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Les articles de la catégorie Cinéma
Bienvenue à Zombieland

French Kiss in Playland

 

 

 

 

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Story (not story)

 

So I've decided to write this one in english, but after 2 minutes it's already gavant alors je laisse tomber. L'histoire de Bienvenue à Zombieland se résume très simplement : dans un monde contaminé où beaucoup d'entres nous sont devenus des zombies, des personnes (4) se croisent pour former un groupe (petit du coup) et dans une sorte de road-trip survivalist finissent par se retrouver dans un parc d'attraction.

 

Review

 

Depuis Tueurs Nés, j'ai du mal à ne pas aimé les films avec Woody Harrelson. Simplement ayant eu une saturation de zombies, j'avais fait l'impasse à l'époque sur ce film, dont le succès indéniable à été la surprise de 2009. Le film se voit comme un bon divertissement, qui ne se prend pas la cervelle (pun intended) et qui nous offre 1h28 d'action, de romance (très peu, mais quand même), de massacre de zombies, de situations comiques, d'obsession culinaire pour des barres chocolatées.

 

Calumet de la paix

 

La mise en scène est tonique, rythmée et si le scénario ne fait pas preuve de grande originalité et si l'ensemble des séquences s'enchaîne sans réelle surprise, on peut difficilement bouder notre plaisir de voir des acteurs s'amuser à nous amuser. Ce rythme permet au spectateur de tenir sans aucun ennuie durant l'intégralité du film. A côté de Woody Harrelson se trouvent en covedette de charme Emma Stone, qu'on aura tous vu dans le très très crispant La La Land, autre film en Land mais tellement moins fun. Au niveau des acteurs, on ne peut pas passer à côté du second rôle fantasque en la personne de Bill Muray, qui joue Bill Muray tentant de survivre à l'invasion zombie.

 

Emma Stone dans un monde pré-apocalyptique

 

Après une scéne finale des plus dynamiques mais aussi des plus prévisibles, le film nous laisse avec le sentiment d'avoir passé un excellent moment et on se prend à espérer une suite. Ca tombe bien, elle est actuellement en tournage.

 

C Ya

 

 

Bienvenue à Zombieland est un film de 2009 qui dure 1h28, réalisé par Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Bill Muray et Amber Heard.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 11-03-2019, 10:12:52
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Astérix et le secret de la potion magique

Druidique little liars

 

 

 

 

 

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Résumé

 

Panoramix ayant chu comme un vieillard sénile et de fait s'étant brisé un membre, il doit non seulement circuler en fauteuil roulant mais également se rendre à l'évidence : il n'est pas immortel, et il va bien falloir à un moment où un autre transmettre son savoir, et notamment son secret le mieux garder, à savoir la recette de la fameuse potion magique.

Convoquant l'assemblée des druides dans la fameuse forêt des Carnutes, il est alors confronté à son passé au travers d'un ancien camarades bien revanchard, Sulfurix, qui fera tout pour s'emparer de la célèbre potion.

 

 

Oyez l'avis

 

Ce nouvel Astérix d'animation fait bien plaisir. Faisant suite au Domaine des Dieux, il est cette fois, et pour la première fois, basé sur une aventure complètement inédite, imaginée par Alexandre Astier. Le scénario nous permet donc de juger sur pièce un film totalement novateur puisqu'outre le fait que l'histoire est pondue spécifiquement pour ce film, la fameuse voix d'Astérix est aussi nouvelle, c'est Christian Clavier qui reprend les commandes, l'exceptionnel Roger Carel ayant pris sa retraite.

 

Passons rapidement sur la qualité d'animation, elle est standard, va-t-on choisir de dire, puisqu'elle est similaire à celle du domaine des dieux, et reprend les codes des films Astérix. On ne va donc pas s'étendre sur le sujet. On sait qu'on est capable de mieux techniquement, mais est-ce souhaitable et surtout concevable ? Je ne le pense pas. Mon avis valant son poids en or, sachant que même s'il est intangible ça fait pas mal de caillasse, je pense le sujet clos.

 

Le public (sauras-tu retrouver l'auteur de cette critique?)

 

L'histoire en elle-même est le sujet qui va nous intéresser le plus, puisqu'on sort des sentiers Goscinniens et Uderziens. Le copain Astier a-t-il réussi à sonner juste ? Oui, on peut le dire tout de suite sans se farcir un faux suspens, on est bien dans une aventure d'Astérix, avec tous ses codes (les bouderies, les quiproquos, les colères, les bagarres, etc.). Même si le combat de Kaijū final est un poil ridicule, on est très loin d'un Schwarzenegger avec des aliens, si vous voyez qui je cible ...  On est donc devant une histoire qui tient la route et ses promesses.

