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The Order
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 19 mars 2019, dernière modification le 19 mars 2019
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I got the blue rose

 

Cette fiche parle de la saison 1 de The Order

 

 

 

 

 

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Histoire

 

Jack Morton est un jeune homme bien sous tous rapport, plutôt beau gosse ses notes sont excellentes et il est populaire. Tout cela lui permet d'intégrer l'université de Belgrave, la première étape vers son rêve le plus fou : intégrer la société secrète de la rose bleue (The Hermetic Order of the Blue Rose en VO). Son rêve le plus fou ? Hum, peut-être surtout le plan démoniaque que lui et son grand-père ont mis au point plusieurs années auparavant, afin que Jack puisse venger la mort de sa mère en éliminant Coventry, le chef de l'ordre.

Tout ne se passera pas comme prévu...

 

T'as mis où les clés de la caisse?

 

Avis constructif car c'est le mien

 

Mettons les choses au clair dès le départ, The Order n'est pas une mauvaise série, c'est même une bonne série qui pèche sur plusieurs points.

 

La série est du genre "série surnat' pour ado". C'est à dire qu'on navigue dans les eaux troubles d'un Sabrina mélangé à un Twilight. Ca prend du bon au premier mais beaucoup du très mauvais du second (le lecteur ne sera pas surpris de considérer que l'auteur de ces lignes souhaite que Twilight soit inscrit sur la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants).

 

Masque stylé

 

Une fois cette précision effectuée, entrons dans le vif. Les acteurs sont ... ce qu'ils sont. Nous sommes très loin du charisme des acteurs d'un Riverdale, ils sont plutôt banals et les jeux ne sont pas à se taper la tête contre les murs. On notera en particulier la performance de Sarah Grey dont l'expression faciale se résume (pour cette série, je ne préjuge pas de la quantité des autres oeuvres qu'elle a pu faire) à une expression, et particulièrement agaçante.

 

Ariane, ne vois-tu rien venir ?

 

Mais mise à part les acteurs un peu casse-bonbon, le reste est plutôt agréable. La série se découpe en 5 épisodes doubles (donc 10 épisodes de 50' environ) dont le point fort est le rythme. Ici on ne se pose pas de questions, on avance et on tranche.

Le premier épisode nous présente la société secrète de la rose bleue, et c'est un poil gentillet, même pour une série orientée ado on se prend à regretter la violence d'un Bambi. Mais rapidement ça tranche, ça tue, ça saigne et ça sacrifie comme si de rien n'était. La série grandie un peu, mais parvient à garder son rythme, et aussi sa superficialité.

 

C'est pour moi le gros point noir, même si je suis fan de la légèreté, parce que quand je regarde une série c'est surtout pour me détendre et pas trop me prendre la tête, il faut avouer qu'on navigue un peu trop en surface, et qu'on ne rend pas l'histoire suffisamment sérieuse pour que le public entre dedans réellement.

 

Et on n'est clairement pas aidé par les pires CGI qui puissent exister dans une série de 2019. Même en 1986 j'aurais râlé contre ça, parce que c'est clairement abusé.

 

Wouuuuu sont ces foutues clés

 

On a donc au final une série qui potentiellement aurait pu être excellente, mais qui n'y arrive pas, principalement par manque de moyen. On a un côté cheap qui ressort sur les effets spéciaux, mais également sur les acteurs, et aussi sur la finesse du scénario. Pour autant est-ce que je n'ai pas aimé ? Non, j'ai plutôt apprécié, même si je n'ai pas été fan des acteurs j'ai bien aimé qu'ils fournissent l'effort d'essayer, on sent qu'ils y croient et c'est l'essentiel. De la même façon, la saison se ...

