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Les articles de la catégorie Cinéma (annuler)
Lemming
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 21 février 2014, dernière modification le 10 juin 2015
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Lemmings c'est avant tout un jeu, un vrai jeu comme on en fait plus, j'ai envie de dire du haut de mes presque 40 ans qui font de moi un ancêtre, mais un geek, mais un ancêtre. Un jeu fantastique où nos pulsions de dictateurs sont satisfaites puisqu'on nous donne une troupe de bestioles, les lemmings, et on doit en sacrifier un paquet pour en sauver un nombre minimum (toute coïncidence avec un régime communiste n'est pas fortuite).

 

 

Mais là, si on regarde bien, on n'a pas de S à la fin, il ne s'agit donc pas d'une troupe de rongeurs débiles, mais bien d'un seul. Avant de passer au reste, réglons la formalité de la note de LEMMING (tada)

 

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voilà c'est dit, c'est très moyen, moyen moins. Déjà, le film tente de nous mettre en tension, assez rapidement, et de créer une atmosphère oppressante, où le malaise transpire et où le ciel poudroie. Rayez la mention inutile. Si vous avez tout rayé, c'est bon, vous avez déjà vu le film.

 

 

 

En effet, le gros soucis c'est que le rythme pète tout. On s'embête lourdement, c'est pénible, et ça fait s'évaporer le malaise qu'on eu du mal à transpirer. On pourra noter que même les acteurs semblent s'ennuyer, c'est dire. Charlotte Gainsbourg est celle qui tire le mieux son épingle du jeu, mais franchement ça ne vole pas bien haut.

Les situations sont juste une succession de pénibilité (je devrais d'ailleurs me renseigner pour savoir si le fait d'avoir vu ce film ne peut pas me justifier d'un avancement de ma retraite). On tourne autour de cette histoire de lemming et on se prend à songer à quel point Ozon avait tapé juste avec son rongeur dans Sitcom, un vrai bon film.

D'ailleurs pour passer le temps ....

 

 

Si le réalisateur est le premier lemmings qui tombe dans ce niveau, promettez moi de ne pas le faire passer dans les IN.

Bref, j'ai tout de même pas non plus tout détesté, encore une fois, quelques scènes sauvent le film du navet total, et l'intensité donnée par Charlotte Gainsbourg à son personnage porte pas mal l'ensemble.

 

Au final, ça reste quand même à éviter si possible.

 

Lemming (2005), un film de Dominik Moll (qui m'avait déjà saoulé avec Harry ...), avec Laurent LucasCharlotte Gainsbourg et Charlotte Rampling.

 

C Ya

L'Histoire de Richard O.
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 11 février 2014, dernière modification le 10 juin 2015
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Voilà un film comme on les aime : le titre, l'affiche, la sélection à Venise, tout laisse présager d'un petit bijou de cinéma d'auteur indépendant français comme on adore, apportant sa pierre à l'édifice du savoir au travers d'une réflexion philosophique de haut vol et hautement indispensable.

 

 

En plus y'a Mathieu Amalric dedans, icone du cinéma contemporain, acteur engagé, torturé, incarné. Bref, ça ne peut être que du tout bon. Le cul sur l'affiche nous le confirme. Allez, la note avant de passer au reste ...

 

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Et oui, c'est à chier. Mais attention, vraiment. Pas le genre de film qui se rate pour pas grand chose, ou qui aurait pu être sauvé par quelque chose, ou .. bref, non, aucune excuse pour ce navet d'une débilité tellement affligeante qu'elle en devient nauséabonde.

 

 

Oui c'est le point le plus embêtant. On s'emmerde sec. Le film nous plonge dans les méandres érotico-mégalomaniaques d'un réalisateur barré. Le titre nous prévenait bien que l'on aurait une part d'érotisme (l'allusion à Histoire d'O) mais que ça servirait de prétexte à la paire Odoul/Almaric pour s'enquiller des filles les unes après les autres, sans tenant ni aboutissant, non. On a l'impression naïve que les mecs se sont dit, autour d'une bière, "tiens, si on se faisait un pr0n, ca serait-y pas fendard ?".

Oui mais il faut intellectualiser tout ça parce que sinon, c'est trop visible.

