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Les articles de la catégorie Séries (annuler)
Fleabag #2
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 04 juin 2019, dernière modification le 04 juin 2019
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Sac de Noeud version 2.0

 

 

6 étoiles

Notez que cet article parle de Fleabag, saison 2, pour l'article sur Fleabag, saison 1, c'est par ici

Histoire

 

Nous retrouvons Fleabag quelques temps après ses déboires amicaux, sentimentaux et familiaux. Son café marche plutôt bien, elle n'est plus fauchée comme un champ de blé à la moisson, et grande nouvelle, son père va épouser sa belle-mère, la marâtre artiste qui hérisse le poil de tout le monde. Fleabag fait alors la rencontre du prêtre qui va s'occuper de la cérémonie.

Critique

 

Fleabag est une série que j'avais trouvé vraiment bien, du genre qui file le smile, tout en étant très très loin d'être superficielle. Pour la saison 2, qui vient 3 ans après la sortie de la première, on ne savait pas trop à quoi s'attendre, et une certaine appréhension pouvait poindre. Quand on démarre aussi bien, on s'enfonce souvent.

 

Petit regard en coin à l'adresse du spectateur

Brisons-là le suspense, qui n'en est pas vraiment un si t'as vu la note en début d'article, le pari est réussi. La saison 2 est excellente. Légèrement (hahem) moins tragique que la saison 1, elle va permettre d'aborder la complexité des personnages secondaires, à commencer par la famille, au travers de la relation de Fleabag avec son père. Aussi avec sa soeur Claire, dont le couple commence fortement à péricliter, et qui, toujours dans la rigidité cadavérique qui sied à une femme forte, anglaise et impassible, commence à donner du mou et montrer des signes d'humanité.

 Alerte, quelques spoilers à suivre.

L'humanité est bien le maître mot de Fleabag, on navigue dans des eaux troubles, un coup en haut, un coup au creux de la vague, Fleabag nous renvoie à chaque moment à des instants de notre vie, réelle ou fantasmée. Cette humanité est ici confrontée à quelque chose de plus grand, puisqu'au divin. En effet dans cette saison, Fleabag tombe amoureuse. Il ne s'agit pas d'un coup d'un soir, mais elle tombe vraiment amoureuse, et comme il s'agit du prêtre, forcément, cela créé une tension dramatique qui touche à la grâce : le prêtre va devoir choisir entre elle et Dieu. Rien que ça.

Je ne vous ferais pas l'affront de vous éclairer sur ce point, précipitez-vous sur Fleabag, une excellente série, comme on en voit rarement. Chaque plan est bien pensé, les acteurs sont excellents (avec des caméos sympas, comme Kristin Scott-Thomas cette saison). L'interaction avec le spectateur, au travers d'apartés adressées à la caméra, nous tire vraiment au sein de l'histoire, on est le confident secret et imaginaire de l'héroïne (avec une subtilité cette saison, c'est que le prêtre nous crame).

 

Something's rotten in petitfour

Cette saison 2 est vraisemblablement la dernière, il ne devrait pas y en avoir d'autres, puisque d'une part Fleabag, après avoir appris la vérité sur la fameuse statue volée à la saison 1, s'en sépare (acte fort si l'on en croit tous les thérapeutes de la terre), et d'autre part, alors que la caméra (nous) s'apprête à la suivre, elle nous intime de rester à notre place et de ne plus nous immiscer dans sa vie privée, nous la subconscience qui l'accompagnons depuis ces 12 épisodes emprunts de magie.

 

Fleabag, une série en 2 saisons de 6 épisodes chacune, avec Phoebe Waller-Bridge, Bill Paterson, Sian Clifford et Andrew Scott, à voir sur Amazon Prime Video.

Notez que cette série, avant même la sortie de la saison 2, s'est vu portée en remake par Canal+ sous le titre de Mouche. Je n'ai pas vu cette dernière, je ne jugerai donc pas, mais je ne vois aucun intérêt à la chose, Fleabag se suffit à elle-même, et je pense que le public français est apte à apprécier une série anglaise...

C Ya
Guns

Game of Thrones
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 24 mai 2019, dernière modification le 24 mai 2019
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Une chanson de glaçons et de flammèche

 

 

3 étoiles

 

Histoire

 

Une lutte de pouvoir pour accéder à un trône dans un royaume assez glauque niveau ambiance et climat.

Avis

 

Voilà, le dernier épisode de la dernière saison diffusé, il est l'heure de faire un bilan de ces très longues et fastidieuses années. J'aurais pu rédiger un avis par saison, mais j'ai préféré conserver mon énergie pour tout condenser, après tout c'était déjà long à voir, pas de raison que les articles qui en parlent soient longs à lire.

Situons déjà un peu ce qu'est Game of Thrones, GoT pour les intimes et surtout pour ceux qui écrivent dessus, parce que c'est bien plus court à taper. Il s'agit d'une saga littéraire écrite par George R.R. Martin, en un certain nombre de volumes. Certain prend ici tout son sens, car la série a débuté alors que la saga n'était pas (n'est pas, à l'heure où j'écris ces lignes) terminée au niveau des romans. Manque de chance, malgré la longueur de la série, qui s'étale tout de même sur une décennie, l'auteur n'a toujours pas terminé son oeuvre. Coup de chance (bien foutu le karma) l'auteur participe activement à la série, il en est même producteur exécutif. On a donc la vraie histoire à la fin.

Enfin. On suppose, parce que cette fin, construite comme une fin et un épilogue, nous fait penser à une fin de livre (ce qui ne va pas du tout pour une série, mais j'anticipe la suite de mon article). Cependant vu les réactions mitigées, pour ne pas dire désappointées, il est possible que George change son fusil d'épaule et nous ponde une fin différente. Que sera sera et tutti quanti.

