Monsieur Brochant est un éditeur, vivant dans le confort et dans l'élite intellectuelle. Chaque mercredi, lui et ses amis se retrouvent autour d'un fabuleux festin : un dîner de cons. Plaisir de tous les sens, ce repas non seulement satisfait leurs appétits, mais également les amuse, puisque chaque convive doit amener un hôte, un être précieux, bref un con !
Mais voilà, Pierre n'a pas trouvé de con, il déprime quand l'un de ses amis lui téléphone, et lui conseille un petit gros qui lui a tenu la jambe dans le train. Il s'agit de François Pignon, qui travaille au ministère des finances et qui a pour passe-temps la construction d'édifices en allumette. Si ! C'est dire si Mr Brochant est content. Oui mais, voilà l'imprévu, il se tord le dos, donc dîner remis. Mais Mr Pignon vient, et c'est Mr Brochant qui va devoir se le coltiner toute la soirée. Surtout que sa femme le quitte.
Et oui, un malheur n'arrive jamais seul. Toute la soirée va donc consister à récupérer sa femme, mais ce n'est pas une tache aisée, avec l'autre emmerdeur, qui s'avère en plus d'être con, être maladroit, idiot et plutôt sous-évolué.
Quoi qu'il en soit, la suite est une série de quiproquos (j'ai pas de correcteur orthographique, alors svp...) passant par une belle promesse de contrôle fiscale.
Voilà une belle petite comédie française, où je l'avoue, j'ai bien rigolé, mais quelques petites choses m'ont tout de même génées. Détails !
Déjà, avant d'être un film, il faut rappeler que c'est une pièce. Une pièce comme on sait tous qu'elle est meilleur en public, avec des rires et des émotions plus palpables. Qui plus est quand
Veber
Francis Veber
- Le dîner de cons
, déjà auteur de la pièce, décide de conserver les unités de temps, d'action et de lieu, à son huis clos. Même si cela n'est pas étouffant au théatre, ça le devient au cinéma. Prendre plus de recule, et remanier le scénario pour profiter des atouts du cinéma aurait été agréable.
Bon, ne nions pas notre plaisir, les acteurs sont succulents, sauf
Prevost
Daniel Prévost
- Le dîner de cons
, qui joue comme d'hab, et qui ferait mieux de me foutre une paix royale en prenant de très longues vacances, merci
Daniel
Daniel Prévost
- Le dîner de cons
! Sinon, la musique est de l'ordre de l'inexistant, ce qui confirme que la transition pièce/film n'a pas été poussée. Bref,
Veber
Francis Veber
- Le dîner de cons
s'est contenté de filmer sa pièce, plus ou moins. En ce qui concerne les gags, certains sont irrésistibles, et heureusement, tandis que d'autres sont relativement éculés. J'ai bien apprécié
Villeret
Jacques Villeret
- Le dîner de cons
qui fait le Belge au téléphone, car cela montre une évolution des mentalités en France, avant, quelqu'un qui se foutait des Belges nous faisait rire, maintenant on rigole aussi, mais parce qu'on se fout de la gueule du mec qui imite. Bon, ben moi je me comprend, c'est le principal...
Une autre touche négative, qui elle m'a pronfondément énervée : l'aspect gentillet du film. La fin plutôt morale, genre c'est celui qu'on croyait le plus con qui l'est, et patati et patata... beurk. Bref la fin est pourrie. Mais le contraire aurait été étonnant. Il semble de plus en plus vrai que le cynisme et le sophistiqué dans l'humour soit le propre de l'anglais.