 

Cela nous fait au final un animé divertissant, visiblement bien calibré pour plaire au plus grand nombre, que ce soit les plus jeunes comme les plus vindicatifs vieillards de la première heure gauloise. Quelques petits détails viennent assombrir ce tableau, principalement la voix de Clavier. Les lecteurs ancestraux de cineguns (le site des funs) ((cherche pas ça m'est sorti tout seul)) savent que je n'aime pas le bonhomme, mais là il fait tout à fait correctement son job. Le soucis vient que l'on est habitué à la voix de Roger Carel, et qu'il est vraiment, mais vraiment, difficile de s'en sortir. Le jeu de clavier est en plus beaucoup plus retenu (j'aurais jamais, mais jamais pensé écrire ça un jour) voire carrément plat par moment (ça si). L'autre détail, c'est que le film ne propose pas vraiment de surprise, c'est rigolo, sans allez aux éclats de rire non plus, c'est ludique et sympatoche, mais c'est tout. Tout est attendu et conforme aux attentes. Un peu dommage.

 

Cela étant dit, ne boudons ni notre plaisir ni notre âme d'enfant, l'ensemble reste plaisant à voir et très agréable.

 

 

 

 

Astérix et le secret de la potion magique, un film d'animation sorti en 2018, d'1h25, réalisé par Alexandre Astier et Louis Clichy, avec les voix de Christian Clavier, Guillaume BriatBernard Alane et les copains (Gérard HernandezAlexandre Astier et le papa Lionnel Astier, François MorelElie Semoun et Florence Foresti)

 

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 08-02-2019, 08:54:56
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Barbarella

Barbarella

 

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Barbarella est un ovni dans le monde du cinéma, comme les années 1960 et 1970 savaient encore en produire. Bien loin de tous les chefs d'oeuvre actuels qui sont complètement lissés, calibrés et béta-testés, ces films étaient des projets fous de personnes qui cherchaient à faire de l'art et non pas à produire des films. Réalisé par Roger Vadim, mettant en scène sa femme Jane FondaBarbarella se veut une "ero-fiction" futuriste, remplie d'humour, de fraîcheur (pour ne pas dire de candeur), de simplicité et d'humanité, le tout dans un kitsch complet et délibérément absolu.

 

 Trailer original spoilant à peu près tout le film

Histoire

 

Barbarella est un agent de la terre en mission dans le cosmos pour assurer la paix de la galaxie, et qui s'apprête à prendre des vacances bien méritée sur Vénus. Mais voilà, le professeur Durand Durand semble avoir développer une arme, ce qui dans l'époque concernée par le film est inconcevable (nous sommes en l'an 40000). Barbarella est envoyée en mission sur Sogo pour résoudre tout ça.

 

Barbarella dans son vaisseau-moquette

Avis éclairé

 

On notera en lisant l'histoire qu'elle est simple, et peut s'étendre à l'infini. D'ailleurs, si cela sortait actuellement, ça ferait surement une série en 6 saisons de 12 épisodes, pour nous raconter les déboires de la malheureuse Barbarella en contrée sauvage. On notera qu'initialement, c'est d'ailleurs une BD en 4 volumes.

Quoi qu'il en soit, n'importe quel lecteur avisé qui fait une recherche sur n'importe quel site verra que le film est atrocement mal noté. Pourquoi ? Simplement parce que ce film est envisagé, la plupart du temps, dans un contexte qui ne lui convient pas. De plus toute la morale actuelle, un poil rétrograde il faut le concéder, le place sur l'échafaud de la bienséance (ho mon dieu, Barbarella ne serait qu'une Barbie, objet sexuel aux mains d'hommes scabreux, ce qui est un raccourci aussi idiot que totalement ignorant du film, à se demander si ceux qui disent ça l'ont vu).

Il faut situer le film en plein 1968, où on cherche à s'extirper de carcans sociétaux bien pourris (dans lesquels d'ailleurs nous sommes en train de replonger, mais c'est un autre débat). La mise en scène de Vadim cherche à titiller le spectateur, avec un érotisme qui reste de bon aloi et d'uniquement suggestif (le film est largement visible par un enfant de 10 ans), le tout saupoudré d'un humour parfois bravache et parfois décalé. On nous dit "viens délirer avec nous, viens fumer de la marie-jeanne et bouffer du lsd, viens chercher ta liberté".