Quand les acteurs avaient encore de la gueule et la foi

Si on est encore dans le flou niveau bouquins, niveau série, ayé c'est fait, on a donc 8 saisons, avec un total de 73 épisodes. Chacun de ces épisode a une durée qui varie entre 47 et 82 minutes. Ca fait au final un bon nombre d'heures de divertissement, et surtout, vu que la boucle est bouclée (ou presque, on verra plus tard), je peux enfin en parler en détail, ou pas trop en détail.

Déjà, notons un premier élément important : chaque saison, chaque épisode au sein de chaque saison, chaque moment au sein de chaque épisode, a donné lieu à une ou plusieurs théories, du complot ou pas, au fil des diffusions. A posteriori, on retrouve encore de ça de là un nombre hallucinant de théories pour expliquer le pourquoi du comment de chaque action, de chaque phrase, etc. Ces lectures sont sûrement très intéressantes, encore que selon moi le mieux est que chacun se fasse son opinion sur les sombres desseins de l'auteur, et cherche à comprendre si oui ou non George avait prévu telle action de l'épisode 508 quand tel personnage de l'épisode 202 disait telle chose. Bref, tout ça pour dire que perso, je ne m'y pencherais pas, ce n'est pas le propos de cet article, son seul propos est de vous donner mon opinion sur la série, à savoir si j'ai trouvé ça bien, ou non. La note en haut de page vous spoilant un peu mon avis...

En ce lieu en ce temps, on sait se saper classe, je souhaiterai que ce soit pareil ici et maintenant

Et justement copains ! En parlant de spoilers, je ne compte pas prendre de pincettes à chaque instant de mon texte, donc à partir de maintenant, le texte qui suit peut être (et sera en fait) émaillé de spoilers, ce qui ruinera complètement votre visionnage de la série si vous ne l'avez pas encore vue.

Donc, même si je n'en pense pas moins, si vous n'avez pas vu la série, barrez-vous !

Maintenant que nous sommes entre gens bien, qui sont à jour dans leur watchlist, allons-y. Au début de la série, je n'étais déjà pas folichon, mais je me suis forcé parce que bon, c'était le hype du moment. Donc après 2 ans de réticences j'ai craqué et j'ai pu plonger dans l'univers de fantasy de George. Assez fan de la fantasy, j'avais déjà tenté la lecture du premier tome, un des rares romans que j'ai reposés au beau milieu en me disant que c'était franchement à chier.

L'arc narratif de la secte qui ne sert à rien dans la série

Oui j'assume, après on m'a dit, quelques années plus tard, que la traduction des deux premiers tomes était moisie, ce qui me laisse penser que je vais surement, un jour, reprendre la lecture et me forcer à passer le cap, comme je l'ai fait pour les deux premières saisons de la série. Car oui, il faut se forcer un peu. C'est relativement pénible, parce que je ne veux plus être vulgaire, je l'ai déjà été au paragraphe précédent. Quelqu'un comme moi cherche toujours à se raccrocher à des passages sympas pour tenter de voir le positif des choses, et heureusement, il y en a quelques-uns. C'est d'ailleurs ce qui a pu faire la force de GoT, c'est de sortir quelques scènes clés, quelques moments forts, au fil des saisons, pour faire plaisir aux gens comme moi qui pense que pour le reste, l'histoire est quand même bien moisie.

Aussi, ne boudons pas notre plaisir quand, au sein des 8 saisons, des scènes bien plaisantes sont là :  Daenerys qui devient reine après avoir tenté de se cramer avec ses oeufs, les noces pourpres, cersei qui crame tout le monde. Bref, on l'aura compris, quand il y a un peu de cruauté, ce n'est pas pour me déplaire.

Pour vous situer, l'actrice est sur une caisse dans un studio où tout est vert

Quelques-unes de ces scènes sont bien supportées par un énorme boulot d'effets spéciaux, qui donne toute la sève à la série on réussissant l'exploit de nous plonger vraiment dans cette époque indéfinie (mais bon on nage en fantasy médiéval tout de même) et ce lieu indéfini, avec ses châteaux improbables, ses créatures improbables, ses tenues improbables (mais super performante, par exemple, on nage très bien sur plusieurs kilomètres avec des fringues en cuir de là-bas...).

Puisqu'on en est à parler de ce qui est réussi, parlons aussi de l'élément le plus marquant de toute la saga : le générique. Cet air est entré définitivement dans la tête de millions de gens, qui pendant des années se sont mis à freezer en l'entendant, en se disant "what wait what", et qui en se précipitant vers la téloche se rendent compte que certains s'en servent pour d'autres choses (hein w9...). Bref, je vous invite à aller voir le nombre hallucinant de reprises et autres covers sur Youtube.

Winter is coming et on se pèle

Bon maintenant parlons un peu des choses qui fâchent. Déjà, comme mentionné un peu plus haut, on est obligé de se raccrocher à ce qu'on peut parce que globalement, c'est pénible, c'est assez mou, tout en étant assez crispant en même temps. C'est émaillé d'incohérences tout du long, des gens plutôt biens n'arrivent pas à foutre un coup de poignard au bon moment, d'autres qui semblent intelligents n'arrivent pas à comprendre qu'on peut les empoisonner, etc. Passe encore, c'est du détail me dira-t-on.

Soit. Don't acte. Cependant, on a quand même des parties qui nous sont vendues comme très importantes, par exemple la banque qui finance tout ce petit monde, dont on n'entend plus parler du jour au lendemain. C'est énervant. On a un culte des morts qui forme des badass, qui se fait couilloner mais qui n'arrive pas (ne cherche pas vraiment) à se venger, et d'ailleurs eux on se demande bien ce qu'ils deviennent.

J'aime bien cette image, alors je vous la partage, je suis comme ça

Bref. On attend plein de réponses à plein de questions qui nous sont posées, et on ne les obtient jamais. Enfin, disons que pendant longtemps on pensait les avoir avec les dernières saisons.

