Alien, le Huitième Passager
une critique de Guns 2
Synopsis
A bord du Nostromo, Mother réveille ses ouailles : un message codée en supra binaire vient d'être capté. Il est d'origine inconnue, et comme je vous l'ai dit, son codage est trop fort pour qu'on puisse le décrypter dès le début du film.

Les sept sbires qui se réveillent sont tous très en forme, la cryogénie ça marche à fond, je vous l'ai déjà dit, donc prenez des actions d'ors et déjà. Bien que certains membres gueule en précisant que c'est un navire marchand et que ce n'est pas stipulé dans leur contrat d'explorer des planètes reculées pour aller vérifier un signal, l'équipe s'y résout, et zou, tout ce petit monde se retrouve sur une planète hyper hostile avec des vents à décorner tous les cocu de alpha du centaure.

Bon, comme on y va, là, ça n'avance pas, alors je vais speeder un peu le rythme de mon résumé (bien que ce ne soit pas ça qui va faire speeder le rythme du film). Sur la planète méchante, ils trouvent les restes d'un vaisseau que perso j'aurai trouvé suspect, ils décident d'y entrer et découvre une sorte de couveuse géante où des miyons de petits oeufs séjournent dans l'attente d'une main amie pour venir les nourrir.

De retours au bercail avec l'un des chtiots tout fraîchement éclot (il s'est jeté sur la gueule de l'un des gars), l'équipe perplexe tente de comprendre. Il réussisse à tuer le machin, et tout rentre dans l'ordre. Du moins le croient-ils. En effet, la chose n'avait fait que pondre un oeuf dans le thorax du gars, et la bébête en sort gentiment... bref c'est Alien, et c'est connu je vous fait pas un dessin.

Plutôt que de buter le monstre qui sort tant que cela est possible, ils restent tous bouche bée et attendent que le streum se carapate. S'ensuit une traque de la mort qui flingue où on se demande toujours qui traque qui ?

Ca se finit dans l'apothéose, avec la mise Ripley qui récupère son chat, et qui se barre en faisant tous péter, un peu à la Stallone.
Critique
Alien marque une évolution importante dans le domaine de la SF au ciné : les extra-terrestres ne sont pas tous des petites peluches gentillettes qui gloussent dans les arbres ou qui réclament leur maison ! Nan, ça peut aussi être des chiens, des saloperies de vermines qui sont aussi facile à éradiquer que des cafards dans un grenier.

La mise en scène est plutôt faiblarde, entendez par là que malgré la tension ambiante, vous n'allez pas sursauter à chaque minutes. Pas de montage serré comme les cordons de la bourse d'un producteur, pas d'esbrouffe, même pas une jolie photo pour rattraper le tout (il faudra attendre le troisième volet pour cela).

Les acteurs font un bon boulot, et jouent juste. Pas de chichi non plus à ce niveau là. Je ne relèverais pas la performance de Sigourney Weaver[]Sigourney Weaver
- Alien la Résurrection
- Alien³
- Aliens
car elle ne vole pas plus haut que celles des autres.

Le point fort d'Alien ne réside pas non plus dans la musique, totalement inconsistante, mais plutôt dans son approche de la thématique SF, comme je l'ai préciser en introduction. Par contre, force est de reconnaître que cette approche audacieuse et forte intéressante n'est servie en rien par un scénario à la limite du foutage de gueule !

Je m'explique. Désolé pour ceux qui place Alien sur un piédestal, mais il serait peut-être temps de l'en redescendre. Le scénario est béton, très bien enchaîné (problème de rythme dû au montage à mon sens, mais non imputable au scénar), élimination des protagonistes au goutte à goutte, montée de la tension... bref, que du bon. Mais pourquoi sacrifier une fin avec des rebondissements minables (et j'insiste) et surtout nous prendre pour des cons au passage. Que le premier qui est la victime d'une traque à mort, dont ses chances de survie frisent le zéro absolu, qui rebrousse chemin pour affronter les pires emmerdes pour récupérer un putain de chat me jette la première pierre ! Mais franchement, c'est risible de non crédibilité ce truc.

Bref, la fin est pour moi une fin bâclée, qui sape un peu le reste du film. Non seulement on nous prend pour des cons, mais qui plus est ces diverses rebondissements sont télégraphiés et se ressembles, ce qui fait que la fin se déroule en absence de tension, de pression sur le spectateur, et qu'elle devient synonyme de sentier imposé vers le générique salvateur.
critique créée le 01 janvier 2001 et mise à jour le 01 janvier 2001
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