une critique par Guns
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Synopsis
Will Hunting est un gosse plutôt bagarreur, vivant de petits boulots, et dérivant de la délinquance vers le grand banditisme, si on n'y fait pas gaffe. Mais voilà, Will est aussi un petit génie. Faisant le ménage dans une fac du coin, il résoud un problème de maths que le prof a eu la brillante idée de mettre sur un tableau dans le couloir. Bref, son génie éclate aux yeux de ce prof.

Will n'est pas seulement un génie des maths, il se démerde bien en histoire aussi comme le montre le passage dans le bar privée de Harvard, où ses connaissances clouent un jeune con. Valait mieux que ce soit ses connaissances plutôt que ses poings, car c'est un violent le jeune Will.

D'ailleurs, il est en tôle quand le prof de maths le récupère. Il lui dit qu'il peut le faire sortir à condition que primo il bosse les maths avec lui, et deuxio il consulte un psy. Will est pas chaud, mais accepte. Là, les psys défilent, Will les bâche à chaque fois, en mettant au grand jour leur incompétence ou homosexualité (Will est aussi un très fin psychologue) (ha oui, c'est aussi un beau gosse, puisqu'il se tape une fille trouvée justement dans le bar de Harvard).

C'est alors que notre cher ami le prof de maths déniche un de ses vieux camarade de fac qui est psychiatre, le meilleur de la terre sûrement. D'ailleurs, c'est le seul que Will va accepter, avec du temps et de la patience de la part du psy. Bref, le psy est la clé de la liberté.

Tout ça fini que Will va retrouver la fille de ses rèves (la jeune dont je parlais à l'instant) pour vivre avec, il n'est plus violent, et c'est toujours un génie, mais il s'en tape. Ca va juste l'aider à trouver du boss.
Critique
Bon, il faut l'avouer, c'est un film divertissant et agréable à voir, d'où le 2/4 attribué. D'un autre côté, la réalisation est sans relief et sans saveur. Elle n'est pas assez personnelle. Le scénar est légèrement démago sur les bords et la musique, j'ai oublié, mais on m'a dit qu'elle était bien.

Les acteurs sont biens, Robin Williams[]Robin Williams
- Will Hunting
nous ressort le jeu du Cercle des Poêtes disparus et Matt Damon[]Matt Damon
- Les infiltrés
- Eurotrip
- Ocean's Eleven
est sympa, même si son physique de boeuf me ferait plutôt me foutre de sa gueule.

Je conseille ce film juste pour la détente, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser être le but premier du film, il n'entraîne pas une réflexion. Le message du "regardez plus loin avant de juger, comprenez l'autre, soyez tolerants et pas hâtifs..." et j'en passe, est trop flagrant pour être crédible. Sincérement, tant de bons sentiments finissent par saouler la tête.

Dans Orange Mécanique (A Clockwork Orange), Alex, qui est un génie à sa façon, devient gentil et tout et tout, mais justement, ça rate et basta. Ici, Will qui est le parfait rebelle steréotypé, perd toute agressivité (pourtant nécessaire aux USA, pour ce qui est de survivre j'entend) et devient sensible, doux. Alors bien sûr il y a des trucs très bien dans ce film, mais c'est noyé dans la miévrerie (ça y est je l'ai dit) et c'est bien dommage.

Je noircis volontairement le tableau, pasque je suis pas de très bonne humeur aujourd'hui (note post-critique : quelques mois après, et de bien meilleur humeur, je suis encore plus sceptique sur l'intérêt de voir ce film, attendu que sa niaiserie est certainement ce qui me reste de plus fort maintenant... à bon entendeur), mais allez-y, vous passerez un bon moment, mais venez pas gueuler après moi si le film ne vous aura rien apporté, je suis du genre à dire que je vous l'avais dit.

PS : la photo est belle.
critique créée le 01 janvier 1999 et mise à jour le 01 janvier 1999
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