Et là, c'est le drame. Cette dernière saison, qui nous a été vendue comme la plus chère (comme si c'était gage de qualité) et qui a nécessité 2 ans de tournage, est arrivée avec seulement 6 épisodes, pour tout boucler.

Déjà, la fin de l'arc narratif avec les marcheurs blancs, qui était le deuxième point le plus important de toute l'histoire (le premier étant la quête du trône) aurait pu faire l'objet d'une saison entière. Là non. On a un premier épisode qui ne sert à rien, ce sont des retrouvailles, c'est gnangnan au possible on a envie de se tirer une balle en voyant un épisode aussi désolant de futilité. Reste plus que 5 épisodes. Pendant ce temps chez Cersei : rien. Ensuite, deuxième épisode, encore des retrouvailles, et l'arrivée des marcheurs, pour nous vendre, attention, qu'au prochain épisode on aura la bataille du siècle.

Ok, mais osef total. Déjà là, on nous a perdu. Ensuite, la bataille avec les marcheurs blancs, on en a déjà eu. Mais attention, celle-ci est topissime.

Le mec badass mais au final qui se fait ken par une môme d'1m37

Vous connaissez cette sensation quand on vous promet un truc dément et que c'est juste bien ? Par exemple ça fait 30 ans que vous attendez de goûter du caviar, puis en fait vous trouvez ça un peu dégueu. Ben là c'est pareil. La bataille (outre qu'on n'y voit queud) est ridicule. On protège les femmes et les enfants d'un mec qui réveille les morts en les installant dans ... une crypte. Yeah. On prépare à tenir une attaque, voire un siège, en installant les combattants... en dehors de l'enceinte. Ok. Bref, la bataille était le meilleur moment de la saison 8 jusqu'alors, c'est pour dire qu'on était tombé bien bas. Rappelons qu'un dragon ça a une flamme qui fait fondre la roche, et Snow se cache derrière un caillou pour échapper au feu du dragon zombie (oui on est plus à ça près).

Et la fin de cet épisode, bien comique, aurait pu nous être mieux expliquer, mais non, tout a été rushé (on se croirait avec un pompe sur Italy). Bref, Arya élimine le seigneur blanc, oklm, no soucy, on se demande pourquoi elle n'a pas été le dézinguer avant si c'était aussi simple pour elle.

Et là, avec une scène grotesque, on fini ce pan de l'histoire du royaume, winter came and it was not very very froid en fait.

Là, le lecteur avisé qui me connait sait que c'est foutu, on m'a perdu. Mais là suite est tellement déplorable, qu'on a envie de prendre la main dorée de Jamie pour aller gifler George et ses potes. Daenerys qui devient folle, ok, c'était dans le contrat. Jon qui comprend rien à rien, ok, c'était dans le contrat. Bon. Je n’entre pas dans les détails (par exemple l'entrée secrète que Jaime emprunte pour aller sauver Cersei, qui est tellement secrète qu'elle n'est pas gardée, mais y'a quand même un crétin qui vient y allumer des torches tous les jours visiblement) parce que c'est navrant. Mais il faut savoir admettre quand un moment un agréable, et là, le bbq de Daenerys était un de ces moments, même s'il a été gâché par la mièvrerie américaine qui consiste à nous montrer une môme avec son petit cheval blanc en début d'épisode, toute cramée à la fin, pour bien insister sur l'immoralité de l'action (alors que perso, j'approuve totalement).

Une armée d'imaculées

Si tu te souviens au début de cette longue diatribe, j'ai parlé d'une fin et d'un épilogue, et du fait que ça n'allait pas. Oui. Imagine la scène (mais bon, si tu lis ceci c'est que tu l'as vue, sinon t'es pas net) : Ver Gris est prêt à buter tout ce qui s'oppose à sa reine, et là, Jon la bute, le dragon (après nous la jouer bambi en remuant le cadavre chaud de sa môman du bout du museau) crame le trône (lol là aussi) et embarque le corps. Là t'as deux possibilités : pas de cadavre, pas de crime, donc Jon est peinard et s'invente un truc pour devenir roi et réparer toute la merde, soit il est assez débile pour dire qu'il a planté un couteau dans le coeur de la blonde et ver gris le trucide immédiatement. Et non car ...

... Clap de fin. Fondu au noir. Clap de début d'épilogue. Guns fondu.

On retrouve notre Tyrion préféré, toujours vivant mais prisonnier des immaculés, et on apprend que Jon l'est aussi.

WAIT WHAT ?

Oui, apparemment les immaculés se sont dit "tiens, si on ne tuait personne, qu'on restait 4 mois dans une ville en ruine à bouffer des cailloux, en attendant que les bouffons du coin viennent, nomment un roi, à qui on obéirait illico parce que nous, ce qu'on aime, c'est obéir". Oui. Plus con on ne fait pas.

Ha si on fait... tant qu'à y être, si on réunissait les seigneurs restant de westeros, pour qu'ils écoutent un nain prisonnier leur dire quoi faire. Qu'ils obéissent. Que Sansa décrète l'indépendance de son trou "mais bon bisous frérot et bon courage pour diriger les 6 royaumes", etc. On nage en plein delirium tremens. Bref, Jon retourne chez les sauvageons, Sansa chez elle, maintenant sheiszelaw. Bran est roi, les immaculés rentrent chez eux (pour faire quoi, avec qui, on ne sait pas, pourquoi on aurait une réponse après tout). Les Dothrakis, on imagine qu'ils se sont barrés en traversant la flotte à dos de cheval. Non par contre, après une scène ou Arya se la joue Charlie Sheen dans hot shots 2, on sait qu'elle va explorer l'ouest (que personne n'a jamais été voir, parce que, faut pas pousser, l'est ok, l'ouest on n'ira pas!). Bran va chercher le dragon restant. Et vous avez là déjà 2 spinoffs certainement en préparation.

