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Maléfique, le pouvoir du mal
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 05 novembre 2019, dernière modification le 05 novembre 2019
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Le pouvoir du Maaaal (mais mignon)

 

 

0 étoile

Histoire

 

Dans le merveilleux monde où se trouve la Lande (ne surtout pas buter sur la préposition ou on change de film) Aurore décide, comme toute bonne princesse blanche hétéro, d'épouser le bon prince Philippe, sorte de sous-Ken des temps anciens. Mais la future belle-mère ne semble pas l'entendre ainsi.

Critique

 

Il est des films comme ça, qui sur le papier vous donnent envie. Voir Angelina Jolie, Elle Fanning et Michelle Pfeiffer se côtoyer dans une super-production, ça fait ressurgir le cinéphile naïf au fond de nous et on se dit "TIENS, SI J'Y ALLAIS". Le cinéphile caustique, qui côtoie le cinéphile naïf dans notre cerveau malade, lui, sait qu'il y a anguille sous roche : c'est du Disney et, si ce n'est pas gage de mauvaise qualité loin de là, c'est tout de même gage de méfiance.

Las, il aurait fallu se méfier au point d'entamer un moonwalk dans la file d'attente.

Déjà, dans la salle, que des fillettes. Je commence à transpirer et me demander si ce n'est pas un mauvais présage. Tous ceux qui ont pu jouer à F.E.A.R. savent que les fillettes, c'est encore pire que les clowns dans les égouts, faut fuir et vite.

 

Choli

Débute le film, et il est très rapidement évident de constater deux points :

  • C'est très beau
    C'est très niais

 

Attention, c'est vraiment beau, le monde est féérique, les fées sont bien relous comme on sait qu'elles le sont depuis Clochette, les bestioles et autres végétaux sont bien représentés. Les fées noires (black fées dans le texte ...) ont un design rigolo, du genre un peu démon mais pas trop, assez démignon si on peut se permettre le néologisme.

Attention, c'est vraiment niais. Du genre on atteint le summum. C'est écoeurant au point qu'on vomirait presque de la guimauve. Même les combats sont pitoyables de gnangnan ... On a l'impression d'une bataille pompée à GoT mais en remplaçant les carreaux tueurs de dragon par des gentils p'tits ballons de poudre, et quand une fée meurt, boum, ça fait un nuage rose tout mignon choli choupi ...

Chaud

Comment dire. C'est très rapidement d'une pénibilité qui ferait pleurer un cheminot. L'histoire est mièvre, le monde est niais, on baigne dans une soupe sucrée écoeurante et on a qu'une envie c'est de crâmer tout ce monde là. Au moins on pourrait trouver refuge dans les personnages et surtout dans leurs interprètes.

TRISTESSE

Non. Michele Pfeiffer n'arrive pas à imposer à son personnage la hargne qui pourrait sauver un peu l'ensemble, Angelina Jolie nous fait un peu peur avec ses os qui sortent de partout, mais c'est tout, on ne tremble pas devant la sorcière-phoenix-black-fée comme on aurait aimé pouvoir trembler. Quant à Elle Fanning, elle a un tout petit moins d'expression que la botte de poireau au fond de mon bac à légume. C'est navrant. J'ai rarement vu une telle absence de jeu, j'ai même cru qu'elle était morte à un moment et qu'on avait simplement posé son cadavre là, pour faire genre.

Est-ce un meuble ?

Au final, à éviter comme la peste si vous n'avez pas d'enfants. Si vous avez des enfants, laissez-les avec une nounou, au moins elle sera payée pour voir cette daube infecte.

 

Maléfique, le pouvoir du mal, un navet de 2019 qui dure tellement longtemps (presque 2h de foutues en l'air), réalisé par Joachim Rønning avec Angelina Jolie, Elle Fanning et Michele Pfeiffer.

!SAIPEROKONASSASSINE!

C Ya