidement le scénario, une sorte de guerre cataclysmique a anéanti la terre et tout ce petit monde s'est réorganisé. Par la terre, on comprendre les Etats-Unis puisqu'on sait tous qu'en dehors de ces frontières, il n'y a rien que l'eau qui tombe dans le vide de l'espace, d'ailleurs le pays est le centre de la terre qui elle-même n'a été créée par Dieu qu'il y a 6000 ans à peine.

Nous avons donc une capitale qui s'appelle Capitole (parce que l'appeler Capitale ça aurait trop fait l'auteur qui se casse pas trop la tête), et puis des districts, sorte de régions dont chacune est productrice de quelque chose (charbon, bois, café, esclaves sexuelles...).

Afin de ne pas retomber dans la guerre abjecte, le capitole impose que chaque année se déroulent les jeux de la faim : un garçon et une fille, âgés entre 12 et 18 ans, sont péchos au hasard et envoyés se faire trucider.

 

 

Voila la trame, du moins du tome 1.

Qu'on ne se méprenne pas, c'est de la littérature pour ado soi-disant, moi je trouve que c'est plutôt jeune adulte, c'est en effet assez violent, y compris dans les concepts. Cependant toute littérature pour ado que ce soit, la trilogie se lit bien, est très agréable, voire prenante. En clair, j'ai bien apprécié ces livres.

 

 

 

Le film quant à lui, peut être vu dans deux conditions possibles : soit la condition A) on n'a pas lu le livre, on découvre alors le film, soit la condition B) on a lu le -les- livre(s) et dans ce cas on est en terrain conquis.

 

La bonne nouvelle, c'est que quelle que soit la condition, on est déçu.

 

 

En effet, soit on n'a pas lu le livre, et alors on est plongé dans un univers assez dense, dans lequel on ne comprendra rien ou presque des relations entre les personnes, des situations (par exemple, est-ce vraiment explicite que le district 12 crève la dalle ?), sentiment aggravé par des raccourcis hallucinant pris par la production. Soit on a lu le livre et on est forcément déçu de la façon dont sont traités certains passages, et déçu également par Jennifer Lawrence, qui a simplement 20 kilo de trop.

 

 

Je ne suis pas en train de faire l'apologie de l'anorexie, mais dans le contexte, Katniss (la fille du feu) est supposée crever littéralement de faim, chasser deux trois bestioles de temps en temps pour tenter de survivre tout en passant des périodes entières sans bouffer, elle est maigrelette au possible. Elle n'est pas supposée avoir le teint rose et la joue rebondie.

 

Pour le reste, le film est assez fidèle dans l'ensemble, un peu moins brut que le livre et c'est dommage. La réalisation est merdique et la caméra donne la gerbe, en particulier au début du film. On ne sait pas trop pourquoi ce parti pris de coller un parkinsonien à la cam', mais bon, c'est certainement stylé dans un monde parallèle.

 

Au final, ce film se laisse voir, il est assez divertissant, il ne pose pas assez les jalons propres à l'univers et à l'ambiance du livre. Les acteurs sont pas très bons et peu crédibles, le tout rend l'ensemble trop "propret" par rapport à ce qu'on est en droit d'en attendre. La longueur du film aurait pu laisser penser que l'essentiel y était, mais en fait le film souffre d'un gros problème de rythme, c'est tout.

 

 

The Hunger Games (2012), un film de Gary Ross, avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson.

 

C Ya

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 20-03-2014, 11:06:31
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Lemming

Lemmings c'est avant tout un jeu, un vrai jeu comme on en fait plus, j'ai envie de dire du haut de mes presque 40 ans qui font de moi un ancêtre, mais un geek, mais un ancêtre. Un jeu fantastique où nos pulsions de dictateurs sont satisfaites puisqu'on nous donne une troupe de bestioles, les lemmings, et on doit en sacrifier un paquet pour en sauver un nombre minimum (toute coïncidence avec un régime communiste n'est pas fortuite).