 

HTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPO

 

... termine d'une façon assez inattendue pour moi. Cette fin met un terme à la saison, et ouvre sur une suite possible, mais n'est pas un cliffhanger suffisant pour affirmer qu'on aura une saison 2. La fin en soit peut être une vraie fin, ce qui est assez rare pour être noté. Et c'est là que je sais que j'ai bien aimé, c'est que ça me gonflerai sévère de ne pas avoir de saison 2 (notamment car quelques questions sont restées sans réponses, par exemple, comment effacer la mémoire de loup garou tranquillement, comme ça pépouse, sans penser une seconde qu'on prend un risque de perte de contrôle total du loup ? HAIN KOMAN ?)

 

Bref, pas de quoi s'emballer, mais une série qu'on pourra voir pour une bonne détente.

 

 

 

 

La première saison de The Order date de 2019, comporte 10 épisodes d'environ 50 minutes, avec Jake Manley, Sarah Grey, Max Martini, Katharine Isabelle.

Bienvenue à Zombieland
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 11 mars 2019, dernière modification le 11 mars 2019
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French Kiss in Playland

 

 

 

 

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Story (not story)

 

So I've decided to write this one in english, but after 2 minutes it's already gavant alors je laisse tomber. L'histoire de Bienvenue à Zombieland se résume très simplement : dans un monde contaminé où beaucoup d'entres nous sont devenus des zombies, des personnes (4) se croisent pour former un groupe (petit du coup) et dans une sorte de road-trip survivalist finissent par se retrouver dans un parc d'attraction.

 

Review

 

Depuis Tueurs Nés, j'ai du mal à ne pas aimé les films avec Woody Harrelson. Simplement ayant eu une saturation de zombies, j'avais fait l'impasse à l'époque sur ce film, dont le succès indéniable à été la surprise de 2009. Le film se voit comme un bon divertissement, qui ne se prend pas la cervelle (pun intended) et qui nous offre 1h28 d'action, de romance (très peu, mais quand même), de massacre de zombies, de situations comiques, d'obsession culinaire pour des barres chocolatées.

 

Calumet de la paix

 

La mise en scène est tonique, rythmée et si le scénario ne fait pas preuve de grande originalité et si l'ensemble des séquences s'enchaîne sans réelle surprise, on peut difficilement bouder notre plaisir de voir des acteurs s'amuser à nous amuser. Ce rythme permet au spectateur de tenir sans aucun ennuie durant l'intégralité du film. A côté de Woody Harrelson se trouvent en covedette de charme Emma Stone, qu'on aura tous vu dans le très très crispant La La Land, autre film en Land mais tellement moins fun. Au niveau des acteurs, on ne peut pas passer à côté du second rôle fantasque en la personne de Bill Muray, qui joue Bill Muray tentant de survivre à l'invasion zombie.

 

Emma Stone dans un monde pré-apocalyptique

 

Après une scéne finale des plus dynamiques mais aussi des plus prévisibles, le film nous laisse avec le sentiment d'avoir passé un excellent moment et on se prend à espérer une suite. Ca tombe bien, elle est actuellement en tournage.

 

C Ya

 

 

Bienvenue à Zombieland est un film de 2009 qui dure 1h28, réalisé par Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Bill Muray et Amber Heard.

 

The OA
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 21 février 2019, dernière modification le 21 février 2019
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Ou l'Histoire d'un Flashmob

 

Cette fiche concerne la saison 1 uniquement

 

 

 

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Synopsis

 

Plusieurs années après avoir été enlevée, Prairie (!) Johnson, une jeune fille aveugle réapparait de façon soudaine. Sa réapparition inexplicable s'accompagne également de la perte de sa cécité. Le FBI s'interroge sur son histoire, mais également les gens autour d'elle, d'autant que Prairie, qui se prétend maintenant être The OA (The Original Angel, rien que ça) a un comportement étrange qui pèse la petite communauté.

Réunissant un groupe de personnes, complètement hétéroclite (on se croirait dans Breakfast Club) elle commence alors à raconter son histoire, qui verse de plus en plus vers le mysticisme.