 

Jane Fonda sur le tournage

Jane Fonda à la plage, donc pas sur le tournage

 

D'ailleurs, le film nous plonge dans un monde manichéen au possible, ou notre allié est un ange et où l'on combat le mal absolu. On ne peut pas faire plus binaire. Dans ce monde, Barbarella est complètement paumée, elle donne l'impression d'être toujours en décalage et son léger accent ajoute encore à ce décalage.

Alors, on peut effectivement s'arrêter au côté complètement kitsch du film, avec des murs en moumoute, des lampes à lave, et un futur basé sur du carton peint et des gens qui gémissent. Mais force est d'avouer que ça fait du bien de regarder quelque chose de non formaté, d'indigent et de délicatement subversif.

 

Roger Vadim s'occupe de tout, même de finaliser les costumes

Conclusion

 

Au final, le film est à regarder avec une réelle motivation à prendre du plaisir. Ouvrez une bonne bouteille, pour les plus chanceux un sac d'herbe qui fait rire, et plongez-vous dans ce capharnaüm total où Barbarella, telle une Alice adulte (cf. plus bas Barbaralice de Gotlib), traverse ses épreuves comme on traverse la vie. Ce n'est vraiment pas un chef d'oeuvre, mais simplement un film qui, sans chercher à être une oeuvre fondamentale, a réussi au fil des ans à s'accaparer le statut de film culte. Une mention spéciale pour les costumes de Paco Rabanne qui viennent agrémenter avec classe le film.

 

©Gotlib

 

 

Barbarella est un film de Roger Vadim, avec Jane Fonda, Anita Pallenberg, John Phillip Law, réalisé en 1968 et d'une durée de 1h38.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-12-2018, 07:48:38
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You Get Me

You Get Me

 

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You Get me est une sorte de teen drama thriller qui se laisse regarder avec plaisir sans pour autant péter 3 ailes à un pigeon. Le plot est relativement simple, comme en fait la plupart des films de nos jours, dont je pense que les scénaristes ont soit pour mission d'aller à l'essentiel pour laisser le réalisateur s'éclater, soit ils n'ont pas compris qu'on pouvait faire défiler le texte à l'écran et se contentent de rédiger leur scénario sur la portion d'écran visible.

 

 

Plot

 

L'histoire se résume donc assez simplement, Tyler, jeune homme bien de sa personne, se fritte avec sa copine Alison. Comme tout homme qui se respecte, il ne se laisse pas une nuit à cogiter, mais tombe illico dans les bras d'une autre jeune fille Holly. Cette dernière l'emmène faire un tour dans sa benz benz benz mais surtout dans sa house house house, superbe, gigantesque, qui inciterai n'importe quel moine à se lancer à l'assaut de n'importe quelle pucelle. Holly raconte qu'elle est simplement gardienne de la maison, mais chut... ce n'est pas tout à fait exact.

Le jour d'après, tranquille et détendu du gland, Tyler se dit que tout de même, c'était bien sympa ce plan cul, mais que maintenant il a du taf, notamment récupérer sa donzelle.

C'est mignon, mais Holly ne l'entend pas ainsi. Cette frêle et gracile jeune fille s'avère en réalité être plutôt dangereuse.

 

Tyler, cerné par sa douce et sa rugueuse, avec une tierce personne derrière

 

Critique ou plutôt avis

 

Oui car on ne vas pas critiquer un film comme ça, dont le propos est simplement de divertir pendant 1:29 (ils ont loupé la minute nécessaire au format classique réglementaire). On a un casting avec que des gens esthétiquement bankables, qui joue d'une façon complètement neutre. On peut tout de même donner deux mentions particulières : la première à Bella Thorne, qui parvient à sortir son épingle du jeu en proposant une fille bien tapée, dont on peut se poser la question d'une schizophrénie ou d'une bipolarité. Bref, c'est assez nuancé, c'est pas mal. Et la deuxième à Taylor John Smith, donc la platitude du jeu n'a d'égale que celle du ventre de ses copines du film.

 

Pot de miel

 

Puisqu'on en est à parler des acteurs, notons un scandale du film, la totale sous exploitation d'Anna Akana. Les preuves en fin de section d'avis éclairé. Car oui nous en étions là, souviens-toi lecteur, sauf si tu t'es arrêté à l'image qui bouge juste au dessus, que j'étais en train de t'expliquer qu'on ne pouvait rien dire sur ce genre de film. C'est propre, beaucoup trop, c'est fade, beaucoup trop, mais ça fait son rôle, c'est à dire ça divertit. J'aurais pour ma part aimé un peu plus de tension, de sursaut, de surprise, de violence, de sexe, de .. bref, de tout ce qui fait un bon film, mais qui devient actuellement de plus en plus rare, les films étant formatté pour des plateformes de streaming (c'est le cas de ce film, produit par et pour Netflix) qui se doivent de faire des films qui plaisent au plus grand nombre, en particulier au plus grand nombre d'américains. Donc exit tout ce qui pourrait être dérangeant, subversif. N'oublions pas qu'un simple téton fait frémir d'angoisse le premier américain venu, ce n'est donc pas étonnant qu'on se retrouve avec ça. Dommage.