Bref, une épisode d'une déception rare au sein d'une saison d'une déception rare. Et je ne parle même pas de la navrance des effets spéciaux, pourtant le point fort de la série. A la fin les navires de guerre font tellement faux qu'on est choqué et on en louperait presque les déchirants adieux de la famille Stark.

Au final, c'est une série qui vaut le coup d'oeil pour la densité de son divertissement, principalement sur les saisons 2 à 6. Comme vous pouvez le voir sur les photos, elle a su mettre en images (fortes) une vision de fantasay comme rarement on a pu en voir. Mais elle a été sabotée à partir de la 7 pour finir comme une grosse bouse en saison 8. L'avis mitigé vient de cet énorme gâchis, sinon à la base c'était bien fendard.

Bon courage aux acteurs pour trouver d'autres rôles après ça. Bisous.

 

Game of Thrones est une série en 8 saisons, de 2011 à 2019, et 73 épisodes, créée par David Benioff et D.B. Weiss sur la base des romans de George R.R. Martin.

C Ya
Guns

Hanna
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 05 avril 2019, dernière modification le 05 avril 2019
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My baby shot me down

 

 

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Cet article concerne la saison 1 de la série Hanna

 

Plot

 

2003, Erik Heller pénètre dans un centre médical situé en Roumanie pour y enlever un bébé, et le rendre à sa mère. Rapidement, on se rend compte que le centre semble être militaire, et la tentative de fuir avec le bébé s'avère compliquée, entraînant la mort de la mère. Erik prend alors le bébé et part se perdre dans les montagnes de roumaine.

2019, le bébé a grandi, toute une enfance et une adolescence passée dans les bois à suivre l'entraînement prodigué par son père.

 

Avis

 

Comme toutes les autres, mais j'insiste là particulièrement, cette série se regarde en VO !

 

Premièrement, il faut savoir que cette série Amazon est un reboot du film éponyme sorti en 2011, film que je n'ai pas vu, je ne pourrai donc pas faire de comparaisons avec ce dernier. Les infos que j'ai disent qu'à partir du 3ème épisode, c'est très différent.

 

Ensuite, je vais émailler mon avis de petits spoilers, donc après l'avertissement d'usage, ami lecteur, si tu n'as pas vu la série je ne peux que t'enjoindre le faire le plus rapidement possible. Ceci étant dit, les spoilers ne devraient pas être dramatique, on n'est pas vraiment sur une série à suspense, et je sais que de toute façon une fois commencer à lire ma prose, personne ne peut s'arrêter en court de route.

 

ZPOIL ALARM ZPOIL ALARM ZPOIL ALARM ZPOIL ALARM ZPOIL ALARM

 

Hanna est une série en 8 épisodes d'une durée qui varie entre 47 et 56 minutes, ce qui laisse le temps aux auteurs de développer leurs personnages autour d'une histoire simple, mais plaisante. Nous sommes dans une ambiance d'espionnage, où la CIA joue le premier rôle, et franchement c'est jouissif de retrouver l'esprit qui a pu marquer toute une époque de film d'espionnage dans les années 70 et début 80.

 

Petite trek en famille

 

Erik Heller, interprété brillamment par Joel Kinnaman, est un ancien militaire, qui devient agent de la CIA chargé de recruté des femmes qui cèdent leur bébé à l'armée américaine, pour un projet baptisé Utrax. Après avoir volé l'un de ces bébé, Hanna, la CIA mettra tout en oeuvre, au travers de l'agent Marissa Wiegler, brillamment interprété par Mireille Enos, pour tuer les deux protagonistes.

 

Oui, elle est implacable

 

Si vous êtes attentifs aux noms évoqués, vous vous rendez compte que le couple Kinnaman/Enos vous dit quelque chose. En particulier si vous avez lu l'article qui précède celui-ci sur The Killing. En effet, le duo phare d'enquêteurs de la série The Killing se retrouve ici, en tant qu'antagonistes. Et ça fonctionne très très bien. Autant le dire, les personnages de Hanna ne sont pas enfants de choeur.

 

Et justement, en parlant d'enfant, parlons un peu d'Esme Creed-Miles, qui interprète Hanna et qui est certainement la révélation de la série. Le rôle lui sied comme un gant, puisqu'elle arrive à donner une innocence à son personnage toute emprunte de naïveté (elle n'a quand même connu que la foret) tout en conservant une froideur qui donnerait des frissons à Nikita. La petite voix toute douce, enfantine, joue certainement à intensifier ce contraste (VO!), surtout quand elle pète un bras à quelqu'un qui l'a regardé de travers.

 

Ange ? (source: Instagram @esme_creedmiles)

 

Ou démon ?

 

 

J'ai émaillé les allusions ici et là, mais allons droit au but : la série est franche. Les protagonistes ne sont pas là pour couper les citrons. On ne nous vend pas un agent de la CIA bien entraîné comme quelqu'un qui va hésiter à tirer ou qui va prendre le temps de faire un long discours. Dans Hanna, on est confronté à de l'ultra-violence très réaliste, et surtout très brutalement. Certaines scènes, comme dans la gare, ou lors du dernier épisode, sont des moments badass purement jouissifs, mêlant combats à l'arme à feu et au corps à corps.

 

Petite note, si vous faites une recherche sur la série, vous trouverez j'en suis certain le mot badass très régulièrement, car si l'on doit chercher une définition du personnage d'Hanna, on est en mal d'en trouver une autre. C'est vraiment ce qui caractérise le personnage.