 

 

Mais là, si on regarde bien, on n'a pas de S à la fin, il ne s'agit donc pas d'une troupe de rongeurs débiles, mais bien d'un seul. Avant de passer au reste, réglons la formalité de la note de LEMMING (tada)

 

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voilà c'est dit, c'est très moyen, moyen moins. Déjà, le film tente de nous mettre en tension, assez rapidement, et de créer une atmosphère oppressante, où le malaise transpire et où le ciel poudroie. Rayez la mention inutile. Si vous avez tout rayé, c'est bon, vous avez déjà vu le film.

 

 

 

En effet, le gros soucis c'est que le rythme pète tout. On s'embête lourdement, c'est pénible, et ça fait s'évaporer le malaise qu'on eu du mal à transpirer. On pourra noter que même les acteurs semblent s'ennuyer, c'est dire. Charlotte Gainsbourg est celle qui tire le mieux son épingle du jeu, mais franchement ça ne vole pas bien haut.

Les situations sont juste une succession de pénibilité (je devrais d'ailleurs me renseigner pour savoir si le fait d'avoir vu ce film ne peut pas me justifier d'un avancement de ma retraite). On tourne autour de cette histoire de lemming et on se prend à songer à quel point Ozon avait tapé juste avec son rongeur dans Sitcom, un vrai bon film.

D'ailleurs pour passer le temps ....

 

 

Si le réalisateur est le premier lemmings qui tombe dans ce niveau, promettez moi de ne pas le faire passer dans les IN.

Bref, j'ai tout de même pas non plus tout détesté, encore une fois, quelques scènes sauvent le film du navet total, et l'intensité donnée par Charlotte Gainsbourg à son personnage porte pas mal l'ensemble.

 

Au final, ça reste quand même à éviter si possible.

 

Lemming (2005), un film de Dominik Moll (qui m'avait déjà saoulé avec Harry ...), avec Laurent LucasCharlotte Gainsbourg et Charlotte Rampling.

 

C Ya

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 21-02-2014, 10:14:29
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L'Histoire de Richard O.

Voilà un film comme on les aime : le titre, l'affiche, la sélection à Venise, tout laisse présager d'un petit bijou de cinéma d'auteur indépendant français comme on adore, apportant sa pierre à l'édifice du savoir au travers d'une réflexion philosophique de haut vol et hautement indispensable.

 

 

En plus y'a Mathieu Amalric dedans, icone du cinéma contemporain, acteur engagé, torturé, incarné. Bref, ça ne peut être que du tout bon. Le cul sur l'affiche nous le confirme. Allez, la note avant de passer au reste ...

 

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Et oui, c'est à chier. Mais attention, vraiment. Pas le genre de film qui se rate pour pas grand chose, ou qui aurait pu être sauvé par quelque chose, ou .. bref, non, aucune excuse pour ce navet d'une débilité tellement affligeante qu'elle en devient nauséabonde.

 

 

Oui c'est le point le plus embêtant. On s'emmerde sec. Le film nous plonge dans les méandres érotico-mégalomaniaques d'un réalisateur barré. Le titre nous prévenait bien que l'on aurait une part d'érotisme (l'allusion à Histoire d'O) mais que ça servirait de prétexte à la paire Odoul/Almaric pour s'enquiller des filles les unes après les autres, sans tenant ni aboutissant, non. On a l'impression naïve que les mecs se sont dit, autour d'une bière, "tiens, si on se faisait un pr0n, ca serait-y pas fendard ?".

Oui mais il faut intellectualiser tout ça parce que sinon, c'est trop visible.

 

 

On a donc une sorte d'histoire sans queue (enfin si...) ni tête, où Almaric interprétant de façon calamiteuse un Richard en quête de filles pour son prochain film, et aidé par une sorte de mentor, grand escogriffe qui chope n'importe quelle fille dans la rue, comme ça, paf. 13 femmes plus tard, le film s'achève et notre souffrance également. Le film dure à peine plus qu'un moyen-métrage et pourtant on a l'impression d'avoir subi des heures de torture. Le blabla qui n'a pas de sens, qui se trouve placé là pour rallonger la durée, est entrecoupé de scène dont le côté cru est manifestement volontaire, peut-être pour nous exalter le message insignifiant de ce nanard.

 

Quoi qu'il en soit, ce film est à éviter. Rarement on a eu autant l'impression de perdre son temps.