 

Preuves

 

Conclusions

 

Un petit film qui se laisse regarder, plutôt long par moment, mais qui pourra éventuellement faire la blague lors d'une soirée bière et pop-corn entre potes.

 

 

You get me est un film de Brent Bonacorso réalisé en 2017, avec Bella ThorneHalston Sage et Taylor John Smith.

 

Souviens-toi, si tu as aimé ou trouvé cette critique utile, tu peux faire un don pour que l'auteur mange des choses réconfortantes qui le rendront moins méchant.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 27-11-2018, 13:27:49
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Pas un bruit

Hush Hush

 

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Pas un bruit est un petit thriller divertissant qui se conforme aux codes du genre. Huis clos dans une baraque perdue au fond des bois, dont l'occupante est sourde et muette ce film se laisse regarder voire apprécier principalement de par la performance de son actrice principale Kate Siegel, co-scénariste également.

 

 

Résumé détaillé pour meubler

 

Comme je n'ai pas grand chose à dire sur le déroulé de ce film d'une petite heure trente, je vous balance un résumé détaillé. Maddie Young est écrivaine, sourde et muette suite à une méningite contractée à l'âge de 13 ans, elle s'est retirée dans les bois parce que la ville était assourdissante. Oui bon. Sa voisine vient lui rendre visite, ce qui nous laisse comprendre déjà plusieurs choses : a) elle n'est pas si isolée que ça et b) sa voisine fournira l'expandable nécessaire à situer l'action. Le soir venu, Maddie range un peu sa cuisine, ce qui est, on ne le dira jamais assez, une activité de gens qui cherchent la merde. Fatalement, sa voisine arrive sur sa baie vitrée comme un insecte sur mon pare-brise. Maddie étant sourde, elle n'entend pas le désespoir de sa voisine qui se meure, tout d'abord attaquée au carreau d'arbalète puis poignardé quelques fois pour parachever le taf. Le meurtrier de la voisine se rend alors compte que la maison sur laquelle il est tombé a pour occupante sa future victime.

Car oui ami lecteur, si la voisine ne s'était pas précipitée comme une débile chez notre copine sourde et muette, rien de tout cela ne se serait passé. Comme quoi les voisins, c'est une plaie.

S'ensuit alors un jeu de chasse haletant entre le meurtrier et sa proie facile.

 

Quand ton livreur de pizza livre à Halloween

 

Avis moins détaillé parce que ma montre fait du bruit quand je tape et que ça m'agace

 

J'ai volontairement exagéré le côté haletant dans mon résumé, parce qu'en réalité on est sur un petit thriller tellement codifié que tout, absolument tout,se devine mille ans à l'avance. On est dans l'attente de ce qui va se dérouler et soyons honnête, on n'est jamais déçu. Le côté positif c'est cette absence de déception, car c'est bien réalisé, très propre, tout se met en place comme il faut (tel accessoire qu'on avait vu tomber de façon pas du tout anodine au début du film se révèle fondamental, etc.). De l'autre côté, c'est un peu dommage car jamais on ne sursaute et jamais on ne ressent la même tension, ce qui pour un thriller est selon moi un constat d'échec, d'où ma note pas super élevée.

 

Victime

 

Au final, ça se regarde, ne boudons pas non plus notre plaisir des petits films bien fait, mais j'aurais souhaité vibrer un peu plus, voire m'accrocher à mon coussin.

 

Bisous

 

Pas un bruit est un film de Mike Flanagan réalisé en 2016, avec Kate Siegel et John Gallagher Jr.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 26-10-2018, 08:20:44
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The Babysitter

Maman, j'ai râté l'avion de chasse

 

Tout d'abord, le verdict !

 

 

 

Voilà, c'est dit.

 

L'affiche qui spoile tout, même avec son logo...

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin, The Babysitter, c'est un film horrificomique, du genre un peu Scream, c'est à dire qu'on prend les codes du genre "horreur" un peu bidons, pour ne pas dire complètement clichés, puis on saupoudre d'humour pour bien faire rire et retirer toute tension, ce qui nous donne un film agréable à regarder, divertissant et totalement oubliable.