 

En route vers le mysticisme, sans boussole

 

Avis constructif

 

Dans la catégorie des séries Mindfuck, The OA s'en sort plutôt bien. On part d'une histoire presque policière pour se diriger vers une sorte de compte mystique à base d'Anges, de plan astral, d'au-delà et de flashmob.

 

Sur un point de vue narratif, on est devant The OA comme des enfants qui vont se coucher et à qui on lit une histoire. On écoute plus qu'on ne regarde. On se laisse bercer par l'histoire de Prairie, par sa captivité, par la découverte du projet fou du savant fou, par la perte de sa cécité. C'est follement agréable, mais on se demande rapidement si cela à un sens ("what the actual fuck"©Moi, devant the OA, 2018). A priori on se rassurera en se disant que nous ne sommes pas les seuls. La page wikipédia de la série nous informe que cette réaction fût exactement celle des producteurs exécutifs.

 

Si eux ont fini par trouver assez de sens pour y mettre des millions, c'est qu'il doit y en avoir. Ca console. Quoi qu'il en soit, c'est bien filmé, assez bien joué (Brit Marling est convaincante, son groupe disparate beaucoup moins) ((en même temps Brit Marling est l'une des deux conceptrices de la série, elle a plutôt intérêt à être convaincante)).

 

Brit Marling, ©So It Goes #4

 

 

Mon ami, j'ai pris grand soin de ne rien spoiler mais à partir de maintenant, si, ça dévoile sec, alors va voir ailleurs si tu souhaites te préserver ton innocence, par exemple sur la page Don, histoire de me remercier de ma prévenance avec un don d'un montant aléatoire mais gros.

 

La saison 1, en 8 épisodes, nous donne là encore (comme au final pas mal de série de nos jours) une sensation de bref aperçu. Ca nous pose des bases d'une histoire un peu complexe d'Anges, des humains qui après avoir vécu un certain nombre d'expérience de mort imminente (voire réelle pour le coup), arrive à recevoir un don, exprimable à l'aide de mouvements chorégraphiés. Ce don permettrait un voyage trans-dimensionnel, et sauver ainsi d'autres personnes.

 

Pour l'instant (c'est à dire la saison 1) ça cafouille un peu. Ces mouvements sont "donnés" par une entité astrale (Khatun) au moyen d'un animal à ingurgiter, à chacun des sujets du psychopathe, lors de leur mort provoquée. Or dans le présent, the OA transmet ces mouvements à sa petite troupe. Or aucun d'eux n'a subit de NDE (near-death experience), ce qui reviendrait à dire que le mouvement est suffisant, que le voyage dans le plan astral n'est nécessaire que pour obtenir la chorégraphie. C'est chelou, mais pourquoi pas.

 

Dans son bain astral

 

Et nos amis utilisent d'ailleurs à bon escient cette chorégraphie supposée ramener des gens à la vie pour divertir un tireur de masse dans une école et ainsi l'empêcher de nuire.

Oui c'est la fin que je vous raconte, sans honte, car je la trouve complètement plombée par rapport au reste de la série. J'ai eu le sentiment qu'il y aurait dû avoir une fin plus complexe, peut-être 2 épisodes de plus pour développer un peu l'approche de la saison 2.

 

Au final, un bon divertissement, qui aurait gagner à mieux se définir avant d'être produit.

 

 

 

 

The OA saison 1 (2016) est une série de 8 épisodes d'une durée très variable, dont au moins une deuxième partie est prévue, avec Brit Marling et Jason Isaacs.

Dark
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 11 février 2019, dernière modification le 11 février 2019
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Faille

 

 

 

 

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Histoire

 

Soyons audacieux et tentons de faire un résumé de Dark! Je suis chaud je sens que je vais y arriver facilement. Dans la petite ville allemande de Winden, près de laquelle se trouve anecdotiquement une centrale nucléaire, un enfant disparait. C'est le fils d'un policier dont le petit frère a disparu 33 ans auparavant, dans des circonstances mystérieuses. Un autre habitant est lui confronté au suicide de son père. Peut-être que cela est lié ?