 

L'Histoire de Richard O. (2007), un pseudo-film complètement loupé de Damien Odoul, avec Mathieu Amalric et Stéphane Terpereau puis un tas de figurantes.

 

 

C Ya

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 11-02-2014, 09:22:15
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De fièvre et de sang

Je suis un gros lecteur de Bit-Lit, mais des fois je m'égare vers d'autres horizons. Ce fût le cas avec ce roman, De Fièvre et de Sang, de Sire Cédric. Prix du Polar 2010 au festival de Cognac, je m'attendais à un roman policier, une sorte de fleuve noir bien huilé. Ce ne fût pas le cas. Explications.

 

 

Alors il s'agit bel un bien d'un "livre noir" mais plutôt versé du côté obscur de la force que du côté policier. Nous sommes plongé dans les méandres d'une enquête (oui, ça reste un polar) qui voit deux officiers éloignés géographiquement (l'un à Paris, l'autre à Toulouse) se rejoindre sur une affaire de disparition de jeunes filles.

 

Très vite, on se rend compte qu'il ne s'agit pas simplement d'une histoire de tueur en série bête et méchant, mais qu'une forte, très forte, présence maléfique et surnaturelle vient s'insérer dans le fil conducteur. Tellement qu'on se prend à regarder plusieurs fois la couverture pour savoir si l'auteur na pas choisi comme nom d'artiste Stéphane Leroi... Non, ça reste Sire Cédric (notez tout de même qu'il s'agit d'un prénom et d'un titre royal, l'allusion est selon moi loin d'être fortuite).

 

 

Le livre se lit bien, l'écriture est fluide, agréable, et le rythme est assez bon pour nous maintenir en haleine, du moins jusqu'à la fin. Car c'est souvent le problème avec ce genre de livre... much ado about nothing. Ici la fin nous plonge dans une course poursuite sur les toits parisiens, et le lecteur se perd dans ce dédale comme l'auteur se perd dans son histoire. La fin est juste selon moi est très gros plouf (kikou gars).

 

 

Alors forcément, après on se renseigne et on voit que l'auteur est très prolixe, qu'il pond au minimum un livre par an et qu'on retrouve les protagonistes par la suite, ainsi on pense avoir éventuellement la réponse à quelques questions levées.

 

Soit, cependant, si la fin est brouillon, il ne faut pas non plus bouder automatiquement notre plaisir, ce thriller fantastico-gothique reste très agréable à lire et assez palpitant pour occuper un après-midi de glande l'été sur la plage ou l'hiver quand les pistes sont fermées parce que la station est envahie par les loups ....

 

C Ya

 

 

 

Dans la catégorie Littérature par Guns, modifié le 10-02-2014, 18:11:56
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Shrooms, le film où on baille

 

Shrooms, le film qui possède comme punch line "get ready to get wasted", qu'on pourrait traduire de plein de manière sympa, mais en fait on peut légitimement penser que c'est notre temps qu'on doit s'apprêter à perdre. Sans plus de suspense, et avant de dire tout le bien que je pense de ce film, on abrège la séquence notation.

 

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Voilà, c'est dit. Ce film est mauvais. En fait, depuis Blair Witch Project, qui m'avait vraiment fait plaisir, je me méfie des histoires en forêt avec des jeunes et des trucs maléfiques. Parce que c'est flippant. Et franchement, ça tombe bien, pour un film qui se prétend être flippant (la grosse tête de mort sur l'affiche est là pour nous en convaincre).

 

 

 

Plaçons un peu le plot du film : des djeunz, dont des jeunes filles élevées en internat catholique, veulent venir en europe se défoncer la tronche. La drogue c'est mal, voyez, mais bon, c'est des jeunes, ils veulent se défoncer, on ne va pas non plus jouer les flics dès le début du film. Non par contre, quand on est un jeune et qu'on veut se défoncer en europe, on va à Amsterdam. C'est tout.

Non, là, les jeunes vont se taper des champis dans le fin fond du trou du cul d'une forêt irlandaise. Oui je sais, vous vous dites qu'ils vont surement crever, mais que ça sera bien fait pour eux, parce que franchement, Amsterdam quoi.