 

Badaaaaaaass

Pour revenir à nos moutons, les 8 épisodes nous baladent dans le nord de l'Afrique et dans l'Europe, principalement de l'est. Les intitulés sont très explicites (Forest, Friend, City, Father, Town, Mother, road, Utrax) du voyage effectué, aussi bien géographique que psychologique pour la jeune Hanna. Ces voyages sont accompagnés de moments forts, que ce soir au niveau des scènes de combats comme mentionnés au-dessus, qu'au niveau des expériences de vie (sortie entre copain, entrée dans une cathédrale, etc.). Ces moments sont accompagnés d'une bande-son d'exception, dont voici d'ailleurs la composition intégrale. La chanson phare, que l'on retrouve dans chaque épisode, est Anti Lullaby, de Karen O, et c'est parfaitement adapté. On trouvera également, entre autres, Charlotte Gainsbourg, Jain, Billie Eilish ou encore Bishop Briggs en passant par du Aphex Twin.  C'est dire la fucking good bande-son !!

 

Cette musique accompagne des scènes, filmées avec grand soin. Le seul bémol qu'on trouvera se situe dans certains effets spéciaux, et je dis ça vraiment pour pas qu'on me dise de ne pas chercher de défaut, parce que c'est faux j'en cherche toujours. Les cadrages sont bien choisis, les épisodes sont très bien rythmés, il n'y a pas d'ennuie.

 

Si je résume : c'est très bien joué, c'est bien filmé, c'est bien rythmé, c'est doté d'une excellente bande-son. Je me demande ce qu'on peut reprocher à cette série. Je recommande donc fortement. Pour ma part j'attends avec impatience de savoir si une saison 2 verra le jour. La fin est suffisamment ouverte pour cela, mais de fait tous les protagonistes principaux de la saison 1 ne pourront pas en faire partie (ach za zpoil za zpoil!).

 

 

Hanna, une très bonne série de 2019 créée par David Farr, avec Esme Creed-Miles, Mireille Enos et Joel Kinnaman.

 

C Ya

The Killing
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 04 avril 2019, dernière modification le 04 avril 2019
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Enquête pluvieuse, enquête malheureuse

 

 

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Histoire (ou pas)

 

Je ne peux pas résumer l'histoire car cette fiche porte sur les 4 saisons de The Killing. Ce qui nous fait 3 histoires différentes, la première histoire s'étalant sur les deux premières saisons, la deuxième sur la troisième, produite chez AMC et la troisième histoire sur la quatrième saison produite par Netflix. Bref, c'est le bordel.

Je vais donc résumer le plot général de la première histoire (2 premières saisons) : une adolescente disparait, l'enquête débuté mais rapidement, on retrouve son corps. Que s'est-il passé ?

 

Avis (si)

 

The Killing est une série américaine qui reprend, presque au mot si j'en crois le peu que j'ai pu en voir, une série Danoise appelée Forbrydelsen (et que d'ailleurs j'aimerai bien regarder). Je ne connais pas la série Danoise, mais la série américaine nous plonge dans un univers pluvieux (merci Seattle) et dépressif presque tout le long.

 

Image la plus colorée que j'ai trouvée pour illustrer cet avis

 

A mon sens, il faut vraiment scinder la série en 2. Les deux premières saisons d'un côté, qui relatent l'enquête sur le meurtre de la jeune Rosie Larsen, et les deux autres saisons, qui ont été rajoutées mais n'atteignent clairement pas le même niveau de tension et d'oppression que l'on peut connaître lors de cette investigation, qui mêle enquête policière, corruption politicienne et magouille ethnique.

 

Du coup j'ai envie d'orienter mon texte uniquement sur les deux premières saisons, que je vous incite fortement à regarder. Libre à vos d'enchaîner sur les deux saisons suivantes.

 

La force de la série réside, au cour de ces deux saisons donc, dans la continuité. On prend le temps de 26 épisodes pour arriver à un épilogue, ce qui permet de construire décemment les choses. La performance vient aussi du charisme des deux acteurs principaux, qui portent à eux seuls la série, même s'ils sont bien accompagnés par une foule de seconds couteaux tous plus criant de vérité les que les autres.

 

Dans cette ambiance froide, pluvieuse, graisseuse parfois, la détective Sarah Linden, qui a du mal à gérer ses problèmes personnels, s'investi dans son enquête jusqu'à l'obsession. On s'enfonce avec elle dans cette quête de vérité, on se heurte avec elle à ces murs qui se dressent et on avance à fond sur ces fausses pistes pour comprendre, nous aussi, ce qui a pu arriver à cette jeune fille. D'autant que le jeu des acteurs force réellement à la compassion. Bref, on nage en pleine souffrance collective. Son acolyte apporte un peu de fraîcheur, mais également sa part de noirceur.

 

Sarah Linden, même les tiques sont moins collantes

 

La série est une très bonne série policière, que je recommande vivement. Bien que l'on se fasse régulièrement balader, la tension reste palpable tout au long des épisodes, et même quand on n'est pas trop fan d'avoir les nerfs (/me lève la main) en pelote tout le temps, dès qu'un épisode est terminé on en redemande.

 

 

 

The Killing, une série en 4 saisons à géométrie variable de 2011 à 2014 qui comporte 44 épisodes de 40 minutes à 1h, avec Mireille Enos, Joel Kinnaman, Billy Campbell et Michelle Forbes.

 

C Ya

Grace and Frankie
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 01 avril 2019, dernière modification le 01 avril 2019
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La revanche gériatrique

 

 

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Résumé

 

Deux couples qui se fréquentent depuis des décennies se retrouvent pour une énième fois au restaurant. Ce soir-là pourtant, les choses ne vont pas se passer comme d'habitude. En effet, Sol et Robert, les deux maris respectifs de Frankie et Grace, annoncent qu'ils souhaitent se séparer de leurs femmes, afin de pouvoir enfin vivre leur amour interdit au grand jour, amour qui dure depuis plus de 20 ans.

 

Avis construit ou pas trop trop

 

Cet avis tient compte des 5 saisons disponibles à ce jour.

