une critique par Guns
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Synopsis
Moui... Assassin(s) est un film long, très long, qui reprend l'idée de la passation de pouvoir d'un vieil assassin, -oups pardon : artisan- à un jeune désœuvré de la banlieue parisienne (le lieu importe beaucoup, car c'est du Kassovitz, et que si c'est pas dans la banlieue, il peut pas faire un film !).

Alors tout commence de façon invraisemblable, et c'est le gars Mathieu qui s'y colle pour nous la raconter. Il a rencontré M. Wagner (Serrault, qui est peut-être la seule chose dans ce film à justifier le prix d'un ticket en tarif réduit, et encore, vu la longueur, c'est majoré. En plus, il cabotine... mais je vais y revenir). M. Wagner est un tueur professionnel, héroïnomane, qui devient très vieux et qui n'a plus toute sa tête. Il vient de commettre un double meurtre dans un supermarché. Bon, alors là je vais interpréter, parce que c'est pas clair du tout. Il semblerait que Max (c'est Mathieu) sache que c'est le vieux qu'a fait le coup, car il le suit et se retrouve à cambrioler son appartement. La chose toute tremblante lui tire dessus, puis pouf, y s'invite chez la mère de Max, c'est un moyen comme un autre de rencontre Max et de lui proposer du boss.

Bon, il lui propose son boss. Pour cela, il l'éduque. Chose peu aisée soit-disant dans le film, puisque Max est un jeune des banlieues, et que bon... Bref, Wagner l'emmène buter un vieux (un autre) en guise d'éducation. La scène de l'apprentissage est d'une longueur, qu'on aurait le temps de faire un stage du G.I.G.N pendant ce temps. Bon, ce qui est marrant, c'est que le vieux est un "pro", et qu'il enseigne au jeune la technique de l'artisan. Je voudrai pas être mauvais public, mais un tueur à gage, même pas pro, ne laisse pas ses empreintes partout en disant c'est moi le coupable venez me chercher !

Quoi qu'il en soit, il apprend donc à Max que la clé du métier c'est de laisser traîner ses doigts partout. Et que voilà. Tout ça nous a déjà amener à un bon tiers du film, au passage on voit Serrault en train de danser dans une boîte de nuit, Mathieu et son pote Mehdi "enculé" Benoufa en train de vider des chargeurs de 45 balles (si si) dans une BMW qui explose comme si son réservoir pouvait être touché (ils tirent du côté gauche et dans mes souvenirs lointains, le réservoir est à droite sur les bm...faudra vérifier).

Bon j'abrège j'en ai marre. Ca fini en couille, c'est même le réalisateur qui le dit.
Critique
C'était l'histoire, maintenant, voici ce que j'en pense (âmes sensibles barrez-vous).

Comme d'habitude, le rebelle de la banlieue fait son cinéma et dénonce une société dans laquelle on fait ce qu'on peut, parce qu'on a pas le choix. Enfin je crois, parce que c'est là que le bas blesse, c'est qu'à force de se regarder filmer, Kassovitz[]Mathieu Kassovitz
- Amen
- Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
- Assassin(s)
oublie un peu son histoire, et s'éparpille dans tous les sens. Serrault[]Michel Serrault
- Assassin(s)
est le seul acteur qui sait jouer la comédie, Mathieu[]Mathieu Kassovitz
- Amen
- Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
- Assassin(s)
n'étant pas crédible du tout dans le rôle, et peu convaincant. Quant au jeune Mehdi[]Mehdi Benoufa
- Assassin(s)
, il s'en sort avec les honneurs, mais il est un peu jeune pour qu'on lui demande de faire passer quelque chose de plus fort. Car les personnages ne sont pas forts. Le vieux tueur à gage aurait pu être froid (ce n'était pas incompatible avec le fait qu'il perde la tête) mais le cabotinage de Serrault[]Michel Serrault
- Assassin(s)
, tout content d'être entouré de jeunes apparemment, fait tomber tout respect qui aurait pu naître du personnage.

Bon, jusqu'à présent, j'ai jamais aimé Kassovitz[]Mathieu Kassovitz
- Amen
- Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
- Assassin(s)
, ni comme acteur, ni les sujets de ses films, trop commerciaux pour être honnêtes. Mais La Haine avait une qualité que personne ne peut lui enlever : c'était très bien réalisé. Une photo sublime et un sens de la caméra assez incroyable pour quelqu'un de si jeune. Ici, point de tout cela, une stylisation poussée au maximum, des effets de caméra incessamment répétés (les travellings avant : merci de l'avoir souligné Ricky) accompagnés d'un mélange de genre assez gerbant, cassent tout ce qui aurait pu être la roue de secours du film. La photo n'était pas belle, et coller des pubs dans le film, ça gave. OK, c'est pour faire genre télé, et faire prendre conscience aux gens que ce qu'ils voient c'est aussi à la télé. Mais justement putain, je viens pas au ciné pour voir la tronche de PPDA. Et quand je sors du film, il me reste dans la tête Nike, Puget ou je sais pas comment ça s'écrit, et Coca. C'est lamentable.

En conclusion, je suis vraiment déçu par ce téléfilm que j'aurais pensé plus inspiré, et dont j'attendais beaucoup (trop ?) de la réalisation. Dommage.
critique créée le 01 janvier 1999 et mise à jour le 01 janvier 1999
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