 

 

Bref, nos quatre jeunes se retrouvent dans la foret, et après avoir rencontré deux autochtones (comprendre, les mêmes que dans délivrance, mais en plus consanguins encore) décide que ça serait bien pour leur trip de se confisquer eux-mêmes leurs téléphones portables (car il y a beaucoup d'antennes relais dans les foret irlandaises). On sent que les momes cherchent quand même bien à tous mourir.

 

Après un petit trip genre "on se raconte une histoire vraie qui fait bien peur et qui, ô coïncidence, s'est passée dans la bâtisse abandonnée qui se trouve à 400 mètres de là où on campe", tout le monde part se coucher. Le premier d'entre eux va alors mourir. Tada. On s'en doutait pas, mais en même temps le film dure 1h30 environ et on a un planning à respecter.

 

 

C'est l'hécatombe qui commence, la sent bien le côté surnaturel, avec des gros trips... sauf qu'en fait, les jeunes sont sous champis, donc on se doute très rapidement que le côté surnaturel est inexistant, d'autant que le spectateur attentif aura rapidement percuté l'intérêt de prologue (surtout que le prologue, on ne dormait encore complètement).

 

 

On se demande bien qui, en fait, serait le coupable de toutes ces atrocités, vraiment alors ça, quelle question on se pose presque de bout en bout. Surtout que de nombreuses fausses pistes sont à explorer.

Bref, le film est nul, on s'emmerde comme peu possible, les acteurs sont éprouvants d'amateurisme, on ne frémit à aucun moment (sauf après les bâillements mais ça c'est normal). L'éclairagiste a du être exécutée dès le début du tournage, vu que tout se passe dans le noir (ami réalisateur, si tu veux faire peur, le sombre c'est bien, mais si on ne voit rien, jamais, ben on peut pas avoir peur...).

 

 

Le seul point positif reste la vache. Oui je sais, là vous vous dites que ca n'a ni queue ni tête que je sorte ça maintenant, mais pourtant, ce fût le seul point positif du film.

 

 

La question ne se pose même pas pour ce film.

 

Shrooms (2007), un film pourri de Paddy Breathnach, avec Lindsey Haun, Jack Huston, Alice Greczyn (lurker ?), Maya Hazen (aussi ?)...

 

C Ya

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 05-02-2014, 10:50:29
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Morgane Kingsley, tomes 4 et 5 (bref, la fin)

Nous y voilà, après un avis plutôt détaillé sur chacun des trois premiers tomes, j'ai préféré condenser les deux derniers, vu qu'il s'agit de la fin, et surtout vu qu'ils sont tellement vides que je ne m'en serais pas sorti autrement.

 

 

Le lecteur attentif aura pu décerner en lisant mon avis qu'un début de lassitude s'emparait de moi dès le tome trois, même si le rythme sauvait l'ensemble. Je m'attendais à ce que les deux derniers tomes finissent de développer l'univers démoniaque, qu'on verrait les bigs boss débarquer, avec des personnes vraiment intéressants, qu'on approfondirait la relation entre Morgane et son démon, etc.

 

Rien.

 

big boss de fin d'level

 

Les deux derniers tomes mettent en scène la fin du règne de Dougal, et la reprise du pouvoir par Lugh, d'une façon presque comptable. C'est un peu comme si vous espériez jouer à Fifa et que vous retrouviez avec un tableau excel à la football manager. Le truc horrible, ça parle tout le temps, il n'y a aucune action.

 

 

Le tome 4 défile péniblement, et ne constitue qu'un artifice pour la résolution de l'histoire au tome 5. Autant dire que les deux tomes auraient pu être concentré en un seul. En fait l'intégralité des 5 tomes, à posteriori, aurait pu ne faire qu'un seul livre. L'intérêt de faire une saga c'est de développer des personnages, leur caractéristiques, leur psychologie, et développer également l'univers qui va avec.

 

Au final nous avons quelque chose de très décevant selon moi, qui ne me donne pas vraiment l'envie d'explorer les autres oeuvres de Jenna Black.

 

C Ya

Dans la catégorie Divers par Guns, modifié le 04-02-2014, 08:32:01
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Bioshock Infinite

Après un certain laps de temps depuis sa sortie, il est temps pour Cineguns, le site du testeur pauvre qui attend les soldes sur Steam, de se mettre à la rédaction du test de BioShock Infinite.

