La Moustache
une critique de Guns 2
Synopsis
Marc Thiriez est un architecte de talent (mais en est-il autrement dans les films), et il est super fier de lui, il décide, un jour comme ça, de se raser la moustache.

Oui ça peut paraître pas grand chose comme ça, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour lui ça veut dire beaucoup.
Critique
Franchement ce film est plutôt à percevoir comme un expérience cinématographique que comme un bon film. Voilà d'entrée de jeu j'ai tout dit, je pourrais plier bagage, malheureusement le concepteur du site impose 1000 caractères minimum.

La Moustache est un film qui ne raconte strictement rien, du moins si l'on s'attend à une histoire bien établie énoncée dans un mode narratif commun. Il s'agit plutôt de nous placer en tant que témoin d'une crise psychologique. Alors oui, mais laquelle? Crise identitaire, certainement, crise paranoïaque, aussi. Crise de la quarantaine ?

C'est un vrai méli-mélo psychologique au centre duquel se trouve notre pauvre architecte, très bien interprété par Vincent LindonphotoVincent Lindon
- Chasseurs de Dragons
- La Moustache
du reste, en compagnie plus ou moins partielle de sa femme, Emmanuelle DevosphotoEmmanuelle Devos
- La Moustache
- Peut-Être
qui est tout à fait à l'aise dans son rôle, sans toutefois crever l'écran.

L'intrigue se déroule dans une ambiance parfois amusante, parfois lourde, dans laquelle la musique à toute sa place. La photo est quant à elle complètement basique.

La force de ce film réside dans le paquet d'interrogations qui en découle. Et comme le metteur en scène n'est autre que l'écrivain, on se dit qu'on a la chance d'avoir des réponses. Si ce n'est dans le livre ni le film, au moins ce sera en interview; Que nenni, quand on demande à Emmanuel CarrèrephotoEmmanuel Carrère
- La Moustache
des explications, il n'en a pas. Quand on lui demande de quoi parle ce film (c'est la question la plus récurrente, il faut avouer qu'elle se comprend) , il ne le sait pas lui-même ...

Et là moi, ça me gonfle. J'ai l'impression, au bout d'un moment de ne plus être le témoin d'une crise identitaire mais d'être l'acteur d'une crise d'ennui. Le film passe d'être brillant à être barbant, et la fin, où le protagoniste est coincé dans un continuum spatio-temporelle (bangkok, de nos jour) pendant 20 pù^*$ de minutes a fini de m'achever.

Au final, ce film laisse un goût amer d'échec. On a vu des mauvais films, c'est courant, mais là on sait qu'on vient de voir un bon film qui n'a pas abouti, telle une chenille splendide qui donne un papillon tout grisâtre. Les 2 claps sont là pour récompenser les acteurs et l'originalité du sujet. Un troisième aurait du récompenser le film dans son ensemble. Dommage.
critique créée le 14 octobre 2010 et mise à jour le 14 octobre 2010
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