Synopsis
Tout ceci prend place pendant la guerre 14-18, que certains appellent la grande guerre, et que je vois pas comment la guerre peut être grande, mais enfin, on n'est pas là pour parler de ça. Simon est dans les tranchées et pas de pot, ou plutôt si, vu l'époque, il est blessé. Ce qui lui vaut de partir en repos, se faire examiner par un médecin en arrière du front, lui et quelques autres poissards (dont l'excellent Jugnot).
Dans cet endroit, il apprend du médecin qu'il a eu de la chance de pas crever de sa blessure, et que du coup, comme il a de la chance, ben il va y retourner, sur le front. Et que sa convalescence va durer juste un mois, le temps de rencontrer Marthe, jeune institutrice, dont le fiancé est toujours au front.
Bon, il la courtise, et ça marche, et les deux font l'affaire. Et comme Marthe est en relation avec le médecin, ben Simon peut rester s'il veut. Le problème, c'est que vis-à-vis des autres, il peut pas, et donc il retourne au front, où d'ailleur il rencontre le fiancé de Marthe, mais bon, ça se passe pas si mal. J'ai vu pire.
Au retour de la guerre, le fiancé de Marthe et le docteur (Bernard Giraudeau) viennent la voir dans son nouveau commerce de libraire, et lui annoncent, que tient donc, quelqu'un l'attend dehors, et oui, dans ce film ça fini pas mal pour une fois.
Critique
Oui d'accord, raconté comme ça, ça donne par hyper envie d'aller le voir, mais voilà, derrière une histoire simple d'amour, ce qui notons le est encore rare, le réalisateur et scénariste en même temps nous montre le sentiment amoureux dans sa plus grande pureté. Ce qui est tragique dans le film n'est pas l'histoire d'amour, mais bien la guerre. Ce point de vue est peu fréquent et plutôt risqué. En effet, pas de clichés usagés pour faire pleurer bébert, si on pleure en voyant ce film, c'est juste qu'on a saisi le message, et la beauté de ce dernier.
Côté mise en scène, c'est très classique, la photo est pas terrible, et le film aurait gagné à être un peu plus coloré. Je sais que ca colle pas avec l'époque si on colore de trop, mais y'a des limites. Pourtant un bon usage est fait des températures de couleur. Les extérieurs sont bleus (froids et pluvieux) et les scènes distantes de la guerre (chez la copine du docteur) sont chaudes. Pour en revenir plus simplement à la mise en scène, on peut dire que
Jean-Loup Hubert
Jean-Loup Hubert
- Marthe
s'est attaché avant tout à montrer une histoire d'amour pure, sans l'entourer d'artifices scéniques. Bref, de l'austère.
Les acteurs maintenant ! Le couple vedette du film s'en sort plutôt bien. Je suis assez fan, faut le dire, de
Clotilde
Clotilde Courau
- Promenons-nous dans les Bois
- Le Poulpe
- Marthe
(si vous avez des photos, hein... je me répète mais quand même), et pourtant, force est de reconnaître (et l'avis est partagé par d'autres (ouais, bon, un autre ;-)) que son jeu en début de film n'est pas naturel. Elle récite son texte et ne le vit pas. Heureusement tout cela va en s'améliorant, et son jeu disparaît pour laisser place à la passion de son personnage.
Guillaume Depardieu
Guillaume Depardieu
- Marthe
- ... Comme elle respire
m'a surpris. J'avais pas aimer
les Apprentis, et là, faut bien le dire, il est parfait. Il prend son rôle à bras le corps et porte les sentiments masculins (les plus durs à faire ressortir) au plus haut de leur sommets. Les seconds rôles sont parfait, il n'y a rien à ajouter.
Bernard Giraudeau
Bernard Giraudeau
- Marthe
et
Gérard Jugnot
Gérard Jugnot
- Marthe
jouent à merveille, et le film émane de leur présence dès qu'ils sont là. Pourtant on sent les efforts de Jugnot pour se mettre en retrait (efforts louables, mais ratés) par rapport aux deux protagonistes principaux.
La musique.... ouais, ben j'y ai pas vraiment fais gaffe, ce qui est mauvais signe tout de même.
En conclusion, ce film vaut le coup d'oeil, et le prix de la place de ciné. J'y était allé avec une mauvaise optique et ce que j'ai vu m'a fait totalement regretté d'avoir eu une mauvaise optique en y allant (ceci est un
mea culpa). Bref je vous le conseille, surtout si vous aimez les émotions pures (je sais que j'insiste sur ce mot, mais c'est ce qui m'a marqué).