 

Le livre, le plus grand fléau du fps gamer

 

Alors contrairement à la plupart des tests qui sont faits par des spécialistes, moi je vais m'orienter sur mon ressenti d'humble joueur néophyte, qui préfère de loin la douceur d'un mode "normal" à la brutalité challengesque d'un mode "hard brutos gamer". De plus, toute personne à peu près normalement constitué aura noté qu'il s'agit là du troisième volet d'une saga vidéoludique, et qu'on s'attend à ce que le joueur confirmé ait joué les deux précédents opus. Que nenni pour moi, trop cher encore (vous pouvez me les offrir sur Steam, mon nickname est [www]-Mr.G).

 

 

C'est donc en toute sérénité et naïveté que j'entamais mon jeu, acheté les larmes aux yeux à vil prix, en mode tranquillou. Tout d'abord, il convient de préciser qu'on est gentiment bombardé dans le jeu, sans avoir la moindre idée de ce qu'on fait, de pourquoi on le fait et de pour qui on le fait. Tout commence par une ballade en barque vers un phare. Nous sommes d'accord, c'est un prologue, et de par ma maigre expérience des prologues de fps, on sait qu'on va manger un bout de scénario tordu pendant au moins 3 minutes, parfois 4, avant de commencer à défourailler.

 

Le doigt tremblant sur la gâchette gauche de mon arme filaire, j'attends donc patiemment (ou plutôt son contraire) de pouvoir shooter quelqu'un, même un innocent qui passe. D'ailleurs, les premiers pas sur la jetée une fois débarqué de l'esquif, je me précipite à la recherche d'une arme (bâton, poisson mort, etc.).

 

Et là c'est mon premier drame. Rien. Je n'ai pas d'arme, mais je récupère 2 piécettes. Je me rends alors vers le phare, y pénètre et découvre avec ravissement un cadavre a proximité d'un couteau. ENFIN une arme, je vais donc pouvoir trancher des trucs. Non. Je découvre surtout le gros gros soucis du jeu, qui le restera jusqu'au bout ultime : la linéarité et l'absence totale de liberté. Je ne peux pas fracasser les objets, je ne peux pas prendre mon couteau, mais surtout je ne peux pas me balader librement. Par exemple sur cette conne de jetée, si je voulais me balancer à la mer, je ne peux pas, un mur invisible m'en empêche.

 

C'est ballot mais c'est comme ça. Autant en prendre son parti. Je continue donc mes pérégrinations et me trouve projeté littéralement à Columbia, ville flottante, prodige de grâce et de beauté, entièrement dédié à la religion et à son prophète fondateur Cumstock.

 

Bon c'est bien gentil, que fais-je là ? En fait, les premiers éléments commencent à se mettre en place. Victime d'une grosse dette, nous devons retrouver une fille dans cette ville. Ca commence bien, on est paumé, mais pas très longtemps puisque le jeu nous propose d'aller tout droit.

 

Notons qu'ici, il est possible d'aborder le jeu deux façons : on speed comme un dingue en tirant (le jour où on pèche une arme) sur tout ce qui bouge. Une touche de navigation nous indique d'ailleurs le chemin le plus rapide pour aller à l'étape suivante. Ou bien on explore un minimum, on récupère des voxophone, on trouve des passages, des clés, etc. Bien entendu, toute personne un peu logique préfèrera s'orienter vers la deuxième façon de procéder. D'une part, c'est plus respectueux pour le travail des développeurs, et de l'autre, quand on achète un jeu, autant rentabiliser ses euros en prolongeant sa durée de vie quand on nous le permet.

 

J'édite mon superbe article pour rajouter un paragraphe oublié sur un des plus grands défauts du jeu : la sauvegarde automatique. En soit, on s'en fout, la plupart des jeux mainenant nous la font de la même manière. Simplement là, c'est hyper mal géré. Vous n'avez qu'une partie en cours possible. Si vous jouez à deux sur la PC, oubliez, ce n'est pas prévu. Si vous voulez avoir deux parties en parallèle, une en mode gros bill et une en mode touriste, c'est mort aussi. C'est vraiment con. Le truc le plus con reste cependant les quelques passages où il semble que le jeu oublie de sauvegarder. Il m'est arrivé notamment de jouer plus d'une heure avant d'avoir la sauvegarde (et ce n'est pas que j'ai zappé l'icone, j'ai vraiment essayé de partir, heureusement que le jeu prévient de quand date la dernière save avant qu'on se sauve). Bref, ça, c'est à revoir.

