une critique par Guns
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Synopsis
Nous sommes à Londres en 1593, la peste règne et une odeur nauséabonde se diffuse lentement dans l'atmosphère... à moins que ce ne soit dans le ciné (?!). Quoi qu'il en soit, dans ce petit village qu'est alors Londres, deux théatres se disputent la clientèle de crasseux qui traînent. L'un des directeurs de théatre va alors voir son protégé, un certain Will Shakespeare, écrivain peu connu, et en tout cas le peu qu'il l'est, ce n'est pas grâce à son talent.

Comme en ces temps reculés théatre rime avec comédie grassouillette (si seulement on pouvait leur envoyer clavier, qu'ils se le tapent un peu aussi), Will veut donc écrire une histoire de pirate avec une femme et un chien, et tout ceci - qui n'a je vous rassure rien de zoophile dans l'âme - il n'en a pas la première ligne. Et c'est un de ses concurrents mais néanmoins amis (qui au passage va crever) qui lui glisse la première phase de sa pièce.

Bon, passons sur les préliminaires, de toute façon, j'ai plus l'âge... alors Will met en place sa pièce et l'écrit au fur et à mesure qu'elle se répète. Vient alors un jeune garçon à la voix féminine et à la poitrine suffisamment développée pour ne pas tromper Stevie Wonder, dont Shakespeare veut impérativement la présence. Le jeune garçon est donc engagé, et Will se confie à lui en lui disant qu'il est totalement amoureux de Viola de Lesseps, qui, par un fortuit hasard, se trouve être le garçon déguisé (si je vous emmerde z'avez qu'à lire en diagonale). Suite à un baiser volé par le jeune adonis (et surtout parce qu'on le lui dit) Will comprend enfin qui est le jeune homme. Ils font donc l'amour comme des bêtes, et il lui pique sa virginité le salaud. C'est pas que ca avance pas, mais là on en est pas sortie. Alors la pièce se monte, et là je me marre (Cf. critique), puis les quiproquos à 0,75 euros. (Attention, si quelqu'un veut bien me mailer l'orthographe de quiproquo, merci). En fait, je m'aperçoit que je ne vous ais pas affranchi : la grosse farce deviendra Roméo & Juliette, le superbe drame, que Shakespeare lui-même va jouer.

Ainsi il en va de la vie, Viola, mariée un week-end pluvieux, doit partir avec un gentilhomme aux colonies et laisse derrière elle son beau Will, qui du coup va se gagner un max de thune en enchainant avec la "Nuit des Rois", cette autre superbe pièce de Shakespeare...(je viens de me rappeler qu'il existe le copier/coller et que ca fait un paquet de fois que je me tape ce p**** de nom à frapper! ça me vénere!).
Critique
Alleluïa, Gloria, Frustra...ce film laisse un goût amer dans la bouche. Un peu comme lorsque l'on se rend compte qu'on a perdu une partie de sa précieuse vie en connerie sans nom. J'exagère, mais à peine. Que ceux qui se sentent d'attaque lisent le reste, les autres peuvent aller se taper leur copine, je comprendrais.

Procédons par étape : déjà il faut situer que j'ai vu ce film peu de temps après la mort de SKphotoStanley Kubrick
- Eyes Wide Shut
- Shining
- Barry Lyndon
qui m'a donné l'occasion de revoir quelques uns de ses chefs d'oeuvres, et qu'en plus nous nous situons en fin de partiels qui m'ont foutu à plat. Alors il se peut que j'ai été un peu intransigeant...

Ca n'excuse rien !

Ce film commence assez bien, puisqu'il créé une ambiance agréable car assez bien réussie même si très superficielle de l'Angleterre moyenageuse. Quoi qu'il en soit, en ce temps là l'Angleterre était constamment sous le soleil, ce qui doit leur filer des regrets. Cette ambiance agréable est renforcée par une très belle photo avec des couleurs chatoyantes, fortes agréables, ainsi qu'une très belle caméra, avec des mouvements fluides et très bien accompagnés quoique mal cadrés parfois. Ceci se présente de bonne augure.

Je ne m'étendrais pas sur la bande son qui doit certainement exister en CD et que je vous conseille donc d'éviter comme la peste, car outre le fait qu'elle me brise le peu de tympan qui reste, elle est extrémement monotone. Si!

Les acteurs sont mignons, dans le sens où tout le monde il est beau, du moins les héro(ine)s. Et que tous le monde au passage il est gentil. Soyons franc, les acteurs sont agréables, mais le film ne leur demande pas non plus de performances inoubliables. Faut pas déconner quand même. Au passage pour ceux comme moi qui trouve que Gwyneth Paltrow[]Gwyneth Paltrow
- Iron Man
- Shakespeare in Love
a un physique bien agréable, alors vous pouvez allez voir le film pour voir une paire de nibard par deux reprises, mais je vous dis franchement qu'on trouve mieux et plus durable (genre photo sur certains site...). Quitte à parler des acteurs, autant parler du machin qui fait Shekaepse...Shakspre... Will, car je dois dire que sa tête ne me revient pas ; j'y peux rien, ça doit être physique, mais toujours est-il que sa gueule m'énerve. En fait, elle m'enerve dans ce film, car si il jouait par exemple zorro, je m'en foutrais, et pas seulement parce qu'il aurait un masque la moitié du film, mais parce qu'il a plus la gueule à ça, qu'une gueule de s..Will.

Le scénario quant à lui, allie gaiement trouvailles, repompage et fouttage...en fait, on peut le voir de deux façon ce scénar : (1) une histoire pour gosse (2) une succession de clichés à chier. Admettez qu'en toute bonne foi (ceux qui me connaissent : arrêtez de vous marrer!) c'est un choix assez restreint et quelque peu limité au niveau du plaisir. En fait, et là c'est très personnel car apparemment j'étais le seul à penser cela en sortant, mais je me suis fais chier par le manque de rythme, ou plutôt la lenteur effarante du rythme, et par cet enchainement de clichés sans saveur. A ce propos, j'ai dis dans le résumé que je me marrais quand il montait la pièce. Mais oui, forcément qu'on se marre. De toute façon c'est ça ou pleurer. C'est vraiment les films qu'on se fait quand on est gosse, ou tout le monde nage dans le bonheur, c'est la fraternité et l'amitié montrés et montés à leurs paroxysmes. Alors quand on voit les rixes, qui finissent par une bonne poignée de main si ce n'est pas pire (une accolade), putain on se dit qu'on est en plein dans un soap !

Alors oui, ça m'a saoulé. Et c'est con car il y avait pour une fois une légéreté de mise en scène bien agréable, que j'ai rarement le plaisir de retrouver. Les acteurs n'étaient pour l'ensemble pas mauvais ni antipathiques (sauf qui vous savez), la musique était naze mais elle coulait avec le film... mais alors ce putain de scénar coule le film, à un tel point qu'on pourrait presque le refiler à zidi[]Claude Zidi
ou poiré pour en faire une merde comme à l'accoutumé. C'est vraiment dommage. Donc, un petit deux étoiles pour un film qui récolte mine de rien 13 nominations (lesquelles ???????) à une cérémonie bien navrante.

Nota post-critique : et hop, 7 oscars... à croire qu'ils les font au kilo maintenant. C'est définitif, entre la connerie de boat et c'te rade, les oscars sont à mes yeux totalement décrédibilisés.
critique créée le 01 janvier 1999 et mise à jour le 01 janvier 1999
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