 

Avis après plusieurs paracétamol

 

Dark, c'est un mot tout con. Ca signifie obscurs, sombre. C'est un peu l'ambiance de la érie, avec une atmosphère tout en griserie, des gens qui font la gueule tout le temps (en même temps on les comprend, vu ce qu'il se passe dans leur vie). Mais cette obscurité c'est aussi l'état de votre cerveau quand vous visionnez Dark.

 

Stage de proctologie sur le terrain

 

Parce que fatalement, vous allez faire une erreur : vous allez essayer de comprendre. Et là, c'est le drame. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous expliquer ce qu'il y a à comprendre dans Dark, simplement parce que mon pharmacien veut déjà m'envoyer en désintox d'ibuprofen et de paracétamol, mais je vais simplement tenter de vous faire comprendre pourquoi c'est une erreur de vouloir à tout prix chercher des explications.

 

Mais avant cela, on va faire une double pause. Première pause, parlons un peu de la série sur un plan purement factuel. Elle fait, au moment de l'écriture, une saison (la deuxième arrive bientôt) de 10 épisodes, sortis en 2017. L'action se déroule en 2019, en 1986 puis tient aussi en 1953. Les épisodes durent entre 45 et 55 minutes, comme souvent sur Netflix (vu que c'est diffusé là-dessus). Et c'est une production allemande, ce qui, si on était des racistes de base, nous permettraient de dire pourquoi ils font tous la gueule. Bref, tout ça pour dire que ça parle allemand, mais les habitués d'Arte que nous sommes s'en tapent, ça passe très bien et encore une fois, on préconise la VO.

 

Deuxième pause, pour annoncer quelques spoilers, donc amis lecteurs, si tu n'as pas vu cette série, sache simplement qu'elle est bien et que tu pourrais la regarder en toute confiance si tu aimes ce qu'on appelle les mindfuck.

 

J'ai pas voulu mettre de meme mindfuck, c'est ça le mindfuck++

 

ACHTUNG SPOILERS

 

Oui bon calmons nous, parce que déjà tu t'es fait spoilé sans t'en rendre compte, c'est une ruse spatio-temporelle que j'ai mise au point comme ça, parce que je suis un dingue. Spatio parce que je t'ai spoilé à un autre espace (aka paragraphe) et temporelle parce que tu l'as déjà lu, donc c'est un autre moment.

 

Ensuite, calmons-nous bis parce que les spoilers que je peux être amené à faire sont très superficiels. Je ne vais pas te dire qui est l'assassin ou qui est l'auteur des rapts, puisque (autre spoiler) on n'en sait fichtre rien. Jamais. Quand je rajoute jamais, ce n'est pas un effet de style putaclic twiterien genre "qui blabla ? personne, jamais". Non, c'est parce que ce jamais est porteur d'une vérité temporelle absolue. Et c'est important dans ce putain de merdier qu'est cette série.

 

Après le stage mentionné plus haut (cf. img. 1)

 

Donc je reprends mon calme et mon cacheton. Pourquoi il est inutile de chercher à comprendre ? Parce qu'on n'aura pas de solutions ni de réponses, du moins dans cette saison. C'est le premier point. Le suivant c'est qu'il est important de connaître les bases d'astrophysique concernant les trous de ver. Alors oui, copain, tu vas me dire "pourquoi tu nous balance des trous de ver dans une série policère ?", et moi j'ai envie de reprendre un whisky (stp offre-moi celui du lien) avant de te répondre "parce que le meilleur moyen de complexifier une enquête policière c'est qu'elle se déroule simultanément à différent moments mais au même endroit".

 

ET BIM. J'ai réponse à tout.