 

Je vais ici faire ma première conclusion, celle qui s'adresse à toute les personnes qui n'auraient pas encore joué à ce jeu : arrêtez de lire, allez l'acheter, et jouez-le. C'est une très bonne expérience de jeu, un vrai plaisir crescendo.

En effet, le reste de ce texte va maintenant comporter obligatoirement un tas de spoiler qui vont plus ou moins vous gâcher le plaisir du jeu.

 

 

Ok maintenant, je sais que vous êtes resté même si vous n'avez pas fait le jeu, parce qu'entre nous on sait que personne ne respecte jamais ces warning. Bref, c'est tant pis pour vous.

 

Il nous faut entrer dans le vif de l'histoire, nous, Booker deWitt, pauvre détective paumé, nous voici ans cette magnifique Columbia, en train de tenter de retrouver une fille perdue. Super. En tant que joueur, inutile de préciser qu'on ne sait même pas à quoi elle ressemble. Cependant c'est l'occasion rêvée pour flâner dans un level design de malade, tout est beau, lumineux, agréable. L'argent que vous ramassez semble pousser sur les plantes tellement on en trouve.

 

 

Après une saine évolution, vous allez bientôt être confronté à votre premier combat. Le mode de jeu devient alors évident : vous avez d'un côté des armes conventionnelles, limitées à 2 simultanément et avec un stock de munition assez limité. De l'autre, vous avez les vigors (vo) / toniques (vf). Ces produits vous confèrent des pouvoir plus ou moins magique ou je ne sais quoi. Bref, vous pouvez déchainer des corbeaux, des boules de feu, des éclairs, etc. Notez que pour l'utilisation de ces vigors, vous avez généralement plusieurs options : le lancé, ou le posé (qui pose un piège basé sur la technique de vigor, par exemple des relais électriques qui grillent tous ceux qui ose tenter de les franchir).

 

 

Donc là, on se rend compte qu'à jouer, ca devient un peu complexe pour moi, qui affectionne particulièrement les fps "zqsd / clic gauche". Surtout que s'ajoute maintenant le mode de déplacement privilégié de Columbia, la skyline (ou aérotram en vf à ce que j'ai cru comprendre, parce que j'ai entamé la vf il y a peu de temps). Il s'agit d'un rail sur lequel vous pouvez vous accrocher pour vous déplacer, mais également combattre depuis.

 

Oui, c'est chiadé. Cependant, la linéarité vient un peu compenser cette complexité d'artifices de baston.

Petite note, si vous avez la possibilité de jouer à la VO, n'hésitez pas, j'ai fait ce choix, et maintenant que je recommence avec la VF, je ne regrette pas de l'avoir fait.

 

 

Petit plaisir de la chanson interprétée par les voix originales de deux protagonistes principaux ( Troy Baker et Courtnee Draper ).

 

Autre petite note, parce que c'est marrant : le personnage d'Elizabeth est construit autour de 3 personnes, notamment pour le visage une geekette trouvée sur Facebook par Levine himself, qui faisait du cosplay sur le personnage en se basant sur les artworks. Fin de la note amusante.

 

Au fur et à mesure de notre avancée, nous retrouverons la fille, et là le jeu deviendra encore plus complexe, car cette dernière apporte sa capacité à ouvrir des failles vers des univers parallèles pour vous permettre d'accéder à certains éléments essentiels du jeu (des tourelles de canon, des crochets pour vous suspendre, etc.).

 

Au final, la progression devient de plus en plus difficile dans un Columbia qui devient de plus en plus hostile. Vous découvrez les différentes strates de cette société rongée par la haine et le racisme. Vous réussirez l'exploit incroyable de vous mettre à dos tout le monde, grâce à vos ballades dans les réalités parallèles.

