Forum principal du site, consacré au cinéma et à tout ce qui s'y rattache.
  • -Critique du film Bienvenue à Gattaca par Freddy par cineguns, le 16/06/02 à 11:39 - pas de réponses

    Bienvenue à Gattaca
    1997 - 1h 41m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Imaginez notre monde actuel, avec les découvertes scientifiques que l'on va faire dans la cinquante d'années qui vient, et ce plus particulièrement dans un domaine : la génétique. La Génétique, avec un grand 'G', parce que c'est elle qui, en quelque sorte, nous détermine, nous défini de manière parfaite. Après tout, notre corps ne peut-il pas se résumer à 46 chromosomes ? Dans ce monde où la Génétique n'a plus de secret pour l'homme, elle est devenue quotidienne. Ainsi ne nous demande-t-on plus de passeport ou autre carte d'identité, mais simplement une goutte de sang, un peu de salive, un cheveu, enfin bref, n'importe quelle chose pouvant contenir de l'ADN. Notre connaissance de l'ADN humain est telle que dès la naissance, on peut connaître la date de notre mort, ainsi que les raisons de cette mort, et ce en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Aussi, les hommes se servent de la génétique pour déterminer ce que chaque individu, ou plutôt, chaque génome, va faire de sa vie. Si l'on a la malchance de ne pas avoir été fécondé et modifié in-vitro, les défauts de notre corps feront que l'on ne pourra pas accéder aux emplois les plus qualifiés. Bien sûr, cela n'est pas officiel, et même interdit, mais, devant la facilité d'obtenir et d'analyser ce fameux ADN, que voulez-vous faire ou interdire ?

    Le fait est que Vincent (je suis sûr que ce nom a une signification spéciale, mais je m'en souviens plus) est un enfant naturel, pas un enfant modifié, et que, presque par voie de conséquence, il n'est pas parfait : son cœur est malade, et l'on sait d'ores et déjà qu'il mourra à l'âge de 30 ans. Aussi est-il obligé de se contenter d'un poste d'homme de ménage, pardon, de technicien de surface, dans le centre de Gattaca. Aaaah ! Gattaca ! Centre de départ de toutes les explorations de l'espace (une douzaine de départ par jour), il est depuis toujours le centre d'intérêt de Vincent. Seulement, son seul droit est de regarder le départ des fusées dans le reflet des vitres qu'il vient de nettoyer, pas plus. Jamais il ne pourra partir.

    Un jour, Vincent en a assez, et se décide à changer de vie, ou plutôt, changer son identité. Pour cela, un seul moyen : devenir un pirate génétique. C'est chose faîte grâce à l'aide d'une personne au génome parfait, très au-delà de la moyenne, au QI très haut, qui considère Vincent comme un être inférieur. Malheureusement, Jérôme (c'est son nom) a été victime d'un accident grave et s'en retrouve paralysé. Impossible dès lors de faire un métier quelconque. Jérôme vend donc en quelque sorte son ADN, sous la forme de prélèvement de sang quotidien, d'urine, de cheveux, etc… permettant à Vincent de passer sans problème les très nombreux tests génétiques effectués au cours d'une journée normale.

    Ainsi commence une nouvelle vie pour Vincent, désormais connu sous le nom de Jérôme. Cet ADN lui permettra-t-il de réaliser son rêve, à savoir partir dans les étoiles ? N'y aura-t-il pas d'embûches imprévues sur ce chemin ? Je vous laisses regarder le film pour en savoir plus.


    Critique
    Bienvenue à Gattaca n'est pas un film qui a pour vocation d'attirer l'œil, et, d'ailleurs, il ne l'attire pas. Les décors sont sobres, sans vraiment de saveur, ils ont juste pour eux des courbes et des aspects reposants. Mais, d'un sens, cela est peut-être voulu, Gattaca étant le centre de la perfection, où toutes les personnes qui y travaillent sont parfaites, dans un monde propre, toujours nettoyé dans tous les coins et recoins, pour qu'aucune trace d'adn malveillante ne vienne s'y loger.