 

Trailer

 

Plot : (qu'on peut appeler aussi scénario dans le cas présent, car il doit pas être bien plus long) Cole (Judah Lewis) est un jeune garçon de 12 ans qui souffre de phobies, ce qui, dans l'amérique actuelle, est synonyme de sous-merde bonne à être hué si ce n'est tué. Honte à lui, on est sûr qu'il ne serait même pas capable de tuer à main nu un ours brun et pourtant les ours, ils cherchent la merde. Ce garçon est un des derniers à avoir encore une babysitter, Bee (Samara Weaving) qui s'avère être une jeune femme bien sous tous rapports. Sauf qu'au final les choses sont un peu plus compliquées, et Cole va devoir se trouver un courage tout neuf pour mettre en déroute sa babysitter de rêve qui est en fait un cauchemar. Ceci n'est pas un spoil, c'est la punchline de l'affiche ...

 

C'est la salsa du démon

 

Réglons tout de suite l'aspect technique, c'est propre, c'est net, c'est fun. Voilà c'est réglé, il n'y aura d'Oscar pour personne. Le film est porté par un bon rythme et des acteurs sympas, ce qui nous fait passer un bon moment. Bien ajusté, le film fait dans les 1h20 ce qui est un excellent format, plus long on se serait lassé.

 

Babysitter babysittant sur une plage

 

Ce film n'est pas sans nous rappeler Maman j'ai râté l'avion, avec un enfant qui met en place quelques pièges pour s'en sortir. La légère différence ici, c'est qu'on gère quelques hectolitres de sang, un poil de barbarie, et qu'on a la chance qu'il n'hurle pas comme un chio qu'on aurait envie d'euthanasier.

 

On notera quelques seconds couteaux (pun intended) de marque, comme Bella Thorne ou Hana Mae Lee, qui viennent faire les pitres pour notre plaisir mais surtout le leur.

 

Bella Thorne et monsieur propre jeune, à l'époque des cheveux

 

Bref, si on a rien de mieux à faire, ce film se laisse regarder avec plaisir. Il n'a aucune prétention et c'est une qualité.

 

Bisous

 

Babysitter babysittant sur un parquet

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 25-10-2018, 16:21:46
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I spit on your graveS

On notera que j'ai mis un S au titre du film. Pourquoi ? Simplement parce qu'il ne s'agit pas d'une critique du film de 2010, ni une critique du film de 1978, mais plutôt une sorte d'étude comparative entre les deux qui cherche à montrer qu'on vit dans un monde de merde et que d'mon temps s'té mieux avant.

 

 

Déjà petit préliminaire, la note du film de 1978

 

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Et maintenant la note du film de 2010

 

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Wow, la même note, alors que se passe-t-il ? Simple, nous avons dans les deux cas un film tout à fait regardable, qui ne pète pas trois guiboles à un canard.

 

L'histoire

 

Jennifer est une jeune écrivaine qui cherche à louer un gîte tout mignon pour y trouver calme et inspiration. Croisant la route d'une poignée de rednecks (*jette un oeil du côté de Délivrance*) elle a le malheur de se faire violer. Plusieurs fois. Et comme c'est pas très joli joli tout ça, les violeurs décident d'en finir parce que pas de corps = pas de crime, c'est connu.

 

On sent la provocation

 

Oui l'histoire est la même pour les deux films, il y a cependant quelques variantes qui justifient justement cet article.

 

Ce qui justifie cet article (qu'on se le dise)

 

Attention, ça va spoiler. Le film de 1978, judicieusement intitulé "Oeil pour Oeil" (parce qu'on ne crache pas sur les tombes si on n'est pas Sullivan) est un film classique du genre "Rape and revenge". Alors pour les néophytes, oui il s'agit d'un genre à part entière, qui a notamment inspiré Kill Bill (pour ne citer que lui mais bon, y'en a un paquet.

 

Réalisé par Meir Zarchi avec Camille Keaton en vedette déterminée à laver son honneur, le film de 1978 nous dépeint la même ruralité pourrie de l'amérique des années 70, comme on a pu la croiser dans Délivrance (re) ou même dans Rambo quand le pauvre se fait conspuer par les méchants rednecks. Bref, c'est gai et le film rend bien cette ambiance, sans être plombé par la gravité de la situation. Ce qui est parfaitement normal, puisque ce n'est pas grave d'aller écrire dans un gite. C'est même agréable.

 

S'ensuivent les viols, et là c'est moins agréable. Filmé avec un certain réalisme et une réelle violence, qui apparentent le film à un snuff, le film nous montre surtout comme les choses peuvent vite basculer, entre une jeune femme qui n'a rien demandé à personne et un groupe d'hommes sous testostérone qui s'emmerde.