 

Le trou de ver, c'est une sorte de concept super sympa qui permet de tordre l'espace-temps. C'est tellement sympa que ça a été utilisé dans pas mal de séries et de films, notamment tout ce qui est science-fiction. Par contre là, on est dans du polar, et ça ouvre un champ de possibilités infinies (et au-delà). Là où les choses deviennent un poil velues (tagada tsoin tsoin) ((vite un lexomil)) c'est que le passage "physique" qui permet d'emprunter le trou de ver et de se replacer dans un espace temporel différent permet aux personnages de se confronter à eux-mêmes. Je te laisse imaginer le bordel : imagine que tu te croises, mais 20 ans plus tôt (si tu as 19 ans déjà t'es dans la merde). Bon ok, retour vers le futur nous l'avait déjà fait, mais en mode chelou, c'est à dire voyage dans le temps, et non pas déplacement via un trou de ver. Maintenant imagine que tu t'influence, d'une manière ou d'une autre, automatiquement ton toi actuel qui se trouve présentement dans le passé se modifie en immédiatement. Il en va de même pour les objets que tu trimballes. Et il en va de même si ces objets ce sont des gosses que tu kidnappes.

 

Bref, après avoir pris un mélange de kétamine et de valium arrosé de quelques shots de vodka, il apparaît très clairement que Dark est un mystère, une série particulièrement bien menée, très oppressante, qui chamboule la tête mais qui intrigue tellement au fil de ses épisodes que, lorsque la fin de la première saison arrive, on a l'impression d'avoir seulement eu une vague introduction à l'histoire. On espère juste que tout ne va pas retomber comme un soufflet dans la saison 2

 

 

Dark et une série de 2017, actuellement avec une saison de 10 épisodes, avec Oliver Masucci et Karoline Eichhorn.

 

 

Astérix et le secret de la potion magique
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 08 février 2019, dernière modification le 08 février 2019
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Druidique little liars

 

 

 

 

 

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Résumé

 

Panoramix ayant chu comme un vieillard sénile et de fait s'étant brisé un membre, il doit non seulement circuler en fauteuil roulant mais également se rendre à l'évidence : il n'est pas immortel, et il va bien falloir à un moment où un autre transmettre son savoir, et notamment son secret le mieux garder, à savoir la recette de la fameuse potion magique.

Convoquant l'assemblée des druides dans la fameuse forêt des Carnutes, il est alors confronté à son passé au travers d'un ancien camarades bien revanchard, Sulfurix, qui fera tout pour s'emparer de la célèbre potion.

 

 

Oyez l'avis

 

Ce nouvel Astérix d'animation fait bien plaisir. Faisant suite au Domaine des Dieux, il est cette fois, et pour la première fois, basé sur une aventure complètement inédite, imaginée par Alexandre Astier. Le scénario nous permet donc de juger sur pièce un film totalement novateur puisqu'outre le fait que l'histoire est pondue spécifiquement pour ce film, la fameuse voix d'Astérix est aussi nouvelle, c'est Christian Clavier qui reprend les commandes, l'exceptionnel Roger Carel ayant pris sa retraite.

 

Passons rapidement sur la qualité d'animation, elle est standard, va-t-on choisir de dire, puisqu'elle est similaire à celle du domaine des dieux, et reprend les codes des films Astérix. On ne va donc pas s'étendre sur le sujet. On sait qu'on est capable de mieux techniquement, mais est-ce souhaitable et surtout concevable ? Je ne le pense pas. Mon avis valant son poids en or, sachant que même s'il est intangible ça fait pas mal de caillasse, je pense le sujet clos.

 

Le public (sauras-tu retrouver l'auteur de cette critique?)