    Ce film n'est clairement pas un film que l'on a intérêt à regarder un soir où l'on veut se reposer, peinard, en mettant le cerveau sur off. Le principal intérêt du film repose sur les questions qu'il amène, en y répondant de manière indirecte, ou tout du moins de manière non explicite. Ces questions sont d'ordre éthique : faut-il ou non ficher l'ADN des individus, faut-il autoriser la modification de l'ADN afin d'obtenir des enfant parfaits, etc… Tout le film repose sur l'hypothèse que nous ayons répondu oui à toutes ces questions, et l'idée est ainsi poussée au maximum.

    L'obsession constante de Vincent pour son cacher son ADN est ainsi saisissante. De même, la façon dont les personnes jugent les autres en fonction d'une analyse de leur ADN en dis long sur leur manière de penser. Chaque personne appartient à une classe qui dépend directement de son génome, établissant un nouvel ordre social. L'un des éléments qui m'a fait tout particulièrement aimer Gattaca, c'est l'évolution des personnages : au début, Jérôme m'éprise Vincent à cause de son génome, puis, petit à petit, il apprend à l'apprécier, jusqu'à la dernière minute du film où l'on se rend compte que Jérôme a enfin compris que ce qui était important, à savoir les personnes et pas leur génome.

    Tout cet aspect éthique est donc, à mon avis, de loin le plus intéressant dans Bienvenue à Gattaca, en ceci qu'il mets en évidence les problèmes que la génétique traîne avec elle, en les amplifiant au maximum. C'est un film à voir de toute urgence si ces questions éthiques vous intéressent. Pour les autres, la vision du film peut être au choix relativement intéressante ou morne.
     
  • -Critique du film Bienvenue à Gattaca par Guns par cineguns, le 01/06/02 à 11:38 - pas de réponses

    Bienvenue à Gattaca
    1997 - 1h 41m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Dans un monde futuriste, où les progrès de la génétique ont permis la modification d'environ toutes les caractéristiques des êtres humains afin d'en faire pour les plus riches des êtres aussi parfait que votre serviteur, existe un centre de recherche spatial : Gattaca.

    L'histoire qui nous est contée se déroule à Gattaca, dans ce centre où seule l'élite travaille. Des contrôles génétiques sont effectués régulièrement sur le personnel afin d'éliminer toute intrusion potentielle de sous-classes. Bien sûr, Gattaca se veut démocratique et donc emploie des personnes qui possèdent des imperfections, mais à l'entretient.

    C'est dans ce contexte que Vincent, un être qui n'est pas parfait génétiquement (puisque souffrant d'une faiblesse cardiaque) veut entrer à Gattaca, section élite, pour pouvoir voyager dans les étoiles. Pour ce faire, il loue les services d'un être parfait, l'humain ultime, mais qui, par manque de chance, s'est vu paralysé des suites d'un accident. Vincent emprunte donc l'identité de Jerome (son urine, son sang...) et fait en sorte qu'aucune trace résiduelle de lui ne puisse permettre à un contrôle d'ADN de le griller.

    Bon on va pas aller beaucoup plus loin dans l'histoire, la base est là, ensuite viennent se greffer une romance mineure ainsi qu'un meurtre à Gattaca, qui font du coup peser les soupçons sur un "infiltré". Le flic en charge l'enquête s'avère être le propre frère de Vincent. Bref ça paraît confus mais ça ne l'est pas je vous rassure.


    Critique
    Gattaca est un film un peu particulier. Passé bizarrement assez inaperçu lors de sa sortie, certains n'hésitent cependant pas à le considérer dès à présent comme un film culte. Pour ma part je ne vous cacherait pas que je suis resté assez sur ma faim concernant ce film.

    La réalisation est très esthétique, proprette serait-on même tenté de dire. Voire un peu trop ! Elle est appuyée par une splendide photographie, aux teintes chaudes et réconfortante, qui transigent des fois avec les teintes froides du centre. La mise en scène est plutôt plate et les acteurs interprètent leurs personnages avec une certaines automatisation malvenue. On ne saurait dire que c'est mal jouer, simplement c'est sans saveur. On aurait bien quelque fois une tentative désespérée de Jude Law[]Jude Law
    - Stalingrad
    - eXistenZ
    - Bienvenue à Gattaca
    de faire quelques chose, mais à chaque fois ça nous paraît extravagant tellement ses soubresauts de jeu contrastent avec le reste.