 

Car oui, Biochock Infinite est un jeu uchronique. C'est un peu la force de son scénario ainsi que la faiblesse pour qui souhaite l'analyser (mais qui irait analyser un scénario de fps ?)

 

 

Sans vouloir l'analyser, j'ai de mon côté été particulièrement frappé par la force de ce scénario. Déjà parce que je ne m'attendais pas à une telle construction scénaristique. Pour moi le summum de scénario de fps, c'est des aliens qui veulent nous bouffer, et il faut les latter. Ici on sort du cadre du prétexte à shooter habituel aux fps. La fin dans son ensemble est passive, et dramatique. Nous apprenons qui est Elizabeth, qui nous sommes nous-même, qui était Cumstock. Les liens qui se sont créés entre les deux protagonistes sont forts (les dév. ont clairement tout fait pour ça), la finalité n'en est que plus tragique. Certains se sont même raccrochés à quelques secondes de la fin du jeu post-générique pour y voir une note d'optimisme. Perso c'est plutôt une lecture ouverte que j'y vois : soit DeWitt vient de se réveiller et tout le jeu n'était en fait qu'un rêve, soit la fillette est là, soit elle n'y est pas (on n'entend que la musique, on ne la voit pas).

 

Au final, nous avons un fps qui m'a franchement que très peu intéressé durant la première phase de jeu, s'il faut timer on va dire pendant 3-4h je me suis clairement posé la question de continuer ou pas. Graphiquement j'ai été très agréablement surpris par l'univers envoutant créé, mais à jouer je trouvais ça un peu trop complexe, voire pénible par moment. Par la suite, le jeu à commencer à m'accrocher, au fur et à mesure que je trouvais des éléments de jeu qui construisaient l'histoire. En fait, à partir du moment ou Elizabeth est de la partie, le jeu devient agréable, sans plus. Vers le début de la deuxième partie, pour moi vers 10h de jeu environ, le jeu devient franchement captivant. De plus en plus d'éléments s'assemblent, on se rend compte de la complexité de la narration et de la densité du scénario. De plus le côté fps devient ludique puisque, si on n'a pas foncé comme une brute on a pu augmenter ses capacités et utiliser cela comme un vrai avantage contre les forces en présence. Certains passages, où on se trouve devant une belle quantité d'adversaires, et où on se rend compte que 17 balles, c'est quand même bien peu, donne un souffle au jeu et une réelle excitation à le jouer.

 

Un must-have pour moi, sans aucun doute, et un des rares fps que je rejouerai avec grand plaisir (d'ailleurs, c'est déjà le cas).

 

 

Dans la catégorie Jeux vidéo par Guns, modifié le 20-01-2014, 17:49:18
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QI

Q.i. est une série française que je qualifierai d'ovni dans le paf. En effet, le concept de cette série consiste à nous montrer les pérégrinations d'une hardeuse qui n'arrive à atteindre l'orgasme que lorsqu'elle appréhende des concepts intellectuels ou spirituels.

 

 

Oui, ça part bizarrement. La série semble avoir autant de moyen qu'un vidéaste amateur en a pour tourner des pastiches sur Youtube, mais au final se construit une relation attachante entre l'héroïne, Candice Doll, interprétée par Alysson Paradis, et nous, humble spectateur.

 

 

Alysson Paradis

 

Humble spectateur

 

Pour l'instant, nous avons 2 saisons à nous mettre sous la dent, la première consacre la découverte de la philosophie, la deuxième celle de la spiritualité. Une troisième est actuellement en préparation, qui, a priori, nous parlera de sectes.

 

Si l'on doit faire un petit bilan de cette série, qui consiste à une poignée d'épisodes drôles et touchants pour chaque saison, c'est déjà un bilan positif : la série accroche bien, les acteurs sont bons (Jerome Daran, Jeanne Savary, etc.), le concept est carrément plaisant. En fait, on a tous les ingrédients d'une excellente série.

