Dans une période antique (comprendre dans le passée mais vaguement flou quant à la précision temporelle, du moins à quelques millénaires près), un forgeron finlandais tente de créer un artefact qui lui permettra de conserver l'espoir d'être enfin réuni avec sa bien-aimée.
Bon c'est vaguement loupé, puisque l'artefact s'avère en fait être une sorte de gros aimant pour un démon qui voit la-dedans plutôt l'occasion de déchainer l'enfer sur terre.
Pas de chance donc, notre héros entre donc dans un cycle de réincarnation qui le fera se redécouvrir de nos jours, dans le nord finlandais, toujours en lutte avec son amour.
Soyons très honnête, je n'ai pas vraiment compris ce film. Enfin disons plutôt que je n'ai pas compris l'imbroglio qui lui sert de trame.
Premier film finlandais de Kung-Fu, il a au moins le mérite de l'originalité. A dire vrai j'ai rarement vu passer de tels ovnis dans le 7èeme art contemporain. Maintenant que cela est posé, il faut comprendre que de base les légendes chinoises ne sont pas les plus simples à comprendre pour mon cerveau étriqué (il n'y a qu'à lire ma critique de
La Légende de Zu (Shu shan zheng zhuan) pour s'en rendre compte) mais quand il s'agit de carrément mêler légende chinoise et légende finnoise, qui plus est en alternant le finnois et le mandarin à l'écran, et en changeant également de lieu et d'époque comme de chemise, ça me donne une assez bonne excuse.
La mise en scène est proprette, malgré que le réalisateur soit l'un des responsables de ce capharnaüm scénaristique. Les plans s'enchaînent bien, la qualité photographique est indéniable et il en va de même pour la musique, qui accompagne agréablement l'ensemble.
Les acteurs sont bons, mais c'est très dur de s'en rendre compte. Déjà parce que voir une sorte de viking parler mandarin et faire des saltos arrières, c'est un choc mental, mais en plus parce qu'on leur a visiblement demander de masquer leur émotions au maximum (ou alors on a atteint le paroxysme émotionnel finnois, ce qui me surprendrait). Les combats sont de façon surprenante assez bon, même si on a abusé des effets de ralenti. La présence chinoise, notamment au travers de
Zhang Jingchu
Zhang Jingchu
- Le Guerrier de Jade
(rhaaaa :love:) est de très bonne facture, et au final on se surprend très vite à ne plus l'être (surpris) de ce curieux mélange.
On l'aura compris, le film vaut clairement le coup d'oeil, on ne peut qu'applaudir des deux mains tant d'originalité et d'audace, d'autant que c'est accompagné d'une belle réussite cinématographique. Alors pourquoi suis-je aussi sévère sur la note ? Franchement d'emblée j'aurais mis 3/4 à ce film, mais la complexité de l'histoire rendant sa vision des fois un brin pénible me pousse à charcler (tu la sens la pénibilité la ?)