Austin Powers est un agent spécial qui sévit dans les années 1960. A l’époque où il suffisait de dire à une personne qu’on veut coucher avec elle pour que ça se fasse. Bref, à cette époque bénie, un maître du mal, le Dr Denfer, est l’ennemi juré de Austin Powers. Mais ce dernier réussi toujours à le vaincre.
Afin de pouvoir mettre la main sur le monde, Dr Denfer a une super technique. La cryogénisation, qui lui permet de se mettre off line quelques années. Dégoûté mais jusqu’au-boutiste, Austin se fait également cryogéniser. 30 ans plus tard, on doit le dégeler car le terrible Dr Denfer est revenu semer la panique sur notre belle civilisation, et réclame une rançon hallucinante pour ne pas faire sauter une pauvre ogive nucléaire au centre de la terre.
Mon dieu quel excellent film. D’aucuns pourraient croire qu’il s’agit là d’un navet pur et simple, mais que nenni. Chaque lourdeur, chaque niaiserie, a fait l’objet d’une étude ciblée et est parfaitement volontaire. On ne peut qu’applaudir une telle audace.
Rapidement, le film est réalisé par un enfant de 12 ans qui n’est ni gaucher, ni droitier, et qui d’ailleurs ne doit pas avoir de main, la musique est à la limite du supportable pour toute personne qui a le bon goût d’ignorer ou de maudire cette période maudite de régression de l’humanité que furent les années soixante. Les acteurs dans ce film sont catégorisables (ce qui est toujours sympathique pour celui qui veut faire une critique, ça permet d’aller vite), et des catégories, il en existe trois (enfin, j’en ai recensé trois). La catégorie des anodins en premier, il s’agit des personnes qui viennent dans ce film pour faire soit de la figuration muette, soit parlée, mais qui savent que c’est purement alimentaire. La catégorie des simplets ensuite, il s’agit des acteurs ou actrices qui prennent du bon temps à faire le débile devant l’écran, on notera dans cette catégorie
Elizabeth Hurley
Elizabeth Hurley
- Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
- Austin Powers
, qui devait être ravie de jouer dans un film grand public et qui n’a pas trop compris la portée de son acte. Enfin, la dernière catégorie est un peu spéciale, puisqu’il n’y a que
Mike Myers
Mike Myers
- Shrek
- Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
- Austin Powers
qui s’y trouve, c’est la catégorie des acteurs complètement dégénérés qui en plus de ne pas savoir jouer font les cons et font monter ma tension (catégorie également nommée « catégorie
Clavier
Christian Clavier
» de temps en temps).
En effet, et là je prends un nouveau paragraphe pour parler de la chose.
Mike Myers
Mike Myers
- Shrek
- Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
- Austin Powers
ne sait pas jouer. C’est un fait, il n’a jamais rien fait de bon, et on aurait du l’abattre à la sortie de
Wayne’s World. Mais en plus de démontrer qu’il sait parfaitement incarner le lourd en incarnant le rôle principal, il décide de jouer le maximum de personnage et donc d’alourdir d’autant plus le film de sa présence.
Niveau scénario, rien de bien palpitant, il s’agit d’une parodie tout ce qu’il y a de plus classique, avec ses clichés et ses clichés. Nonobstant la lourdeur du foutage de gueule général du film parodié (James Bond), ils ont cru bon d’ajouter des scènes parodiant d’autres films, dont par exemple
2001, l'Odyssée de l'Espace (2001: a Space Odyssey), et je leur sait gré de tous mourir la gueule ouverte.
Reste que la recette fini par fonctionner, après avoir vider jusqu’au dernier soubresaut des neurones du public, le film finira par faire sourire, on se dit alors qu’il a gagné son pari et qu’on est bon pour un séjour à l’HP.
Ne nous méprenons pas, je ne donne pas un clap parce que quelques rares plaisanteries m’ont fait sourire, mais bel et bien parce que j’ai vu les suites, et comme elles sont pires ...