Deux Filles d'Aujourd'hui
une critique de Guns 3
Synopsis
"H"annah
Annie est une jeune étudiante de psycho, qui trouve pour s'héberger une chambre dans un appartement où séjournent 2 filles. L'accueil est sauvage, et attention, c'est pas Hannah, mais "H"annah, avec un H qu'on entend que lui. Les deux filles en place se moquent ouvertement de la gueule d'Annie (au sens propre du terme : elle a une sorte de croute sur le visage...) mais comme on dit : ça créé des liens. Mais tout cela n'est que souvenir pour Annie qui rejoint aujourd'hui Hannah à Londres. Le temps d'un week-end. Le premier contact depuis 6 ans n'est pas le plus chaud du monde. Bref, l'accueil d'Hannah est tendu (enfin, c'est mon sentiment). Les deux filles ressassent le passé avant d'occuper leur week-end. Tout y passe, y compris les souvenirs de Ricky.

Ri -Heu-Ri-Heu- Ricky - ya know...
Ricky est un jeune homme fort bien fourni au niveau de la masse pondérale. Bref il est gros, et semble aveugle, vu qu'il n'ouvre jamais les yeux. Il est lui aussi en psycho et semble souffrir d'une tare génétique aggravée qu'on appelle la timidité (et ça me semble ne pas être la seule tare dont souffre le malheureux), puisqu'il bégaye comme c'est pas permis et ne trouve pas ses mots. Pour une bonne description : prenez quelqu'un d'assez gros, habillez le en noir, puis servez lui 30 whisky-bières en cul-sec et un sachet d'aspirine : vous avez alors Ricky. Bon, en fait il est accroc d'Annie, mais elle refuse ses avances... et patati et patata il nous refait une déprime et hop... oublié le gars Ricky... Jusqu'à ce fameux week-end. Car en effet ...

Le week-end...
Les deux jeunes femmes croisent lors de ce week-end toutes leurs relations de l'époque, histoire de bien leur faire prendre conscience d'un coup leur position. En fait, pendant ce week-end, Hannah a prévu de visiter des appartements car elle veut déménager. Et c'est au cours de ces visites que les rencontres se font et que le souvenir fait se resserer une amitié qui paraissait un peu lâche.
Critique
Haaa.. ça fait du bien un bon film de temps en temps. Celui-ci est relaxant, émouvant et sans bavure. Mike[]Mike Leigh
- Deux Filles d'Aujourd'hui
s'investit totalement dans la vie de ses deux héroïnes. J'avais déjà bien aimé Secrets et mensonges, mais là on touche à la perfection dans l'art d'émouvoir avec la routine, avec le souvenir. C'est filmé tout en douceur, avec les temps forts qui arrivent pile-poil au bon moment. C'est pas compliqué, on dirait une partition.

Les performances sont remarquables, surtout notre gars Ricky, qui malgré toutes ses tares et ses défauts, n'en est même pas attachant. Non, ce qui l'est, c'est la relation entre les deux femmes. Une relation d'amitié qui repose uniquement sur des souvenirs en commun. En effets, souvent Mike[]Mike Leigh
- Deux Filles d'Aujourd'hui
nous fait observer qu'elles n'ont aucun goûts en commun. C'est donc sur la seule base du souvenir qu'elles ont construit leur relation fraternelle. Bien sûr, au départ y'a pas de souvenir, je veux dire que le premier lien qui se créé vient de la complicité instinctive unissant les jeunes. Et au cours de ce week-end, tous leurs souvenirs vont remonter, renforçant ainsi leurs liens. Tout cela, Mike[]Mike Leigh
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nous le fait passer avec une aisance incroyable. Il est fort cet homme là. Le cinéma anglais ne s'est jamais aussi bien porté et en voici encore une preuve.

Nous avons donc un très bon film, qui mérite sa note de 3 étoiles. Je ne peux pas lui coller la note de 4, car je la réserve aux chef-d'oeuvres, aux films intemporels. Et celui-ci même s'il est plaisant, n'en est pas moins labile. Bref d'ici 2 ou 3 ans, seuls quelques cinéphiles s'en souviendront, même moi je l'aurai oublié. De plus, malgré la faible durée du film, on trouve quand même des temps morts ! Comble de chez comble pour un film qui nous dit tant de choses en si peu de temps. Bref, il manque encore un peu de rythme pour atteindre la plénitude.

Pour conclure, on peut dire que Mike Leigh[]Mike Leigh
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a trouvé avec ce film sa patte, son milieu de prédilection, et un univers qui lui est particulier. Mais il lui manque encore une notion de rythme, et une petite touche d'incidence... tout cela est en effet trop sobre.
critique créée le 01 janvier 1999 et mise à jour le 01 janvier 1999
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