    Que personne ne me parle de la musique, y'a vraiment pas de quoi fouetter un chat.

    Bon alors, réalisation assez terne et jeu d'acteur sans trop de saveur. Tout ça c'est moyen. Qu'en est-il du scénario ? Vous allez rire, il se situe lui aussi dans la même moyenne. De façon anecdotique je suis certain que ce scénario a du servir pour tracer un background à HL, (Morgan Freeman/Vincent Freeman ; Gattaca/Black Mesa). Oui j'extrapole sûrement et en plus, honte sur moi, je ne prend pas la peine de vérifier. Bon revenons à nos moutons. Le scénario est d'une banalité surprenante. Surprenante parce qu'on a pas l'impression d'avoir déjà vu tel scénario (par contre on a déjà du voir les mêmes éléments qui le construise séparément) mais la facilité avec laquelle on devine à peu près tout ce qu'il va se passer, du début à la fin, font au final de Gattaca un film soporifique. Je vais encore une fois me faire autre chose que des amis en ayant lâché ce mot, mais en fait je m'en cogne.

    Il en ressort un film visible, qui s'agrémente d'un fort bonne esthétisme, mais qui n'apporte rien d'autre. Bref, c'est un film moyen qui ne mérite qu'une note moyenne.
     
  • -Critique du film Battle Royale par Guns par cineguns, le 02/09/02 à 14:36 - pas de réponses

    Battle Royale
    2000 - 1h 55m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Japon. Problème d'éducation, d'insécurité, de surpopulation, bref c'est pas le paradis. Une solution a été mise en place pour palier à ceci : battle royal.

    On prend une classe, et on amène ses élèves sur une île, où ils sont encadrés par des militaires un peu spéciaux et un prof. Ici, pas de quartier, ils doivent survivre, un seul en repartira.

    Et je ne dis rien de plus. (hahahaha vous voilà bien avancé !)


    Critique
    Battle Royale est un film comme je les affectionne. Original, assez choquant, bien joué et oppressant à souhait. On ne saurait rêver mieux si ce n'est un aboutissement un peu plus dans le ton.

    Passons briévement sur la réalisation. Bien que gâchée souvent par une photo un poil terne et obscure (malgré le chef op. de A Scene at the Sea (Ano Natsu, Ichiban Shizukana Umi), dont j'avais préféré le travail d'alors), la réalisation est vive, avec un rythme assez lourd, qui joue sur nos nerfs et renforce l'aspect dramatique du film. Les acteurs de leurs côtés sont très bons, on notera avec tristesse la brièveté des apparitions de maître Kitano[]Takeshi Kitano
    - Zatoichi
    - Battle Royale
    - Hana-Bi
    , mais les jeunes qui jouent les étudiants sont vraiment très bons (une mention spéciales à certaines demoiselles dont je ne saurais pas retenir ni même écrire le nom).

    Battle Royale joue avec des images fortes, aussi bien des images explicites (montrées à l'écran) comme cette jeune fille complètement ensanglantée qui ne possède rien d'autre qu'un sourire qui semble figé mais aussi et surtout des images implicites qui se matérialisent chez nous, humble spectateur de ce cauchemar. J'entend par là, imaginer les situations et l'état d'esprit des enfants (et aussi des parents) dans les circonstances présentes. Et si ce genre de tri sur les chiards existait ?

    Ca serait vachement bien diront certains ! Bon quoi qu'il en soit, pour en revenir au film, on trouvera des allusions à Sa Majesté des Mouches éparpillées la-dedans, je tenais à le dire (enfin... moi j'en trouve). Je voudrais maintenant en venir au point négatif du film : sa fin. Non seulement j'ai pas tout capté, mais en plus en comparaison avec le reste du film je l'ai trouvée plutôt heu... comment dire ? gentille. Ok j'avoue je viens d'écrire gentille en pensant niaise. Il aurait fallu qu'il pousse leur film jusqu'au bout en faisant clamser tout les mômes (de préférence on aimerait bien voir les détails) et en n'en laissant qu'un seul survivre. Ca n'est pas la cas, tant pis.

    Bref on sent un peu le bâclé sur la fin, le grand n'importe quoi, on se demande si la fin n'a pas été réécrite pour satisfaire un public plus large. Rien de sûr mais c'est un sentiment présent.

