Jeff Lebowski, auto-proclamé Le Dude (le tocard), rentre chez lui à moitié défait. Deux malfrats lui sautent dessus et commencent à le tabasser. Notre cher Dude essaye de comprendre, puis lorsqu'il saisit qu'il est confondu avec un millionnaire homonyme, il tente de l'expliquer. Sa dégaine ayant certainement fait beaucoup à l'affaire, il arrive à convaincre les agresseurs de sa bonne foi. Néanmoins, les loubards étant ce qu'ils sont, l'un d'eux part après avoir uriner sur le tapis du Dude. Tapis d'une incroyable valeur, puisqu'il harmonisait la pièce.
Le Dude est alors bien décidé à faire payer au riche millionnaire son tapis. Ce faisant, il se trouve mêlé à une sordide histoire de kidnapping. Pour lui venir en aide, ses partenaires de Bowling ne seront pas de trop.
Certes, j'ai été plutôt bref sur l'histoire. Je ne cache pas que je vais être bref également sur la critique. Que le premier qui a envie de raconter et critiquer un film des frères
Coen me jette la première pierre. De toute façon la note que j'attribue est plutôt explicite. Nous avons en effet un film d'une inutilité totale, purement jouissif. Comme disait
Oscar Wilde
Oscar Wilde
, l'art est inutile. Nous sommes donc bien en présence d'art. Et quel art !
En effet, la réalisation est soignée ; sans être totalement effacée, elle laisse tout de même la place aux protagonistes. Les cadrages sont propres et le cameraman n'avait pas succombé à l'épidemie de tremblote qui semble faire des ravages à notre époque. Les couleurs sont éclatantes et très contrastées, l'alternance des luminosités semble vouloir nous déstabiliser et nous faire ressentir l'absence de "rythme" du Dude. La musique ne m'a pas déplu sans toutefois me marquer outre-mesure.
Il me semble nécessaire d'insister sur les acteurs, qui sont tous autant qu'ils sont purement excellents.
Jeff Bridges
Jeff Bridges
- Iron Man
- The Big Lebowski
dans son rôle de "perdido" est convaincant, avec sa manie de chanceller d'avant en arrière, d'être instable, non réveillé et de tourner au pétard et à l'alcool.
John Goodman
John Goodman
- Divine mais Dangereuse
- O'Brother
- The Big Lebowski
est vraiment irrésistible dans son rôle de taré, légèrement dégénéré, fou de guerre.
Steve
Steve Buscemi
- Interview
- The Big Lebowski
reste le même, fidèle à lui-même, et figurant un peu comme un survivant de
Fargo, genre de signature des frères
Coen, clin d'oeil destiné à nous remercier d'avoir aimé
Fargo, de la même façon que, c'est sûr, on aimera
The Big Lebowski.
Pour finir, c'est donc un film que je conseille vivement. J'aime à le redire, mais ce film ne traite de rien. Petit clin d'oeil de ma part au passage à ... ;-) mais oui,
The Big L. ne parle de rien, et l'histoire superficielle qui fait la surcouche ne sert qu'à pretexter un moment de pure délire cinématographique, aboutissant au plaisir du spectateur (pour une fois qu'on le prend pas pour un con en masquant l'inintérêt d'un film avec des effets spéciaux!).