 

Notons tout d'abord que Grace and Frankie détonne dans le paysage audio-visuel. Une série sur les vieux, avec des vieux, c'est déjà quelque chose de peu commun. En effet la vieillesse est certainement LA chose que l'on cherche le plus à oublier, afin de ne pas nous renvoyer une image négative et déprimante de nous-mêmes. Ainsi on préfèrera voir des jeunes gens et jeunes gentes aux corps parfaits s'embrasser sur une Harley devant un coffee truck, plutôt que deux vieux bonshommes de plus de 70 ans se rouler des pèles.

 

Le verre de Martini est certainement le plus récurent des secondes rôles

 

Et pourtant! Pourtant c'est non seulement d'une réalité totale et complète, mais en plus c'est touchant ; et on se rend compte qu'on aimerait être touché par ce genre de chose simples et réelles plus souvent.

 

Ensuite, cette série détonne parce que les protagonistes sont quand même de sacrés numéros. Par exemple, quand une femme qui a été mariée pendant 40 ans se retrouve seule, à plus de 70 ans, que fait-elle ? La réponse édulcorée est qu'elle va faire du scrabble avec ses copines du club. La réponse dans Grace et Frankie est plus proche de ce qu'on pense être la réalité (ou en tout cas qu'on espère que sera notre réalité) : elle retrouve une sexualité, notamment en se masturbant.

 

Pas avec ça

 

Oui, Grace et Frankie est ce genre de série, où une la masturbation féminine des séniors n'est pas un tabou. Les blessures articulaires qui en résultent non plus.

 

On l'aura compris, Grace et Frankie apporte un souffle de fraîcheur. C'est une série légère, rigolote, agréable par son côté humaniste et néanmoins décalé (comme quoi on n'est pas obligé d'être dans la provoc pour faire passer des messages essentiels). Le tout est soutenu par un casting excellent, avec Lily Tomlin (Oscarisée), Jane Fonda (Oscarisée), Sam Waterson (Oscarisé) et Martin Sheen (qui n'a jamais reçu d'Oscar malgré une prestation exceptionnelle dans Apocalypse Now entre autre).

 

les enfants des deux couples sont vraiment dépités

 

Au final, une série vraiment plaisante, qui se regarde avec grand plaisir. Notons qu'une sixième saison est annoncée.

 

 

Grace and Frankie est une série qui comporte (pour l'instant) 5 saisons et 65 épisodes dont la diffusion a débuté en 2015, avec Lily Tomlin, Jane Fonda, Sam Waterson, Martin Sheen et Brooklyn Decker.

 

C ya

The Order
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 19 mars 2019, dernière modification le 19 mars 2019
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I got the blue rose

 

Cette fiche parle de la saison 1 de The Order

 

 

 

 

 

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Histoire

 

Jack Morton est un jeune homme bien sous tous rapport, plutôt beau gosse ses notes sont excellentes et il est populaire. Tout cela lui permet d'intégrer l'université de Belgrave, la première étape vers son rêve le plus fou : intégrer la société secrète de la rose bleue (The Hermetic Order of the Blue Rose en VO). Son rêve le plus fou ? Hum, peut-être surtout le plan démoniaque que lui et son grand-père ont mis au point plusieurs années auparavant, afin que Jack puisse venger la mort de sa mère en éliminant Coventry, le chef de l'ordre.

Tout ne se passera pas comme prévu...

 

T'as mis où les clés de la caisse?

 

Avis constructif car c'est le mien

 

Mettons les choses au clair dès le départ, The Order n'est pas une mauvaise série, c'est même une bonne série qui pèche sur plusieurs points.

 

La série est du genre "série surnat' pour ado". C'est à dire qu'on navigue dans les eaux troubles d'un Sabrina mélangé à un Twilight. Ca prend du bon au premier mais beaucoup du très mauvais du second (le lecteur ne sera pas surpris de considérer que l'auteur de ces lignes souhaite que Twilight soit inscrit sur la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants).

 

Masque stylé

 

Une fois cette précision effectuée, entrons dans le vif. Les acteurs sont ... ce qu'ils sont. Nous sommes très loin du charisme des acteurs d'un Riverdale, ils sont plutôt banals et les jeux ne sont pas à se taper la tête contre les murs. On notera en particulier la performance de Sarah Grey dont l'expression faciale se résume (pour cette série, je ne préjuge pas de la quantité des autres oeuvres qu'elle a pu faire) à une expression, et particulièrement agaçante.

 

Ariane, ne vois-tu rien venir ?

 

Mais mise à part les acteurs un peu casse-bonbon, le reste est plutôt agréable. La série se découpe en 5 épisodes doubles (donc 10 épisodes de 50' environ) dont le point fort est le rythme. Ici on ne se pose pas de questions, on avance et on tranche.

Le premier épisode nous présente la société secrète de la rose bleue, et c'est un poil gentillet, même pour une série orientée ado on se prend à regretter la violence d'un Bambi. Mais rapidement ça tranche, ça tue, ça saigne et ça sacrifie comme si de rien n'était. La série grandie un peu, mais parvient à garder son rythme, et aussi sa superficialité.

 

C'est pour moi le gros point noir, même si je suis fan de la légèreté, parce que quand je regarde une série c'est surtout pour me détendre et pas trop me prendre la tête, il faut avouer qu'on navigue un peu trop en surface, et qu'on ne rend pas l'histoire suffisamment sérieuse pour que le public entre dedans réellement.

 

Et on n'est clairement pas aidé par les pires CGI qui puissent exister dans une série de 2019. Même en 1986 j'aurais râlé contre ça, parce que c'est clairement abusé.