    Si l'on excepte la fin, Battle Royale est donc un film à voir et à apprécier.
     
  • -Critique du film Barry Lyndon par Guns par cineguns, le 21/10/01 à 14:27 - pas de réponses

    Barry Lyndon
    1975 - 3h 04m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Dans l'Angleterre du XVIIIème siècle, nous suivons les pérégrinations d'un jeune garçon, Redmond Barry.
    Son histoire, qui nous mènera de son ascension jusqu'à sa déchéance en passant par son mariage et ses amours, nous rendra les témoins d'une époque.


    Critique
    Barry Lyndon, splendide épopée dramatique, est une fresque dépeignant avec brio la vie d'un homme ballotté par sa destiné. De nombreux ouvrages traitent de ce film, le considérant comme l'une des œuvres majeures de KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    et conséquemment l'une des œuvres majeures du cinéma.

    Cinématographiquement, Barry Lyndon marque d'une pierre blanche le jardin du 7ème art. On retrouve dans ce film toute la maestria de Stanley KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    avec une direction qui pousse au maniaque la gestion du détail. Les placements et les mouvements de caméra mettent tour à tour en avant Redmond Barry et son environnement. La mise en scène est du même niveau avec un double exploit : faire croire que Ryan O'Neal[]Ryan O'Neal
    - Barry Lyndon
    est un bon acteur et faire croire que Marisa Berenson[]Marisa Berenson
    - Barry Lyndon
    est une bonne actrice.

    La construction du film nécessite pour KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    plusieurs éléments extérieurs : une photographie particulière, à même de recréer l'ambiance de l'époque et de la rendre crédible, tant au niveau des intérieurs que des extérieurs ; une musique appropriée qui accompagne le sujet et s'incorpore à la notion de destiné ; une coordination des combats exemplaires, tant au niveau du particulier (les duels) qu'au niveau du groupe (les batailles).

    Avant d'entrer dans ces détails, je tiens à régler une fois pour toute les problème des acteurs. Ryan O'Neal[]Ryan O'Neal
    - Barry Lyndon
    , alias Redmond Barry dans le film, est un pantin. C'est la marionnette du narrateur, la marionnette de KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    et ce n'est effectivement qu'au statut de chiffon qu'il peut prétendre. Malgré toutes les tares dont l'individu se trouve affublé (faciès bovin et aussi expressif qu'une boule de pâte à pizza, incapacité à simuler des sentiments...) l'acteur passe incroyablement bien. Incroyablement parce qu'on ne peut pas y croire : on oublie l'acteur médiocre pour vivre les aventures d'un Barry médiocre. KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    possède ce talent de placer le personnage sur un plan situé de telle façon que l'acteur ne peut jamais déposséder le film de son sujet, que cet acteur soit célèbre ou mauvais, sa personnalité intrinsèque et son aura seront immanquablement absorbés par le personnage que Kubrick[/c met en jeu.

    Un des acteurs les plus intéressant du film sera, de façon surprenante, [c=868]Leon VitaliphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    , qui interprète Lord Bullingdon. Sa prestation, des plus moyenne, ne doit pas pour autant faire oublié qu'il sera avant tout l'assistant directeur de KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    sur différents plateaux, dont The Shining, où il s'occupera du jeune Dany Lloyd, mais également Full Metal Jacket et Eyes Wide Shut. Cette petite touche historique passée, je considère le chapitre de l'actorat comme clôt.

    Techniquement, le film s'appui sur une des photographie les plus brillantes qu'on ait pu voir à ce jour. Novateur pour l'époque, Stanley KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    exigea de John Alcott[]John Alcott
    - Shining
    - Barry Lyndon
    - Orange Mécanique
    que les prises de vue se fassent en lumière naturelle. Quoi de plus simple en extérieur, quoi de plus compliqué en intérieur. Les éclairages à la bougie étant à cette époque un des problèmes les plus épineux pour les films historiques. Comment en effet gérer cette luminosité particulière, ce brouillard d'ombres, ces vacillement incessants et imprévisibles qui peuvent générer des troubles d'éclairage à tout moment.
    Une disposition précise de bougies, et surtout leur utilisation en grand nombre permet de résoudre la plupart de ces questions. Reste cependant un point de détail plutôt pénible pour un directeur photo : l'objectif. Aucun objectif n'était capable de capter la lumière de la bougie et de rendre quelque chose de correct à l'écran. Qu'a cela ne tienne, KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    fera développer et construire ces objectifs par son équipe à l'aide de bricolages d'une Mitchell et d'un objectif grande ouverture Zeiss (50 mm, F0.7).

