Synopsis
Dans un futur que je qualifierai audacieusement de proche, nous avons commencé la colonisation de notre système solaire. Fou que nous sommes, nous avons souhaité également coloniser d'autres lieux (et par conséquent d'autres temps, mais ce n'est pas sujet).

Un brillant ingénieur a mis au point un vaisseau doté d'un système révolutionnaire capable de le faire voyager plus vite que la lumière. Si vous n'avez jamais entendu parler des trous de vers de l'espace, soyez rassuré, c'est de cela qu'il s'agit mais on ne vous en parlera pas non plus dans le film.

En gros, il s'agit de réunir une quantité d'énergie suffisante pour créer son propre raccourci dans l'espace et le temps afin de se retrouver instantanément propulsé à l'autre bout de l'univers. Problème théorique : ça ne marche pas mais en plus on ne sait pas où l'on va se retrouver. C'est ce deuxième point qui est exploité ici.

En effet, le système a semble-t-il fonctionné puisque le vaisseau en question a disparu près de Neptune (normal, s'il se trouve à l'autre bout de l'univers il ne peut plus émettre d'ondes). Quoi qu'il en soit le film débute 7 ans plus tard, lorsqu'un signal est difficilement capté dudit vaisseau.

Une mission de sauvetage est alors envoyée sur place. Enfin... à la recherche du vaisseau. Cette mission compte à son bord une poignée d'homme et de femme triés sur le volet ainsi que le concepteur du vaisseau disparu. Au fur et mesure que la mission approche du vaisseau, ils parviennent à décrypter plus ou moins bien le message. Et finalement ils le trouvent leurs maudit vaisseau.
Critique
Un film brillant, fantastiquement joué et magnifiquement mis en scène, basé sur un scénario robuste ne sont pas les premiers mots qui me sont venus à l'esprit après avoir vu ce film. C'est plutôt "quelle déception" (bon ok j'exagère c'était en réalité "quelle bouse" mais bon).

Déjà le premier point à noter c'est la réalisation poussive, voire lamentable selon certaines opinions (c'est la mienne en l'occurrence dans les deux cas mais ça dépend de l'humeur du jour), qui à elle seule parvient à saboter tout ce qui pouvait ne pas l'être de base. Des plans mal choisis, des cadrage réalisés de façon certainement aléatoire (il serait temps d'ôter les dès de 10 aux réalisateurs). La photo ne vient en rien aider au film, on pourrait plutôt dire qu'elle aide au massacre. Lunettes infra-rouges chaudement recommandée pour réussir à voir quelques choses (pour info c'est le même chef op. qui a commis la même médiocrité dans Aliens).

Ensuite nous avons des acteurs dans ce film. Manifestement vous devez connaître les deux principaux. Ca tombe plutôt bien vu que les autres sont de toute façon liquéfiant d'absence et de non-jeu. Je reste surpris que Sam Neill[]Sam Neill
- Event Horizon : le Vaisseau de l'au-delà
- Sirènes
et Laurence Fishburne[]Laurence Fishburne
- Mystic River
- Matrix Revolutions
- Matrix Reloaded
aient acceptés de jouer là-dedans, si c'était un film français on pourrait soupçonner une fiscalité mal gérée, mais là même pas. J'en suis arrivé, après enquête, à la conclusion qu'ils ont lu le scénario et ont imaginé autre chose. Quoi qu'il en soit, si l'on détecte une once de jeu chez eux, ce n'est pas Paul Anderson[]Paul Anderson
- Resident Evil
- Event Horizon : le Vaisseau de l'au-delà
qu'il faut remercier, puisqu'il ne semble en rien les aider. A vrai dire sa direction paraît être tellement absente que je me demande si le monsieur était sur le plateau lors du tournage. Sam Neill[]Sam Neill
- Event Horizon : le Vaisseau de l'au-delà
- Sirènes
et Laurence Fishburne[]Laurence Fishburne
- Mystic River
- Matrix Revolutions
- Matrix Reloaded
ont donc du compter sur leur propre talent. C'est bien les gars, mais vous n'étiez pas aidé. Allez, pensez à autre chose.

Musicalement on nage dans le médiocre pour friser des fois le pétage de couilles en bonne et due forme. Cela reste surprenant quand on connaît Michael Kamen[]Michael Kamen
- X-men
- L'Arme Fatale 4
- L'Invitée de l'Hiver
, ou alors c'est un nom d'emprunt qu'un farceur à utilisé. Bref ça ne restera pas dans les annales des BOF.

MAIS QUE RESTE-T-IL A CE FILM ? Oui ça fait 14 fois que vous scrollez la page pour vérifier la note du film, ça fait donc 14 fois que vous voyez que j'ai mis 1 clap alors qu'ouvertement jusqu'alors je pense foncièrement 0. Simple il y a deux principales raisons à cela :
1 - Je suis impressionnable
2 - Le scénario
Oui le scénario, si dans sa structure narrative et dans la plupart de ses idées pioche dans tout ce qui a été fait auparavant (Alien, le Huitième Passager (Alien), 2001, l'Odyssée de l'Espace (2001: a Space Odyssey)...) il apporte quelques nouveautés conceptuelles qui sont intéressantes, et qui auraient pus non seulement sauver le film du désastre, mais être la trame d'un excellent film si l'on avait bien voulu y mettre un réalisateur.

Oui je suis impressionnable, et le scénario met en scène des situations assez excellentes, fait monter la sauce de façon très satisfaisante (c'est un peu dommage qu'on comprenne tout bien avant qu'on nous le dise, mais la façon de nous le dire compense). Qui plus est je suis facilement sensible aux scènes chocs, ça me plait et j'en redemande. Alors quand je vois le capitaine du vaisseau disparu tenir ses yeux à bout de bras et nous lancer des menaces en latin, oui je trouve ça assez fort, oui j'aime bien.

En fait, c'est la fin du film qui sauve à peu près tout le reste du naufrage absolu. On sombre dans le glauque, limite le gore par moment, et cela nous donne des regrets sur la lenteur incroyable qui a amené tout ça.

Spoiler section :
Pour insister sur la trame valable du scénario, on peut dire que le fait de provoquer un voyage spatial qui consiste en un allez-retours dans l'enfer, le chaos, est brillant. Pourquoi suis-je aussi catégorique sur ce qui semble être une banalité allez vous me dire. Parce que la plupart des films qui prennent place dans l'espace sont truffés de conneries physiques. Ici, ils peuvent nous ballourder autant de conneries qu'ils veulent, à partir du moment où l'on quitte la SF pour entrer dans le Fantastique, voir l'horreur, tout est permis. Et concevoir que le voyage a dépassé les tréfonds de l'univers, à franchi ses limites, et de part ce fait est entré dans une autre dimension (une dimension divine) m'a franchement plu. Le problème c'est qu'on pourrait disserter sur cet unique point pendant des pages, sans avoir de réel rapport avec le film, je me stop donc là avant d'entrer des mes délires de psychotique.


En bref, Event Horizon est à voir pour pouvoir le critiquer après, et seulement pour ça. A voir aussi si l'on veut se donner quelques frissons (c'est possible).
critique créée le 20 mars 2002 et mise à jour le 20 mars 2002
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