Les mangemorts sont en train d'étendre leur main mise sur le monde des sorciers, c'est une nouvelle année placée sous de tristes augures qui débute à Poudlard.

Heureusement que nos jeunes sorciers ont les hormones en ébullition, cela les divertit de l'arrivée imminente de la moooooort (bruit de fond angoissant vlad).
N'y allons pas par quatre chemin, je suis contraint de mettre 3 étoiles à ce film même si je pense 2, tout simplement parce qu'il s'agit du meilleur opus de la sage Potter sur grand écran et que j'ai déjà mis 2 étoiles aux films précédents (enfin, une partie d'entre eux)

Soyons clair, les acteurs des "minots" commencent enfin à savoir jouer, ce qui n'est pas un mal au bout de 8 ans. J'ai une petite larme émue en pensant à Emma Watson qui arriverait presque à faire transiter une émotion dans cet épisode, performance !

La mise en scène est un peu plus obscur qu'à l'accoutumée, mais il faut dire que l'histoire s'y prête déjà un peu mieux. En effet, dans la saga Potter, c'est à partir de ce tome que se construit la noirceur qu'on attendait depuis le début (franchement, des sorciers sans magie noire ça ne rimait à rien).

En parlant du livre, c'est bien encore une fois lui qui nous pose un problème. Ce tome est un tome clé, c'est la charnière de l'histoire et l'élément le plus important pour comprendre qui est qui, qui fait quoi, où on est et surtout où on va. Qui plus est ce tome a créé une vive émotion lors de sa parution, et l'attente du tome final n'en a été que plus vive. Or là, comme disent les anciens, il s'avère qu'en 2h30 de film, on a la quasi totalité de ces constructions qui passe à la trappe. Alors oui, on nous bassine avec les pulsions hormonales de ces ados qui n'en peuvent plus de pouvoir se rouler des pelles dans un château médiéval, mais quid de la psychologie ?

Parce que, comme cela a déjà été noté dans la critique de mon camarade Ricky, encore une fois la présence de Rogue se révèle anecdotique. Et si à chaque fois ça m'a offusqué, simplement parce que Alan Rickman est une brute de bon acteur, cette fois ça me révolte parce que c'est le personnage clé de ce chapitre. Et la relation qui se créée entre lui est Harry Potter est essentielle. C'est elle qui conduit le tome final !

On aborde un peu la psychologie de Tom Jedusor, on aborde vaguement la notion d'Horcruxe, on reste distant de l'éducation magique de l'année (on a hélas encore le droit à leur foot de daube), on a une poignée de gros mots (non présents dans les livres, vf ou vo) et des ados en rut. C'est peut-être beaucoup, mais c'est trop peu par rapport à la densité du livre et les choix exercé ne me paraissent pas des meilleurs pour le tome final.

Cependant, et pour conclure, une interprétation très bonne des seconds rôles, un meilleur jeu des jeunes, une mise en scène soignée, font qu'on ne doit pas bouder notre plaisir.
 
critique créée le 20 décembre 2009 et mise à jour le 20 décembre 2009
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