    A cette photographie somptueuse s'ajoute la véracité des costumes (Oscar pour cette catégorie). Un travail formidable de recherche a été effectué pour ne permettre aucune bévue. KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    le voulait : nous regardons un documentaire sur l'Angleterre du XVIIIème siècle. Un ensemble homogène tourné dans le nord de l'Angleterre et voilà le visuel de Barry Lyndon.

    Musicalement, on retrouve encore l'utilisation de leitmotivs puisés chez les classiques. Sarabande de Haendel[]Georges Frédéric Haendel
    - Barry Lyndon
    et Trio pour piano, opus 100 de Schubert[]Franz Schubert
    - Barry Lyndon
    . Les arrangements de ces œuvres viennent toujours anticiper et créer une atmosphère particulière, adaptée à une situation précise (tragique pour ces deux leitmotivs). On remarquera en alternance l'utilisation de marche militaire ou danse folklorique, musique plus ponctuelle et dont l'écoute n'annonce rien de tragique ou d'important dans la destiné de Barry Lyndon. Lorsqu'on sait l'usage que KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    fait de la musique, comme acteur à part entière de ses films, on n'est pas étonné le moins du monde de l'importance qu'elle revêt dans Barry Lyndon.

    L'essentiel de la construction de Barry Lyndon passe par son mode narratif : le commentaire. Ce commentaire est présent comme un additif à l'histoire. Ne l'entendez pas comme une partie prenante de cette histoire. Je m'explique, le film nous décrit les aventures de Barry Lyndon, sa destiné, et la musique joue son rôle d'annonce en prédisant la destiné. Le commentaire vient s'ajouter à la musique ET au film pour, non pas nous dépeindre mais, nous permettre une implication différente à l'histoire. Cette "voix off" va par exemple casser les effets de surprise du film (exemple de l'annonce qui est faite que Barry restera sans descendance lors de l'anniversaire de son fils, nous informant qu'on va suivre sous peu la mort de l'enfant), et d'un autre côté omettre sciemment de nous prévenir d'autres détails (la mort truquée de Quin). Ce choix de rendre partie prenante (pas de l'histoire je le rappelle, mais partie prenante de notre perception) la voix off s'impose pour KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    pour permettre de faire avancer son histoire de la façon le plus linéaire possible, en n'ayant pas à prendre le temps de nous montrer des points de détails qui modifieraient le rythme.
    C'est un principe de narration qui, étant par lui-même subjectif, va nous permettre de mieux nous placer dans notre rôle de témoin de l'histoire.

    D'une façon beaucoup plus subjective, que pouvons-nous retenir de Barry Lyndon ? un film d'une grande envergure, qui frôle à avec le film de cape et d'épée, le documentaire, le film de reconstitution historique, le psychodrame. Une envoûtement complet, du début à la fin. Une vision satyrique de notre condition humaine et de notre destinée. Barry Lyndon rentre pleinement dans le cadre de cette thématique essentielle à KubrickphotoStanley Kubrick
    - Eyes Wide Shut
    - Shining
    - Barry Lyndon
    : l'étude de l'humanité (cf. critique d'Eyes Wide Shut).

    Au final on ne peut que conseiller pleinement la vision de ce film, qui reste un moment de pur bonheur cinématographique. A voir et revoir sans aucune modération.
     
  • -Critique du film Baise-moi par Guns par cineguns, le 12/08/01 à 14:15 - pas de réponses

    Baise-moi
    2000 - 1h 17m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Une cité quelconque : y'a des jeunes qui bien sûr vendent de la drogue, se coursent pour se tabasser, et dedans ces jeunes, ben y'a des filles. Elles picolent en l'occurrence, et se font violer. De toute façon c'est leur lot quotidien.

    Deux d'entre elles en ont marre. L'une tue sa colocataire et l'autre son frère. Elles se rencontrent au hasard d'un métro fermé. Commence alors leur cavale, faite de violence et de sexe.