 

L'histoire en elle-même est le sujet qui va nous intéresser le plus, puisqu'on sort des sentiers Goscinniens et Uderziens. Le copain Astier a-t-il réussi à sonner juste ? Oui, on peut le dire tout de suite sans se farcir un faux suspens, on est bien dans une aventure d'Astérix, avec tous ses codes (les bouderies, les quiproquos, les colères, les bagarres, etc.). Même si le combat de KaijÅ« final est un poil ridicule, on est très loin d'un Schwarzenegger avec des aliens, si vous voyez qui je cible ...  On est donc devant une histoire qui tient la route et ses promesses.

 

Cela nous fait au final un animé divertissant, visiblement bien calibré pour plaire au plus grand nombre, que ce soit les plus jeunes comme les plus vindicatifs vieillards de la première heure gauloise. Quelques petits détails viennent assombrir ce tableau, principalement la voix de Clavier. Les lecteurs ancestraux de cineguns (le site des funs) ((cherche pas ça m'est sorti tout seul)) savent que je n'aime pas le bonhomme, mais là il fait tout à fait correctement son job. Le soucis vient que l'on est habitué à la voix de Roger Carel, et qu'il est vraiment, mais vraiment, difficile de s'en sortir. Le jeu de clavier est en plus beaucoup plus retenu (j'aurais jamais, mais jamais pensé écrire ça un jour) voire carrément plat par moment (ça si). L'autre détail, c'est que le film ne propose pas vraiment de surprise, c'est rigolo, sans allez aux éclats de rire non plus, c'est ludique et sympatoche, mais c'est tout. Tout est attendu et conforme aux attentes. Un peu dommage.

 

Cela étant dit, ne boudons ni notre plaisir ni notre âme d'enfant, l'ensemble reste plaisant à voir et très agréable.

 

 

 

 

Astérix et le secret de la potion magique, un film d'animation sorti en 2018, d'1h25, réalisé par Alexandre Astier et Louis Clichy, avec les voix de Christian Clavier, Guillaume BriatBernard Alane et les copains (Gérard HernandezAlexandre Astier et le papa Lionnel Astier, François MorelElie Semoun et Florence Foresti)

 

 

The Terror
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 25 janvier 2019, dernière modification le 25 janvier 2019
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Bataille navale

 

 

 

 

note5.pngAttention, cette fiche ne concerne que la saison 1 de The Terror

 

Histoire

 

Nous sommes en 1845, à l'époque où l'humanité avait encore des choses à découvrir et des raccourcis à trouver. Une expédition est montée, constituée de deux navire : le HMS Terror (hence the title de la série) et le HSM Erebus. Cette expédition, placée sous le commandement de Sir Franklin et de ses commandants en second Crozier et Fitzjames, part à la recherche du fameux passage du Nord-Ouest, supposé être un énorme gain de temps et donc d'argent dans le transport de marchandises. La joyeuse troupe part chargée de vivres pour au moins trois ans, ce qui est fort bien vu sachant que l'expédition se trouve stoppée nette par la reprise des glaces... (suspense)

 

Il était un petit navire ...

 

Opinion

 

Autant le dire dès le départ, cette série implique des forces surnaturelles issues des croyances Inuits (c'est tout de même produit par Ridley Scott). Et en dehors de ce petit détail, toute l'histoire est vraie (plus ou moins, elle est issue du roman éponyme de Dan Simmons, basé sur l'expédition Franklin). C'est le point le plus marquant, car devant les éléments déchainés, devant la dérive de certaines mentalités, on peut avoir du mal à comprendre que cela se soit vraiment passé. Sans vouloir spoiler la série, je vous invite à vous renseigner, après visionnage, sur cette fameuse expédition, dont certains des secrets ont été découverts assez récemment (c'est à dire plus de 150 ans après les faits).

 

HMS Terror et HMS Erebus, source Wikimedia

 

Cette série est composé de 10 épisodes d'environ 1h chacun, et nous plonge dès le départ dans une ambiance confinée et emprunte de malaise, propre à tout environnement purement masculin. Bien que rapidement l'espace s'ouvre, on ne quitte presque jamais cette puanteur. C'est une des forces de la série, réussir à nous plonger dans une atmosphère oppressante, collante alors que nous sommes dans les endroits les plus dégagés qu'il soit.

