Tout commence lorsqu'un voleur de génie dérobe d'une superbe et très chiante façon un tableau de merde dans une des plus hautes tours du pays (US) : l'Empire State Building. Si c'était forcément lui ! Mais holala, quelqu'un mate notre voleur : qui cela peut-il être, un flic, un complice ??? On s'en pose des tas de question au début du film.
Suite au vol, une compagnie d'assurance qui est enervée de casquer envoie son (sa) meilleur agent, qui en l'espace de très peu de temps, a réussi à modéliser en 3D OpenGl l'intégralité du casse, et qui a remarqué sur une bande vidéo numérisée la présence d'un voleur pendant la vente aux enchères de ce tableau... oui, elle connaissait le mec. Oui les ventes aux enchères sont filmées. Oui, elles sont aussi toutes numérisées sur le réseau de l'assurance. Oui, elle a le meilleur algorithme de zoom du monde qui peut zoomer en faisant un despeckle du feu de dieu sur la tête d'épingle censé représenter le voleur...
Oui, je continue. Notre agent très spéciale décide de prendre notre voleur la main dans le sac, et pour cela, elle se fait adopter (à Londres) par celui-ci qui l'emmène dans son manoir (au passage ce n'en est pas un). Là on y voit LE rebondissement du premier quart d'heure de film : c'était elle qu'avait piqué le Rembrandt, et c'était lui qui l'espionnait et qui le lui avait piqué par derrière...
Bon, elle lui explique qu'elle veut faire un casse pour piquer un masque en plastoc, et patati et patata, qu'on s'entraîne genre gi's, voire marines...Puis on fait le casse, mais le voleur, qu'a sur écoute tous les téléphones d'Angleterre, a entendu sa nouvelle coéquipière dire à l'assureur pour qui elle bosse que tout se passait bien et qu'on l'aurait la main dans le sac... (ce qui est idiot attendu de la suite du film).
Après avoir fait ce braquage, donc, elle lui explique que tout cela (tableau à la con + masque en toc) ce n'est que pour payer une pauvre copie rétinienne à la mord moi l'noeud pour pouvoir pirater un ordinateur d'une banque d'Asie (oui on voyage dans le film), où qu'ils sont pas Y2K compatible... bref on s'enlise.
Après un abracadabrant hold-up, ou en 10 secondes (hahahahahaha, timing mal géré par le scénariste cf. critique) elle détourne 8 000 000 001,17 $ (si j'ai fait méga attention au chiffre). Mais comme elle est aussi très con, elle débranche la prise réseau de sa bécane ce qui déclenche la troisième guerre mondiale dans la banque (au passage tout le monde s'en fout vu qu'ils fêtent le réveillon).
Comme c'est gnan-gnan, tu te doutes bien, ami lecteur, que y'a un accroc : elle se fait arrêter car Sean n'est pas tant un voleur qu'un agent du FBI, mais il s'arrange pour faire en sorte qu'il reste à la touffe un milliard de dollars, un flingue, un visa, un passeport, un café l'addition merci...
HO PUTAIN !!!
J'en ai vu des niaiseries, mais y'a des fois où ça fait mal. Alors c'est un film en couleur avec des acteurs dedans et un réalisateur qui brille par son absence. La musique est au bord du pourri, mais reste parfaitement harmonieuse avec le film. La photo est à la hauteur du reste : inexistante.
Parlons un chouille de l'actorat : on a le gars
Sean
Sean Connery
- Haute Voltige
- Chapeau Melon et Bottes de Cuir
- Indiana Jones et la Dernière Croisade
, qui joue son rôle, tranquille, faut dire qu'il commence à être rodé le gars, avec toujours ce genre de rôle. Mais avouons qu'il s'en sort plutôt pas mal. En fait, je dis ça mais c'est idiot, je trouve que les acteurs s'en sortent tous pas trop mal, et d'ailleurs je ne comprends pas Première qui prétend que
C. Zeta-Jones
Catherine Zeta Jones
- Haute Voltige
n'est pas crédible, car trop énervante. Je ne suis pas d'accord, son rôle est énervant, mais il ne faut pas confondre la performance d'acteur et le niveau de nullité du rôle. De toute façon, tout cloche dans ce film. Alors il est vrai que ses "ballets" peuvent être énervants (oui, ça m'a énervé), mais faut bien une cloche dans le film...
