Un homme décide tout simplement d'abattre sa femme et commet pour cela le crime parfait.
Un jeune procureur décide tout simplement de quitter son boulot et de passer du côté des méchants, c'est à dire avocat de la défense, il commet pour cela une erreur parfaite : s'occuper du crime parfait de l'autre pour sa dernière affaire.
La Faille est un film particulièrement intéressant puisqu'il établit les faits dès le départ : un homme dessoude sa femme, de la façon la plus vicieuse qui soit en plus puisqu'il s'arrange pour que le policier le premier sur place soit l'amant de ladite épouse.
Bon je ne vous ait pas gâché grand chose puisque c'est vraiment le tout début. Le film part en effet de cet état de fait pour nous montrer un affrontement entre deux personnes qui jaugent chacune de l'intelligence de l'autre, et surtout de son point faible, n'ayons pas peur des mots : de sa faille.
(tada

)
Ce genre de film est assez casse-gueule et peut très vite devenir particulièrement ennuyeux si on n'a pas le droit à un casting parfaitement choisi. Or c'est le cas ici, avec en particulier
Anthony Hopkins
Anthony Hopkins
- La Faille
- Le Silence des Agneaux
qui nous régale ici d'un jeu tout en subtilité (contrairement à d'autres acteurs vieillissant, il ne tombe pas dans le cabotinage). Le scénario est bien desservi par des acteurs qui rendent bien leur personnage. Le film est également très bien filmé, avec une photo soignée, des choix de cadrage judicieux et un montage assez dynamique malgré le côté relativement statique imposé par l'histoire.
Au final on a donc un excellent film, très plaisant, dans la catégorie des policiers assez sombres. Un film d'acteurs qui prend le temps de mettre en place ses mécanismes pour distillé un réel plaisir au spectateur. On regrettera cependant (ça aurait été parfait) le côté commercial qui se traduit par la présence féminine franchement non justifiée dans ce film d'homme de
Rosamund Pike
Rosamund Pike
- La Faille
- Meurs un autre jour
, très bonne au demeurant mais parfaitement inutile, ainsi que la légère facilité de la fin, qui du coup est lisible trop longtemps à l'avance.