    Au final l'une meurt et l'autre se fait choper par les flics.


    Critique
    Film qui a fait grand bruit de par son passage au classement X, passage qui a eu le mérite de bloquer sa diffusion dans bon nombre de salles prévenant ainsi pas mal de monde de voir cette sombre merde.

    Mélange raté de Tueurs Nés et de Thelma et Louise agrémenté de scènes de sexe crues qui n'ont aucun autre intérêt que d'appâter le gogo, ce film n'a aucune construction, et est l'un des plus mal filmé que j'ai pu voir.

    Commençons par la mise en scène et la réalisation : inexistante l'une comme l'autre, le film est purement mal fait. La photo n'ajoute rien à l'affaire puisqu'elle est terne comme ce n'est pas permis même dans un documentaire. La caméra n'est pas stable, et se fait trop ressentir du début à la fin.

    Les acteurs et actrices quant à eux ont un énorme mérite : apparaître dans ce genre de film ruine une carrière en moins de temps qu'il n'en faut pour y penser. Les prestations sont en plus mauvaises ce qui ne sauve rien.

    La musique est inexistante.

    L'histoire est minable du fait de son absence de justification, son incohérence et sa vulgarité gratuite. Je ne rentre pas dans les détails car ça ne vaut pas coup.

    Au final, à éviter impérativement, si c'est pour bander un coup autant se louer un porno, même les plus bas de gamme sont meilleurs et mieux filmés.
     
  • -Critique du film Bad Boys par Guns par cineguns, le 13/03/04 à 14:10 - pas de réponses

    Bad Boys
    1995 - 1h 58m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Deux flics de Miami (non, ce ne sont pas les mêmes) ont un laps de temps assez court pour remettre la main sur une belle cargaison de drogue. Sinon la police des polices leur fera passer un sale quart d’heure.

    Comme si cela ne suffisait pas, ils doivent protéger un témoin essentiel (une femme) pour cette histoire, mais pour ça ils ont du échanger leur identité. Ce qui ne ravi pas forcément la copine de Mike.


    Critique
    Un film d’action, rapide et bien mené, avec des acteurs qui se marrent et de jolies explosions. Que demander de plus ? Une histoire et une meilleure qualité de réalisation par exemple.

    Commençons par le commencement, il s’agit d’un des premiers films de Michael Bay[]Michael Bay
    - Bad Boys
    , qui entamera sa réputation de réalisateur super speedé qui nous pondra quelques block-busters bien intenses. Bad Boys est caractéristique de ce qu’il pourra faire par la suite : un montage à la serpe, des plans bien cadrés enchaînés à toute berzingue, et des explosions, des cascades. Bref, un monsieur qui aime quand ça va vite, très vite (on se demande d’ailleurs comment il a fait pour réussir à faire d’Armageddon une bouse niaise et soporifique). On sent cependant dans ce film quelques écueils, comme une facilité de choix de cadrage et quelques plans caricaturaux. Bref, c’est du bon boulot pour un début mais on se dit que ça pouvait être bien mieux. Puisqu’on en est là, notons que la photo, très contrastée et majoritairement chaude (du fait des explosions) signée d’Howard Atherton[]Howard Atherton
    - Lolita
    - Bad Boys
    (qui n’a rien fait de bien fameux mis à part la photo du Lolita de Lyne[]Adrian Lyne
    - Lolita
    ) est plutôt agréable. Musicalement le film donnera naissance à un tube interplanétaire, dont je ne m’étendrai pas sur la qualité médiocre.

    Les acteurs de ce film sont globalement à la hauteur. Objectivement le film repose sur le tandem Will Smith[]Will Smith
    - I, Robot
    - Men in Black 2
    - Men in Black
    /Martin Lawrence[]Martin Lawrence
    - Bad Boys
    , qui s’en sort les cuisses propre. Quelques défauts de jeunesse de Will Smith[]Will Smith
    - I, Robot
    - Men in Black 2
    - Men in Black
    dont c’est le premier vrai film (si je me permettre de placer un judicieux « vrai » ici) passeront inaperçus. Il est indéniable que les acteurs semblent s’amuser, et dans ce genre de film c’est toujours un excellent point car cela transparaît et permet aux spectateurs de s’amuser également. Sur le plan des seconds couteaux on notera quelques noms connus, comme Tchéky Karyo[]Tchéky Karyo
    - Bad Boys
    ou Joe Panteliano[]Joe Pantoliano
    - Memento
    - Matrix
    - Bad Boys
    . Mais principalement le film reposant sur le duo vedette, les seconds rôles ne bénéficient que d’un tout petit impact.