 

Suite à cette séquence, va commencer le fameux "revenge", et c'est un peu le truc qu'on attend. Et là on découvre ce que la jeune femme découvre elle-même : des mecs un peu paumés mais normaux, du style à avoir une famille, à aimer leurs gosses, et qui, individuellement, n'acceptent pas ce qu'ils ont fait et rejette là faute sur "le fameux copain, c'était son idée".

 

La bonne nouvelle c'est que leurs explications vaseuses n'ont aucun effet sur la frêle et délicate jeune victime, qui nous montre comment réagir quand on est emmerdé par une troupe de dalleux.

 

La qualité du film de 1978 réside dans la force du personnage, l'authenticité des actes (que ce soit les viols ou la vengeaison de copine), le rythme donné à l'ensemble. Après ça reste un film de genre, donc super télégraphié et on s'emmerde un peu, d'où la note moyenne.

 

 avant / après

 

Maintenant, abordons le film de 2010. Réalisé par Monroe, avec Sarah Butler. L'histoire est la même, sauf que cette fois la police y est mêlée. Message politique ? On s'en fout, le film aussi. On a plutôt l'impression d'une surenchère du nombre. Pourquoi faire ? Simplement parce que là, si on est dans le même film, on est plus à la même époque. Les Saw sont passés par là.

 

twa saw? sté des mous à côté de ce que je vais te faire

 

Oui, la partie vengeance est déplorable. C'est gore, c'est marrant, mais c'est quand même complètement con. Là où Jennifer78 tuait d'une façon crédible (un coup de hache dans la tête, c'est crédible), Jennifer10 elle arrive à soulever un homme de 90 kg avec ses mimines pour l'épingler sur un système très sophistiqué afin de le laisser crever lentement fondu dans la soude. Oui tu as bien lu, Mr T est passé par là pour la bricole, ou alors elle a passé beaucoup de temps en colonie à construire des pièges.

 

Qu'on ne se méprenne pas, je ne dénigre pas la force de la fille, après tout elle doit être super énervée, mais les éliminations sont une succession de séquences un peu gore, et qui n'offrent donc aucune crédibilité.

Par ailleurs, dans le film de 1978, il y avait un discours intéressant, l'un des violeurs indique que, s'ils ont fait ça, c'est qu'ils n'ont fait que suivre les signaux que la fille envoyait (genre le gros néon accroché dans son dos "violez-moi"). Ce genre de petite phrase tentait déjà à l'époque de signaler une culture du viol, et la très fameuse défense classique des violeurs : "en fait elle le voulait". En ce sens, le film a plus d'intérêt.

Dans le film de 2010, queud. Pourtant cette culture du viol est toujours présente, suffit d'ouvrir un papier pour s'en rendre compte. Alors pourquoi ne pas profiter d'un film de ce genre pour justement aborder (même légèrement hein, je sais qu'on est pas dans un pamphlet non plus) le sujet ? Déjà ça aurait donner un peu plus de saveur au film. Là en toute sincérité on a l'impression que le viol n'est qu'un prétexte, genre c'est pas important, ce qui l'est c'est qu'elle dézingue les mecs.

 

"much"

 

Bref, je colle la même note parce que le jeu de Sarah Butler est très impressionnant. Le film est assez bien filmé et il ne pêche que par ce léger excès de gore qui dessert son propos

 

J'ai rien compris pourquoi tu racontes ça

 

Oui, ça s'appelle un rambling c'est donc normal. Le but de cet article et donc le ...

TL:DR; est qu'on a deux films identiques, l'un étant le remake de l'autre, et que notre époque est bel et bien foutue car elle s'attache à la forme (violente, vide de sens) plutôt qu'au fond (renforcer notre prise de conscience sur le viol).

Voilà, ça fait du bien de râler contre notre époque. Pour l'histoire, notez que la version 2010 a bénéficié (peut-on dire ça ...) de 2 suites.

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-08-2016, 13:17:58
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Hunger Games, le film.

Il était une fois un film assez génial qui s'appelait Battle Royale, et dans lequel des jeunes gens étaient envoyés s'entre-tuer sur une île. J'ai souvent dit que la menace d'une telle épreuve, si elle existait, nous apporterait son lot de tranquillité rapport à ce que de nos jours ma bonne dame il n'y a plus de jeunesse.

 

 

 

Et puis vint une trilogie littéraire, bref 3 livres, s'appelant Hunger Games, aka les jeux de la faim (à ne pas confondre avec les jeux de la fin, même si pour le coup, ça colle). Devant le succès considérable de cette trilogie, dont je ne vais pas parler aujourd'hui, nos potes les requins des bois saints se sont dit "on va se faire de la maille en transformant ce bouquin en bon gros film".