 

 

Une autre des forces, est la présence des acteurs. Ils réussissent réellement à donner le change et à nous plonger dans l'univers de la marine du 19ème, loin des marinières et des pipes des films des années 60 ou 80, la série s'oriente vers le plus grand réalisme possible. La vie à bord nous est ainsi présentée avec force détails. Tant au niveau de l'organisation que de la hiérarchie, nous devenons témoins rapidement des liens qui se tissent, des caractères qui s'affirment. C'est aussi ce que la série cherche à montrer, assez rapidement : l'humanité et ses multiples facettes. Ceux qui sont dans l'apparat, ceux qui sont dans la souffrance, ceux qui sont dans le mensonge. Chacun est à un moment ou un autre confronté à ses choix. On a là une des séries les plus humanistes qui soit, sans pour autant verser dans la facilité des messages.

 

Le visage des gens, quand je leur parle, dans la rue

 

Concrètement, c'est bien joué, c'est bien réalisé. Les effets spéciaux sont bluffants, d'autant qu'on sait que les acteurs n'ont pas vraiment vu de neige durant les jours de tournages. Il reste une partie un peu plus délicate, c'est le choix de l'intrigue surnaturelle.

 

TADADAM SPOILER

 

Ne lis pas ceci si tu n'as pas vu la série mais que tu souhaites la voir tout de même. Merci.

 

En effet, si les récentes découvertes sur l'expédition ont pu permettre d'apprendre les causes exactes de la perte des navires et des équipages, l'équipe de production a voulu orienter The Terror vers le surnaturel, et en fait une série fantastique. C'est un très bon choix, que je ne peux qu'approuver. En effet, une série purement historique aurait été un simple documentaire romancé, et entre toi et moi public, qui en veut ? Personne, je suis bien d'accord.

Il fallait donc ajouter un peu de sel à tout ça, et c'est au travers de traditions Inuites que cela s'est fait. Et là, je trouve au final très dommage que ce soit si superficiel. La série pourrait nous entraîner dans le folklore Inuit avec plus de détails, d'informations, voire plus de choses surnaturelles. Et non. Ca retombe comme un soufflé, on a le droit à quelques talismans, c'est presque caricatural, et une sorte d'entité spirituelle mais tangible qui en plus se permet de mourir sans qu'on sache vraiment toute la culture qui se cache derrière. Ok la série c'est sur l'expédition, mais je trouve frustrant qu'on passe à côté de nombre de clés qui auraient pu encore élever la série.

 

Les gens, après que leur ai parlé, dans la rue

 

Au final, une série très agréable à regarder, assez marquante et percutante, très bien jouée. Je la recommande chaudement (haha).

 

 

The Terror est une série en cours, dont la saison 1, datant de 2018, comprend 10 épisodes avec Jared Harris, Tobias Menzies, Paul Ready, Adam NagaitisCiarán Hinds et Nive Nielsen.

 

Fleabag
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 16 janvier 2019, dernière modification le 16 janvier 2019
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Sac de noeuds

 

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Petit résumé

 

 

Fleabag ne peut pas être résumé. Voilà. Frustrant hein ? En fait, Fleabag c'est une sorte de tranche de vie d'une jeune anglaise, peut-être dépressive du fait de la mort de sa meilleure amie, qui tente de faire son chemin dans Londres, malgré sa famille, ses relations et son manque d'argent.

 

Ok mais est-ce que c'est bien ?

 

Oui. Frustrant hein ? En fait, Fleabag, c'est une sorte d'ovni en 6 épisodes (seulement, et c'est dommage) qui provient d'un délire lors d'une soirée de stand-up. Le personnage est profondément attachant en partie de par le fait qu'il interagit avec le spectateur, via notamment des regards caméra plein de sous-entendus.