 

 

On a donc une sorte d'histoire sans queue (enfin si...) ni tête, où Almaric interprétant de façon calamiteuse un Richard en quête de filles pour son prochain film, et aidé par une sorte de mentor, grand escogriffe qui chope n'importe quelle fille dans la rue, comme ça, paf. 13 femmes plus tard, le film s'achève et notre souffrance également. Le film dure à peine plus qu'un moyen-métrage et pourtant on a l'impression d'avoir subi des heures de torture. Le blabla qui n'a pas de sens, qui se trouve placé là pour rallonger la durée, est entrecoupé de scène dont le côté cru est manifestement volontaire, peut-être pour nous exalter le message insignifiant de ce nanard.

 

Quoi qu'il en soit, ce film est à éviter. Rarement on a eu autant l'impression de perdre son temps.

 

L'Histoire de Richard O. (2007), un pseudo-film complètement loupé de Damien Odoul, avec Mathieu Amalric et Stéphane Terpereau puis un tas de figurantes.

 

 

C Ya

 

Shrooms, le film où on baille
Dans la catégorie Cinéma, publié par Guns le 05 février 2014, dernière modification le 10 juin 2015
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Shrooms, le film qui possède comme punch line "get ready to get wasted", qu'on pourrait traduire de plein de manière sympa, mais en fait on peut légitimement penser que c'est notre temps qu'on doit s'apprêter à perdre. Sans plus de suspense, et avant de dire tout le bien que je pense de ce film, on abrège la séquence notation.

 

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Voilà, c'est dit. Ce film est mauvais. En fait, depuis Blair Witch Project, qui m'avait vraiment fait plaisir, je me méfie des histoires en forêt avec des jeunes et des trucs maléfiques. Parce que c'est flippant. Et franchement, ça tombe bien, pour un film qui se prétend être flippant (la grosse tête de mort sur l'affiche est là pour nous en convaincre).

 

 

 

Plaçons un peu le plot du film : des djeunz, dont des jeunes filles élevées en internat catholique, veulent venir en europe se défoncer la tronche. La drogue c'est mal, voyez, mais bon, c'est des jeunes, ils veulent se défoncer, on ne va pas non plus jouer les flics dès le début du film. Non par contre, quand on est un jeune et qu'on veut se défoncer en europe, on va à Amsterdam. C'est tout.

Non, là, les jeunes vont se taper des champis dans le fin fond du trou du cul d'une forêt irlandaise. Oui je sais, vous vous dites qu'ils vont surement crever, mais que ça sera bien fait pour eux, parce que franchement, Amsterdam quoi.

 

 

Bref, nos quatre jeunes se retrouvent dans la foret, et après avoir rencontré deux autochtones (comprendre, les mêmes que dans délivrance, mais en plus consanguins encore) décide que ça serait bien pour leur trip de se confisquer eux-mêmes leurs téléphones portables (car il y a beaucoup d'antennes relais dans les foret irlandaises). On sent que les momes cherchent quand même bien à tous mourir.

 

Après un petit trip genre "on se raconte une histoire vraie qui fait bien peur et qui, ô coïncidence, s'est passée dans la bâtisse abandonnée qui se trouve à 400 mètres de là où on campe", tout le monde part se coucher. Le premier d'entre eux va alors mourir. Tada. On s'en doutait pas, mais en même temps le film dure 1h30 environ et on a un planning à respecter.

 

 

C'est l'hécatombe qui commence, la sent bien le côté surnaturel, avec des gros trips... sauf qu'en fait, les jeunes sont sous champis, donc on se doute très rapidement que le côté surnaturel est inexistant, d'autant que le spectateur attentif aura rapidement percuté l'intérêt de prologue (surtout que le prologue, on ne dormait encore complètement).

 

 

On se demande bien qui, en fait, serait le coupable de toutes ces atrocités, vraiment alors ça, quelle question on se pose presque de bout en bout. Surtout que de nombreuses fausses pistes sont à explorer.

Bref, le film est nul, on s'emmerde comme peu possible, les acteurs sont éprouvants d'amateurisme, on ne frémit à aucun moment (sauf après les bâillements mais ça c'est normal). L'éclairagiste a du être exécutée dès le début du tournage, vu que tout se passe dans le noir (ami réalisateur, si tu veux faire peur, le sombre c'est bien, mais si on ne voit rien, jamais, ben on peut pas avoir peur...).

 

 

Le seul point positif reste la vache. Oui je sais, là vous vous dites que ca n'a ni queue ni tête que je sorte ça maintenant, mais pourtant, ce fût le seul point positif du film.

 

 

La question ne se pose même pas pour ce film.

 

Shrooms (2007), un film pourri de Paddy Breathnach, avec Lindsey Haun, Jack Huston, Alice Greczyn (lurker ?), Maya Hazen (aussi ?)...

 

C Ya