 

Je ne vais pas parler des 3 livres, mais je vais forcément parler du tome 1, puisqu'après tout c'est lui qui est transposé au cinéma dans ce premier volet nous détaillant la destiné de jeunes gens qu'on envoie se battre à mort dans une arène (ça ne vous rappelle rien ? si ? c'est normal, mais selon l'auteur Suzanne Collins, c'est purement fortuit, la fortuité™ étant notre meilleure amie.

 

Allez, la note !

 

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Bref, pour poser rapidement le scénario, une sorte de guerre cataclysmique a anéanti la terre et tout ce petit monde s'est réorganisé. Par la terre, on comprendre les Etats-Unis puisqu'on sait tous qu'en dehors de ces frontières, il n'y a rien que l'eau qui tombe dans le vide de l'espace, d'ailleurs le pays est le centre de la terre qui elle-même n'a été créée par Dieu qu'il y a 6000 ans à peine.

Nous avons donc une capitale qui s'appelle Capitole (parce que l'appeler Capitale ça aurait trop fait l'auteur qui se casse pas trop la tête), et puis des districts, sorte de régions dont chacune est productrice de quelque chose (charbon, bois, café, esclaves sexuelles...).

Afin de ne pas retomber dans la guerre abjecte, le capitole impose que chaque année se déroulent les jeux de la faim : un garçon et une fille, âgés entre 12 et 18 ans, sont péchos au hasard et envoyés se faire trucider.

 

 

Voila la trame, du moins du tome 1.

Qu'on ne se méprenne pas, c'est de la littérature pour ado soi-disant, moi je trouve que c'est plutôt jeune adulte, c'est en effet assez violent, y compris dans les concepts. Cependant toute littérature pour ado que ce soit, la trilogie se lit bien, est très agréable, voire prenante. En clair, j'ai bien apprécié ces livres.

 

 

 

Le film quant à lui, peut être vu dans deux conditions possibles : soit la condition A) on n'a pas lu le livre, on découvre alors le film, soit la condition B) on a lu le -les- livre(s) et dans ce cas on est en terrain conquis.

 

La bonne nouvelle, c'est que quelle que soit la condition, on est déçu.

 

 

En effet, soit on n'a pas lu le livre, et alors on est plongé dans un univers assez dense, dans lequel on ne comprendra rien ou presque des relations entre les personnes, des situations (par exemple, est-ce vraiment explicite que le district 12 crève la dalle ?), sentiment aggravé par des raccourcis hallucinant pris par la production. Soit on a lu le livre et on est forcément déçu de la façon dont sont traités certains passages, et déçu également par Jennifer Lawrence, qui a simplement 20 kilo de trop.

 

 

Je ne suis pas en train de faire l'apologie de l'anorexie, mais dans le contexte, Katniss (la fille du feu) est supposée crever littéralement de faim, chasser deux trois bestioles de temps en temps pour tenter de survivre tout en passant des périodes entières sans bouffer, elle est maigrelette au possible. Elle n'est pas supposée avoir le teint rose et la joue rebondie.

 

Pour le reste, le film est assez fidèle dans l'ensemble, un peu moins brut que le livre et c'est dommage. La réalisation est merdique et la caméra donne la gerbe, en particulier au début du film. On ne sait pas trop pourquoi ce parti pris de coller un parkinsonien à la cam', mais bon, c'est certainement stylé dans un monde parallèle.

 

Au final, ce film se laisse voir, il est assez divertissant, il ne pose pas assez les jalons propres à l'univers et à l'ambiance du livre. Les acteurs sont pas très bons et peu crédibles, le tout rend l'ensemble trop "propret" par rapport à ce qu'on est en droit d'en attendre. La longueur du film aurait pu laisser penser que l'essentiel y était, mais en fait le film souffre d'un gros problème de rythme, c'est tout.

 

 

The Hunger Games (2012), un film de Gary Ross, avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson.

 

C Ya

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-06-2015, 07:50:54
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Lemming

Lemmings c'est avant tout un jeu, un vrai jeu comme on en fait plus, j'ai envie de dire du haut de mes presque 40 ans qui font de moi un ancêtre, mais un geek, mais un ancêtre. Un jeu fantastique où nos pulsions de dictateurs sont satisfaites puisqu'on nous donne une troupe de bestioles, les lemmings, et on doit en sacrifier un paquet pour en sauver un nombre minimum (toute coïncidence avec un régime communiste n'est pas fortuite).