 

Wouuuuu sont ces foutues clés

 

On a donc au final une série qui potentiellement aurait pu être excellente, mais qui n'y arrive pas, principalement par manque de moyen. On a un côté cheap qui ressort sur les effets spéciaux, mais également sur les acteurs, et aussi sur la finesse du scénario. Pour autant est-ce que je n'ai pas aimé ? Non, j'ai plutôt apprécié, même si je n'ai pas été fan des acteurs j'ai bien aimé qu'ils fournissent l'effort d'essayer, on sent qu'ils y croient et c'est l'essentiel. De la même façon, la saison se ...

 

HTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPOILE ACHTUNG ZA ZPO

 

... termine d'une façon assez inattendue pour moi. Cette fin met un terme à la saison, et ouvre sur une suite possible, mais n'est pas un cliffhanger suffisant pour affirmer qu'on aura une saison 2. La fin en soit peut être une vraie fin, ce qui est assez rare pour être noté. Et c'est là que je sais que j'ai bien aimé, c'est que ça me gonflerai sévère de ne pas avoir de saison 2 (notamment car quelques questions sont restées sans réponses, par exemple, comment effacer la mémoire de loup garou tranquillement, comme ça pépouse, sans penser une seconde qu'on prend un risque de perte de contrôle total du loup ? HAIN KOMAN ?)

 

Bref, pas de quoi s'emballer, mais une série qu'on pourra voir pour une bonne détente.

 

 

 

 

La première saison de The Order date de 2019, comporte 10 épisodes d'environ 50 minutes, avec Jake Manley, Sarah Grey, Max Martini, Katharine Isabelle.

The OA
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 21 février 2019, dernière modification le 21 février 2019
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Ou l'Histoire d'un Flashmob

 

Cette fiche concerne la saison 1 uniquement

 

 

 

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Synopsis

 

Plusieurs années après avoir été enlevée, Prairie (!) Johnson, une jeune fille aveugle réapparait de façon soudaine. Sa réapparition inexplicable s'accompagne également de la perte de sa cécité. Le FBI s'interroge sur son histoire, mais également les gens autour d'elle, d'autant que Prairie, qui se prétend maintenant être The OA (The Original Angel, rien que ça) a un comportement étrange qui pèse la petite communauté.

Réunissant un groupe de personnes, complètement hétéroclite (on se croirait dans Breakfast Club) elle commence alors à raconter son histoire, qui verse de plus en plus vers le mysticisme.

 

En route vers le mysticisme, sans boussole

 

Avis constructif

 

Dans la catégorie des séries Mindfuck, The OA s'en sort plutôt bien. On part d'une histoire presque policière pour se diriger vers une sorte de compte mystique à base d'Anges, de plan astral, d'au-delà et de flashmob.

 

Sur un point de vue narratif, on est devant The OA comme des enfants qui vont se coucher et à qui on lit une histoire. On écoute plus qu'on ne regarde. On se laisse bercer par l'histoire de Prairie, par sa captivité, par la découverte du projet fou du savant fou, par la perte de sa cécité. C'est follement agréable, mais on se demande rapidement si cela à un sens ("what the actual fuck"©Moi, devant the OA, 2018). A priori on se rassurera en se disant que nous ne sommes pas les seuls. La page wikipédia de la série nous informe que cette réaction fût exactement celle des producteurs exécutifs.

 

Si eux ont fini par trouver assez de sens pour y mettre des millions, c'est qu'il doit y en avoir. Ca console. Quoi qu'il en soit, c'est bien filmé, assez bien joué (Brit Marling est convaincante, son groupe disparate beaucoup moins) ((en même temps Brit Marling est l'une des deux conceptrices de la série, elle a plutôt intérêt à être convaincante)).

 

Brit Marling, ©So It Goes #4

 

 

Mon ami, j'ai pris grand soin de ne rien spoiler mais à partir de maintenant, si, ça dévoile sec, alors va voir ailleurs si tu souhaites te préserver ton innocence, par exemple sur la page Don, histoire de me remercier de ma prévenance avec un don d'un montant aléatoire mais gros.

 

La saison 1, en 8 épisodes, nous donne là encore (comme au final pas mal de série de nos jours) une sensation de bref aperçu. Ca nous pose des bases d'une histoire un peu complexe d'Anges, des humains qui après avoir vécu un certain nombre d'expérience de mort imminente (voire réelle pour le coup), arrive à recevoir un don, exprimable à l'aide de mouvements chorégraphiés. Ce don permettrait un voyage trans-dimensionnel, et sauver ainsi d'autres personnes.

 

Pour l'instant (c'est à dire la saison 1) ça cafouille un peu. Ces mouvements sont "donnés" par une entité astrale (Khatun) au moyen d'un animal à ingurgiter, à chacun des sujets du psychopathe, lors de leur mort provoquée. Or dans le présent, the OA transmet ces mouvements à sa petite troupe. Or aucun d'eux n'a subit de NDE (near-death experience), ce qui reviendrait à dire que le mouvement est suffisant, que le voyage dans le plan astral n'est nécessaire que pour obtenir la chorégraphie. C'est chelou, mais pourquoi pas.

 

Dans son bain astral

 

Et nos amis utilisent d'ailleurs à bon escient cette chorégraphie supposée ramener des gens à la vie pour divertir un tireur de masse dans une école et ainsi l'empêcher de nuire.

Oui c'est la fin que je vous raconte, sans honte, car je la trouve complètement plombée par rapport au reste de la série. J'ai eu le sentiment qu'il y aurait dû avoir une fin plus complexe, peut-être 2 épisodes de plus pour développer un peu l'approche de la saison 2.

 

Au final, un bon divertissement, qui aurait gagner à mieux se définir avant d'être produit.

 

 

 

 

The OA saison 1 (2016) est une série de 8 épisodes d'une durée très variable, dont au moins une deuxième partie est prévue, avec Brit Marling et Jason Isaacs.