 

 

Seul un point me dérange. La série ne s'assume pas. En effet, on peut voir de plus en plus de séries américaines où, lorsqu'elles parlent de sexualités, les actrices osent se dénuder. Sans tomber dans l'exhibitionniste le plus inutile qui soit, ici on est dans une série qui nous plonge dans l'univers de la pornographie, des clubs libertins, et on a l'impression d'être cerné par des acteurs pudibonds. En soit, ce ne serait pas gênant, puisqu'on n'est pas en train de regarder non plus une série de charme, mais ça nuit réellement à l'immersion. De plus, vu les sujets abordés, cette retenue devient réellement visible.

 

 

Dans mon article sur Girls, je notais justement l'effet inverse. Sans pencher là non plus dans le côté "tous à poils" la série s'assume, quand un acteur ou une actrice prend un bain, il ou elle est nue, et la caméra ne se galère pas pour trouver l'angle où on ne risque rien pour le moins de 10 ans.

 

Ce petit détail, car ce n'en est qu'un au final, nous montre qu'encore une fois, on a les bonnes idées, mais qu'elles ne sont au final pas complètement exploitées, on se place dans le retenue, dans la demi-mesure. C'est dommage, mais ça ne m'empêche pas d'attendre la saison 3 avec une grande impatience tout de même.

 

C Ya

 

 

 

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Dans la catégorie Divers par Guns, modifié le 06-01-2014, 12:52:44
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Morgane Kingsley, tome 3 : Confiance aveugle

Le troisième tome des aventures de Morgane m'a bien plu et je dois admettre qu'il est légèrement mieux rythmé que le tome précédent. On retrouve toujours notre héroïne qui est aux prises avec des démons plus ou moins amis, plus ou moins ennemis, et l'histoire, si on pouvait craindre qu'elle tourne en rond à la fin du tome précédent, commence en fait à s'étoffer.

 

 

Bon, il faut avouer qu'on commence un peu à se lasser (enfin, c'est mon cas) de ces petites histoires qui servent de prétextes à l'installation du décor pour la trame centrale. J'aurais aimé que tout cela avance un peu plus vite, que les personnages soient plus puissants/croustillants, bref, bien développés, plutôt que cette évolution d'une incroyable lenteur.

 

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, le livre n'est pas ennuyeux, il est même agréable à lire, on apprend un peu plus de choses sur l'univers des démons et l'organisation du roi démon dans notre plaine des mortels commencent enfin à présager quelque chose de bon, mais disons que ce tome 3 aurait pu très facilement être combiné au tome 2 pour donner quelque chose de plus dense, de plus intense.

 

A lire, maintenant qu'on en est là, ça serait dommage de s'arrêter, mais on est loin d'être dans une saga passionnante.

 

C Ya

Dans la catégorie Littérature par Guns, modifié le 27-12-2013, 16:54:17
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Et si on déjeunait liquide ?

Parce que je suis quelqu'un de sympa, et que j'aime bien Caro Emerald depuis The Other Woman, je vous colle le clip de Liquid Lunch que vous avez forcément du entendre, vu qu'il s'agit de la bande-son du spot (pour une fois pas pourri) de Mon Chéri.

 

 

Et comme je ne fais jamais les choses à moitié, je vous propose aussi de vous amuser un peu en écoutant la jolie histoire de I got C par Park Myung-Soo et Primary. Ce morceau de K-pop est super populaire mais a défrayé la chronique parce que ...

 

Ho le plus simple, je vous laisse écouter/regarder pour vous laisser comprendre le léger trouble qui a agité la blogosphère coréenne. Ceux qui n'ont pas compris où n'ont pas l'oreille assez clean (parce qu'ils vont voir des concerts de métalleux par exemple, je vise personne) peuvent directement voir ceci.

 

Bien sûr, c'est évident, c'est flagrant. Les fanboys de Primary sont montés au créneau, parce qu'on sait que les coréens n'aiment pas trop qu'on touche à leurs idôles. Après avoir défendu leur chanteur on affirmant que "non, vraiment, ce sont vos salaperies d'oreilles occidentales qui sont biaisées", Primary lui-même a admis qu'il était un grand fan de Caro Emerald et qu'il avait pu, c'est mignon, se "laisser influencer par le morceau".

 

On fait tous un grand LOL et on remercie Guns au passage pour propager la bonne musique de Caro Emerald.

 

 

C Ya

Dans la catégorie Musique par Guns, modifié le 20-12-2013, 10:35:00
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