 

 

Mais là, si on regarde bien, on n'a pas de S à la fin, il ne s'agit donc pas d'une troupe de rongeurs débiles, mais bien d'un seul. Avant de passer au reste, réglons la formalité de la note de LEMMING (tada)

 

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voilà c'est dit, c'est très moyen, moyen moins. Déjà, le film tente de nous mettre en tension, assez rapidement, et de créer une atmosphère oppressante, où le malaise transpire et où le ciel poudroie. Rayez la mention inutile. Si vous avez tout rayé, c'est bon, vous avez déjà vu le film.

 

 

 

En effet, le gros soucis c'est que le rythme pète tout. On s'embête lourdement, c'est pénible, et ça fait s'évaporer le malaise qu'on eu du mal à transpirer. On pourra noter que même les acteurs semblent s'ennuyer, c'est dire. Charlotte Gainsbourg est celle qui tire le mieux son épingle du jeu, mais franchement ça ne vole pas bien haut.

Les situations sont juste une succession de pénibilité (je devrais d'ailleurs me renseigner pour savoir si le fait d'avoir vu ce film ne peut pas me justifier d'un avancement de ma retraite). On tourne autour de cette histoire de lemming et on se prend à songer à quel point Ozon avait tapé juste avec son rongeur dans Sitcom, un vrai bon film.

D'ailleurs pour passer le temps ....

 

 

Si le réalisateur est le premier lemmings qui tombe dans ce niveau, promettez moi de ne pas le faire passer dans les IN.

Bref, j'ai tout de même pas non plus tout détesté, encore une fois, quelques scènes sauvent le film du navet total, et l'intensité donnée par Charlotte Gainsbourg à son personnage porte pas mal l'ensemble.

 

Au final, ça reste quand même à éviter si possible.

 

Lemming (2005), un film de Dominik Moll (qui m'avait déjà saoulé avec Harry ...), avec Laurent LucasCharlotte Gainsbourg et Charlotte Rampling.

 

C Ya

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-06-2015, 07:45:55
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L'Histoire de Richard O.

Voilà un film comme on les aime : le titre, l'affiche, la sélection à Venise, tout laisse présager d'un petit bijou de cinéma d'auteur indépendant français comme on adore, apportant sa pierre à l'édifice du savoir au travers d'une réflexion philosophique de haut vol et hautement indispensable.

 

 

En plus y'a Mathieu Amalric dedans, icone du cinéma contemporain, acteur engagé, torturé, incarné. Bref, ça ne peut être que du tout bon. Le cul sur l'affiche nous le confirme. Allez, la note avant de passer au reste ...

 

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Et oui, c'est à chier. Mais attention, vraiment. Pas le genre de film qui se rate pour pas grand chose, ou qui aurait pu être sauvé par quelque chose, ou .. bref, non, aucune excuse pour ce navet d'une débilité tellement affligeante qu'elle en devient nauséabonde.

 

 

Oui c'est le point le plus embêtant. On s'emmerde sec. Le film nous plonge dans les méandres érotico-mégalomaniaques d'un réalisateur barré. Le titre nous prévenait bien que l'on aurait une part d'érotisme (l'allusion à Histoire d'O) mais que ça servirait de prétexte à la paire Odoul/Almaric pour s'enquiller des filles les unes après les autres, sans tenant ni aboutissant, non. On a l'impression naïve que les mecs se sont dit, autour d'une bière, "tiens, si on se faisait un pr0n, ca serait-y pas fendard ?".

Oui mais il faut intellectualiser tout ça parce que sinon, c'est trop visible.

 

 

On a donc une sorte d'histoire sans queue (enfin si...) ni tête, où Almaric interprétant de façon calamiteuse un Richard en quête de filles pour son prochain film, et aidé par une sorte de mentor, grand escogriffe qui chope n'importe quelle fille dans la rue, comme ça, paf. 13 femmes plus tard, le film s'achève et notre souffrance également. Le film dure à peine plus qu'un moyen-métrage et pourtant on a l'impression d'avoir subi des heures de torture. Le blabla qui n'a pas de sens, qui se trouve placé là pour rallonger la durée, est entrecoupé de scène dont le côté cru est manifestement volontaire, peut-être pour nous exalter le message insignifiant de ce nanard.

 

Quoi qu'il en soit, ce film est à éviter. Rarement on a eu autant l'impression de perdre son temps.

 

L'Histoire de Richard O. (2007), un pseudo-film complètement loupé de Damien Odoul, avec Mathieu Amalric et Stéphane Terpereau puis un tas de figurantes.

 

 

C Ya

 

Dans la catégorie Cinéma par Guns, modifié le 10-06-2015, 07:44:33
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