 

On est vite dans l'ambiance

 

Série remplie d'humour, parfois grinçant, Fleabag se révèle être bien plus que ça, et bien plus dramatique qu'on aurait pu le penser au début (sauf pour ceux qui savent lire une affiche ...). En bref, parce que sur une série aussi courte je ne compte pas m'éterniser, on a une histoire sympathique, des acteurs excellents, et on passe un très très bon moment. Le seul regret est le côté trop court, mais on attend avec impatience une saison 2.

 

Oui ça parle un peu de relations humaines

 

Ce poster en montre pas mal en fait

 

Fleabag est une série anglaise, de 2016, avec Phoebe Waller-Bridge.

Castlevania
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 18 décembre 2018, dernière modification le 24 janvier 2019
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Akumajō Dracula

 

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Histoire

 

Rapidement, parce que l'histoire est assez succincte : Dracula est un être démoniaque mais super sympa, qui s'éprend d'une jeune et magnifique humaine, qui d'ailleurs lui donne un fils. Sympa comme tout, Dracula s'absente souvent pour voyager et découvrir la beauté du monde et surtout les petits papillons. Pendant l'une de ses absences, sa femme se fait dézinguer par un évêque, parce que le clergé aime pas trop trop qu'on s'accoquine avec un démon, même sympa. Dracula promet alors de se venger, et pour cela il décide d'exterminer l'humanité. Sympa mais faut pas pousser.

 

Gars plutôt sympa

 

Avis éclairé d'un homme adulte dans la quarantaine

 

Castelvania, c'est un gros kif. Une histoire bien sympa, une animation bien sympa quoi qu'un peu simpliste, et un jeu de doublage au top. La série reprend la saga vidéoludique bien connue des vieillards et autre geeks, et, à côté de quelques fan service de bon usage, en fait une série très agréable à regarder.

Les personnages sont attachants, qu'ils se situent au niveau du bien comme du mal (on reste dans un manichéisme très américain - cf. plus bas) et c'est en grande partie dû aux acteurs, qui insufflent à leur personnages une sorte de mélancolie, parfois teintée d'humour noir.

 

La saison 1 était condensée, très intense en combats et se penchait assez peu sur la complexité des personnages. Elle était à mon sens bien plus palpitante que la saison 2. Cette dernière double en longueur, dans tous les sens du terme. Cependant elle permet d'appréhender un peu mieux chaque personnage, elle en introduit aussi de nombreux nouveaux, ce qui laisse à présager d'autres saisons (la 3 est sûre).

 

Quelques scènes de combat viennent émailler cette deuxième saison, mais il y en a moins, on est presque exclusivement entre vampires, avec assez peu de clergé, ce qui m'attriste car j'aimais bien voir les bigots se faire bouffer. Mais bon. On ne peut pas avoir tout ce qu'on veut. Notre troupe de comiques, Belmont, Alucard et Sypha, donne aussi l'impression de passer au second plan, laissant aux deux nouveaux humains venus, Isaac et Hector, la place pour s'installer, ainsi qu'à la badass de la saison : Carmilla.

 

Bad girl, bad girl, what you gonna do

 

Petite note sur le manichéisme. La saison 1 nous baignait dans un monde binaire, le bien d'un côté, le mal de l'autre, rien au milieu. La saison 2, avec ses trahisons, son approche plus subtile, ses nouveaux personnages, commence à laisser apercevoir une palette de gris.

 

Bref, pour conclure, la saison 1 était jouissive, et la saison 2 sonne plus comme une saison de transition vers du (on l'espère) gros fight. A regarder, voire à binger avec de quoi grignoter, c'est l'histoire d'une après-midi bien sympa.

 

 

Castlevania est une série animée dispo sur Netflix, de Warren Ellis, avec les voix (VO) de Richard Armitage, Graham McTavishEmily Swallow et James Callis.

 

PS: rends cette lecture ludique et compte le nombre de Sympa :)