En fait, ce qui me brise avec ce genre de film, c'est la pitié qu'inspire le scénar. Outre le fait que le film n'est qu'une succession de clichés basiques et éprouvés, le film utilise des pauvres rebondissements à deux balles (anciens) qui ne sont ni explicites, ni crédibles, ni intéressants, voire même pas rebondissants. A ce propos, il est intéressant de noter que le titre VO : "entrapment" signifie manipulation, et donc peut préparer le spectateur à ces rebondissements... ça sert à ça un titre, ainsi que le tagline... quoi qu'il en soit, un crétin, de l'académie certainement, a décidé que "Manipulations" c'était pas top moumoute, et que
Haute Voltige, 'tain ça sonne mieux... Alors il serait temps de flinguer les connards de ce genre,
Haute voltige, c'est crétin comme nom, et ça décribilise
Sean
Sean Connery
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qui n'a plus l'âge de voltiger !
Je ne m'égare pas, je m'apitoie. Bon, J'en reviens au scénar, pour dire que trop de petites incohérences nuisent au film, mais que ce n'est pas si grave que ça... enfin, quand ça devient des incohérence grosse comme un porte-fusée Ariane V si !
Déjà ce qui me gonfle, c'est l'usage bidonné de l'informatique, si t'as lu le synop plus haut, t'as du te rendre compte que les bécanes sont un siècle en avance. Soit. Secundo les plans "casse du siècle", c'est gentil, mais point trop n'en faut comme disait l'autre. Le plan je balance sur mon compte 8 milliards en 10 seconde c'est pas mal non plus comme billevesée.
Pour justifier ce piratage de haut vol, le film se base sur Y2K... et là je me dis : tiens en Asie y fêtent l'an 2000 ??? C'est bizarre vu que leur nouvel an est méga décalé, m'enfin, c'est ma géographie qui est à revoir ! Bon, ensuite, la chtite dame, elle a détraqué l'horloge atomique (rien que ça !!!) pour qu'à partir de 23h00 heure locale Kuala Lumpar (ou un nom dans le genre) 1/10ème de seconde soit retiré toutes les minutes. Pourquoi ? c très simple : la banque pour le Y2K bug décide de couper les com. pour 30 secondes à minuit. C'est le temps qu'il lui faut pour se connecter sur l'ordinateur central de la banque (avec protection rétinienne, code d'accès, empreinte anale). Puis il lui faut 10 secondes pour faire sa transaction. Voilà.
Oui mais moi c'est le genre de connerie qui me sape le moral et le film : de 23h00 à 0h00, il y'a 60 minutes. Donc, 1/10ème s par minute = 6 secondes ! et pas dix bordel. Quand un fait un scénar pour un film de deux heure on fait qd même gaffe à ce que l'argument maître du dernier casse (le plus important) du film se tienne... chais pas moi, ca fait très fouttage de gueule quand même.
Déjà là, tu m'imagines en train de péter le siège du ciné... bon, c'est pas grave, ils en ont d'autres. Mais alors la fin... ouyouyouille... alors la fin, le rebondissement d'une superball rachitique à moitié bouffée par un clebs. C'est nul, mais dieu que c'est nul. Comment
Sean
Sean Connery
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a-t-il pu dénoncer la fille, en précisant le braquage de la banque, et en faisant en sorte que le fbi récupère 7g$ et pas 8 ??? alors que c'est sur le même compte quoi.
Bon, ce n'était qu'un autre détail, mais dans le genre on achève bien les chevaux la fin se pose là. Et je n'ai même pas parlé de la parti de cache-métro sur la dernière séquence.
Pourquoi que le gars Guns y colle une étoile à c'te daube ? Ben primo, je sais pas non plus. Deuxio, certainement parce que
Sean Connery
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et la
Z-J
Catherine Zeta Jones
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forment un couple plutôt agréable, qui semble s'amuser (ça en fait au moins deux) et que c'est pour moi une raison suffisante. Ca m'est déjà arrivé du reste d'agir de la même façon pour la même raison.