affiche Le Royaume Interdit
une critique par Guns
Jason est une sorte de râté, un nerd du film de kung-fu, un peu comme toi et moi quand on était petits. Sauf que lui est déjà assez grand, et qu'il pense encore qu'en regardant une paire de film de karaté il pourra abattre un arbre à grands coups de chi.

Ce jeune homme aime à roder dans Chinatown, notamment dans la boutique d'un vieillard sénile et près de ses sous, mais qui regorge de bon vieux films de kung-fu (les vieux, les bons).

Dans ce même quartier, une bande de loubards (on le sait, ils sont habillés en noir) menée par un adepte du taekwondo (ce sport de barbare tellement naze qu'on a pas fait de film dessus, contrairement au kung-fu) décide de venir piquer les sous du vieil homme en se servant du jeune bouffon, mon pote Jason.

Si vous avez du mal à suivre, c'est pas de chance parce que je viens de vous raconter les 2 premières minutes du film, celles qui nous font nous demander si on va pas simplement arrêter là, et se barrer voir un vrai film.

Le braquage tourne mal, et en tentant de fuir, Jason embarque un vieux bâton de combat. Les loubards le rattrapent, et pas de pot, Jason tombe dans le vide... mais pendant sa chute, le bâton le transporte dans un autre lieu, autre temps ...
Ce film est extrêmement bizarre. Déjà je tiens à m'envoyer quelques fleurs pour mon résumé. Si. Car j'ai bien laissé un gros cliffhanger, que je vais me faire un plaisir de virer un peu plus bas. Que le lecteur se rassure, ce gros spoiler sera annoncé à l'avance.

Passons très vite sur la mise en scène, le metteur en scène me fait penser à un jeune avocat assigné d'office. Il n'en a rien à faire que vous ayez tué votre femme (surtout qu'après, con comme vous êtes, vous avez brûler le matelas ...), mais il est payé pour vous défendre, alors il fait son travail du mieux qu'il le peut. Notre metteur en scène ici fait la même chose, il fait son maximum, mais il sait que tout le monde s'en tape.

Soyons honnête, si on viens voir ce film, c'est pour voir les deux pépés du kung-fu, qui sont en même temps les deux monstres vivants du cinéma d'action honk-kongais, j'ai nommé Jackie Chan et Jet Li.

Je ne sais pas pour vous, moi je matte des films avec Jackie Chan depuis que je sais appuyer sur le bouton lecture d'un magnétoscope (pour la jeune génération, c'est un truc qui lit des cassettes (note pour la jeune génération : les cassettes c'est comme des dvd, mais en rouleau)).

Quant à Jet Li, j'avoue avoir découvert tardivement, mais avoir pris conscience assez rapidement du monstre que c'est (merci Il était une fois en Chine (Wong Fei Hung)).

Là, on nous propose un film avec les deux monstres. C'est comme un western avec John Wayne et Clint Eastwood, ou mieux, comme quand on était petit et qu'on s'imaginait Cobra contre Albator, ou Sangoku contre Ken, ou plus tard devenu adulte quand on imagine un porno lesbien avec Brigitte Bardot et Jane Birkin Laetitia Casta.. BREF, c'est le délire, la panacée, l'orgasme cinématographique annoncé.

Et cet orgasme, je dois dire que pour moi il a eu lieu.

Soyons francs, ce film n'est pas très bon. Le début nous place vaguement dans un monde imaginaire, qui flirte avec mes potes de Zu, qui nous place avec le roi singe (salut Sangoku tiens justement) mais qui très très vite tombe dans le Karaté Kid
Oui vous avez bien lu. Bon ok, on sent que c'est la référence forcée, mais ça reste quand même lourdingue.

Par contre, on a le droit à notre scène de combat entre Jackie Chan et Jet Li, et là, c'est bon, c'est grand, c'est jouissif. En plus, les mecs ont le bon goût de faire durer ce combat, pas loin de 8 minutes. Vu le reste du film on souhaiterai que le combat dure 1 heure. On est pas dans la meilleure scène de kung-fu vue au cinéma, très loin de là, ce n'est même pas très rapide ou spectaculaire, mais on s'en fout : c'est Jackie Chan contre Jet Li les gars !

Mis à part cette scène, le film est plat. Ma tendance hormonale naturelle m'a fait accorder beaucoup, mais alors beaucoup d'attention au personnage de Ni Chang, mais franchement à la fin, tout retombe comme un soufflet vraiment loupé.

En effet, à la fin, notre gang de loubard retrouve notre héros. Je veux bien que nos 5 jeunes méchants soient très cons, mais que personne ne trouve étrange que Jason soit en parfait état après une chute de plusieurs étage sur le bitume, non. Ca me gonfle. Qu'ensuite ces mêmes jeunes l'attaque de nouveau à grand coup de taekwondo, juste pour le prétexte de laisser à notre jeune Héros le loisir de montrer son nouveau talent martial, c'est la goutte d'eau. Ca gâche franchement le spectacle qu'on a eu avant et qu'on aurait pu apprécier.


Au final, un film qu'on aurait tort de bouder en dvd, c'est vraiment le support idéal, ça permet de se caler dans un coin de canap' avec un truc à grignoter (chose qu'on ne devrait jamais faire en salle) et de prendre son pied avec quelques scènes.
 
critique créée le 23 mai 2009 et mise à jour le 23 mai 2009
Informations de copyright - contacts - aide - proposition de dons - conditions d'utilisation - ol'skoul