Un an s'est écoulé depuis le retour des quatre mouflets dans notre monde. On imagine la rage d'avoir été rois et reines, d'avoir vécu la puberté, d'avoir certainement éprouver des plaisirs adultes et de devoir se retrouver dans la peau de quatre mômes insupportable, dans un pays en guerre, sans magie, sans rien et devant en plus se plier à volonté d'un entourage nauséabond.
C'est quand le spectateur se fait la réflexion que se produit une déflexion (...) dans l'espace-temps qui aurait fait trémousser la tignasse d'Albert. Notre quatre comparses se retrouve aspirer sur une île superbe (mais il fait toujours beau à Narnia ou wtf?) qu'il ne (re)connaissent pas. Après exploration rapide des lieux, ils découvrent leur ancien château. Et oui, 1300 ans se sont écoulés à Narnia... qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, envahie par les Telmarins, des saloupiots de la pire engeance qui ont détruit presque tout ce qui faisait l'essence de Narnia, à commencer par sa magie.
Heureusement, certains ont su garder la foi, et le retour des quatre mousque... gamins réussira peut-être à changer le cours de l'histoire du maguenifique monde magique ...
N'y allons pas par quatre chemins, surtout que le chiffre quatre commence à me taper quelque peu sur le système. Ce deuxième volet des aventures de Narnia est moins bon que le premier qui déjà si on s'en souvient n'était pas non plus suffisamment bon pour se trémousser devant une webcam avant de poster les vidéos sur youtube, compromettant ainsi une carrière dans la politique où l'on se doit d'être exemplaire et de ne jamais ouvertement dire qu'on apprécie les mondes féériques et imaginaires, surtout sous LSD.
The man with the Midas touch
Quoi qu'il en soit puisqu'il s'agit de l'exercice consacré, je vais m'atteler à critiquer de façon constructive le film. Je vous invite à lire ma critique de
Le monde de Narnia : chapitre 1 - le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique vu qu'en fait on est devant un copier-coller en tout point. Sauf l'histoire, manquerait plus que ça.
Pince-mi et ... bref
Je me dois de préciser que les effets spéciaux se sont améliorés, on nage pas non plus en pleine transe, mais vu le niveau moyen du premier volet, c'est agréable qu'un effort fût fait. La tournure précédente ne devant pas être française, on va enchaîner.
Les acteurs ont grandi, ils se sont pris trois ans dans la face et malgré tout, ils n'ont toujours pas appris à jouer, c'est fort dommage pour le coup, même si l'expérience "Harry Potter" m'avait appris qu'il fallait une moyenne de 7 films pour que des mouflets commencent à savoir faire transparaître plus de 2 émotions. Mais je suis méchant. Vilain le Guns...
Bref, on se tape quand même un jeu plutôt pénible.
c'est nous qu'il a traité de pénible ?
Alors pour l'histoire, on a quand même des personnages en plus, on a par exemple toute une pelleté de nain. On devrait surement dire un terme politiquement correct, genre troll de petite taille, mais adepte et fan de fantasy, un nain restera toujours pour moi un nain, qu'on arrête de me courir avec cette hypocrisie amiante qui semble être devenue la norme. Par ailleurs, pour faire bonne mesure et parce que depuis justin bieber il semble devenu évident que seule une tronche de minet décérébré peut faire mouiller de la fillette, on a bien sûr coller le beau gosse obligé du film, dans la peau du personnage central : le Prince Caspian.
Une pomme et un enfant, vite !
Franchement, on a le droit à une bataille fracassante, et c'est tout. Ce volet est déplorable. Il traîne en longueur, les acteurs donneraient des envies de suicide à un comique, et on est juste agacé tout du long, pas du tout transporté dans l'univers magique de Narnia. Les tournures ampoulées des discussions, l'incohérence de l'histoire, les querelles de gamin auront raison du plus zen des spectateurs.
Au final, ça se regarde comme ça, distraitement, je plains les personnes qui ont claqué une place de cinéma pour ça. On trouve bien sûr bien pire, c'est pour ça que magnanimement je colle une étoile au truc.