Dark
Dans la catégorie Séries, publié par Guns le 11 février 2019, dernière modification le 11 février 2019
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Faille

 

 

 

 

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Histoire

 

Soyons audacieux et tentons de faire un résumé de Dark! Je suis chaud je sens que je vais y arriver facilement. Dans la petite ville allemande de Winden, près de laquelle se trouve anecdotiquement une centrale nucléaire, un enfant disparait. C'est le fils d'un policier dont le petit frère a disparu 33 ans auparavant, dans des circonstances mystérieuses. Un autre habitant est lui confronté au suicide de son père. Peut-être que cela est lié ?

 

Avis après plusieurs paracétamol

 

Dark, c'est un mot tout con. Ca signifie obscurs, sombre. C'est un peu l'ambiance de la érie, avec une atmosphère tout en griserie, des gens qui font la gueule tout le temps (en même temps on les comprend, vu ce qu'il se passe dans leur vie). Mais cette obscurité c'est aussi l'état de votre cerveau quand vous visionnez Dark.

 

Stage de proctologie sur le terrain

 

Parce que fatalement, vous allez faire une erreur : vous allez essayer de comprendre. Et là, c'est le drame. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous expliquer ce qu'il y a à comprendre dans Dark, simplement parce que mon pharmacien veut déjà m'envoyer en désintox d'ibuprofen et de paracétamol, mais je vais simplement tenter de vous faire comprendre pourquoi c'est une erreur de vouloir à tout prix chercher des explications.

 

Mais avant cela, on va faire une double pause. Première pause, parlons un peu de la série sur un plan purement factuel. Elle fait, au moment de l'écriture, une saison (la deuxième arrive bientôt) de 10 épisodes, sortis en 2017. L'action se déroule en 2019, en 1986 puis tient aussi en 1953. Les épisodes durent entre 45 et 55 minutes, comme souvent sur Netflix (vu que c'est diffusé là-dessus). Et c'est une production allemande, ce qui, si on était des racistes de base, nous permettraient de dire pourquoi ils font tous la gueule. Bref, tout ça pour dire que ça parle allemand, mais les habitués d'Arte que nous sommes s'en tapent, ça passe très bien et encore une fois, on préconise la VO.

 

Deuxième pause, pour annoncer quelques spoilers, donc amis lecteurs, si tu n'as pas vu cette série, sache simplement qu'elle est bien et que tu pourrais la regarder en toute confiance si tu aimes ce qu'on appelle les mindfuck.

 

J'ai pas voulu mettre de meme mindfuck, c'est ça le mindfuck++

 

ACHTUNG SPOILERS

 

Oui bon calmons nous, parce que déjà tu t'es fait spoilé sans t'en rendre compte, c'est une ruse spatio-temporelle que j'ai mise au point comme ça, parce que je suis un dingue. Spatio parce que je t'ai spoilé à un autre espace (aka paragraphe) et temporelle parce que tu l'as déjà lu, donc c'est un autre moment.

 

Ensuite, calmons-nous bis parce que les spoilers que je peux être amené à faire sont très superficiels. Je ne vais pas te dire qui est l'assassin ou qui est l'auteur des rapts, puisque (autre spoiler) on n'en sait fichtre rien. Jamais. Quand je rajoute jamais, ce n'est pas un effet de style putaclic twiterien genre "qui blabla ? personne, jamais". Non, c'est parce que ce jamais est porteur d'une vérité temporelle absolue. Et c'est important dans ce putain de merdier qu'est cette série.

 

Après le stage mentionné plus haut (cf. img. 1)

 

Donc je reprends mon calme et mon cacheton. Pourquoi il est inutile de chercher à comprendre ? Parce qu'on n'aura pas de solutions ni de réponses, du moins dans cette saison. C'est le premier point. Le suivant c'est qu'il est important de connaître les bases d'astrophysique concernant les trous de ver. Alors oui, copain, tu vas me dire "pourquoi tu nous balance des trous de ver dans une série policère ?", et moi j'ai envie de reprendre un whisky (stp offre-moi celui du lien) avant de te répondre "parce que le meilleur moyen de complexifier une enquête policière c'est qu'elle se déroule simultanément à différent moments mais au même endroit".

 

ET BIM. J'ai réponse à tout.

 

Le trou de ver, c'est une sorte de concept super sympa qui permet de tordre l'espace-temps. C'est tellement sympa que ça a été utilisé dans pas mal de séries et de films, notamment tout ce qui est science-fiction. Par contre là, on est dans du polar, et ça ouvre un champ de possibilités infinies (et au-delà). Là où les choses deviennent un poil velues (tagada tsoin tsoin) ((vite un lexomil)) c'est que le passage "physique" qui permet d'emprunter le trou de ver et de se replacer dans un espace temporel différent permet aux personnages de se confronter à eux-mêmes. Je te laisse imaginer le bordel : imagine que tu te croises, mais 20 ans plus tôt (si tu as 19 ans déjà t'es dans la merde). Bon ok, retour vers le futur nous l'avait déjà fait, mais en mode chelou, c'est à dire voyage dans le temps, et non pas déplacement via un trou de ver. Maintenant imagine que tu t'influence, d'une manière ou d'une autre, automatiquement ton toi actuel qui se trouve présentement dans le passé se modifie en immédiatement. Il en va de même pour les objets que tu trimballes. Et il en va de même si ces objets ce sont des gosses que tu kidnappes.

 

Bref, après avoir pris un mélange de kétamine et de valium arrosé de quelques shots de vodka, il apparaît très clairement que Dark est un mystère, une série particulièrement bien menée, très oppressante, qui chamboule la tête mais qui intrigue tellement au fil de ses épisodes que, lorsque la fin de la première saison arrive, on a l'impression d'avoir seulement eu une vague introduction à l'histoire. On espère juste que tout ne va pas retomber comme un soufflet dans la saison 2

 

 

Dark et une série de 2017, actuellement avec une saison de 10 épisodes, avec Oliver Masucci et Karoline Eichhorn.