    La où le film coince, c’est sur son scénario. Un poil léger, pour ne pas dire carrément vide, ce dernier nous offre une histoire somme toute d’une banalité affligeante. Si les acteurs n’assumaient pas aussi pleinement l’histoire, on s’ennuierait sec. Tout le monde notera que je reste poli. On a là la coutumière équipée, comme on a pu le voir dans de nombreux films, qui garantie presque toujours un succès immédiat au box-office, même si ce coup-ci l’équipe semble moins improbable que les habituels duo de flics, qui n’ont jamais rien en commun mais deviennent toujours amis. Bref là recette est éculée et on aurait souhaité un certain renouveau.

    Au final un film divertissant, que je qualifierai d’agréable passe-temps, ni plus ni moins. Ca se loue en dvd.
     
  • -Critique du film Aviator par Kwi par cineguns, le 08/02/05 à 11:26 - pas de réponses

    Aviator
    2004 - 2h 50m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    L’histoire vraie d’Howard Hugues, jeune milliardaire devenu orphelin à 18 ans. Avec sa colossale fortune il finance Hell Angels, l’arlésienne qu’Hollywood attend avec impatience et moqueries. A force de volonté et pirouettes financières, il boucle son film, c’est un véritable succès. De là il continue à se consacrer à ses avions, sa véritable passion. Ainsi il bat plusieurs records dont celui de vitesse. Il construit des avions de plus en plus gros, de plus en plus rapides et de plus en plus chers. En parallèle il continu de réaliser des films, mais cette réussite est gâchée par une folie qui devient de plus en plus présente et incontrôlable.


    Critique
    Encore un film vu sans ne rien connaître du scénario. Les seuls éléments dont je dispose sont 1/ C’est réaliser par Scorsese[]Martin Scorsese
    - Les infiltrés
    - Aviator
    et avec DiCapriophotoLeonardo DiCaprio
    - Inception
    - Les infiltrés
    - Aviator
    , 2/ le film à reçu 3 Golden Globes (si ça ce n’est pas un gage de qualité ...). Étant d’une nature aventurière, je me dirigeai donc dans mon (ex)multiplexe favori.

    Leonardo DiCapriophotoLeonardo DiCaprio
    - Inception
    - Les infiltrés
    - Aviator
    est Howard Hugues, il ne l’est pas juste parce que son nom apparaît dans le générique, il l’est parce que tout au long du film on y croit. On en vient à se demander si l’acteur n’a pas demandé à se faire appeler Howard Hugues en dehors du tournage. Leonardo DiCapriophotoLeonardo DiCaprio
    - Inception
    - Les infiltrés
    - Aviator
    signe là très certainement sa meilleure performance, bien au delà de Gangs of New York (la précédente collaboration avec Scorsese[]Martin Scorsese
    - Les infiltrés
    - Aviator
    ) et Catch me if you can.

    Les paragraphes suivant contiennent des spoilers

    Les seconds rôles sont également excellents. Je pense en particulier à Cate Blanchett[]Cate Blanchett
    - Aviator
    - Le Seigneur des Anneaux le Retour du Roi
    - Le Seigneur des Anneaux la Communauté de l'Anneau
    qui interprète divinement bien Katharine Hepburn actrice et compagne d’Howard Hugues. On y trouve une femme dynamique, cultivée, bourgeoise et tout comme Howard, elle a une manie de la propreté allant jusqu’à prendre sept douches par jours. Mais au fur et à mesure les amants deviennent rivaux. Katharine vit mal le fait qu’Howard ait plus de succès qu’elle, Howard travaille tout le temps et de fil en aiguille, le couple se sépare.

    Niveau mise en scène et réalisation, rien à redire c’est du Scorsese[]Martin Scorsese
    - Les infiltrés
    - Aviator
    mais puissance dix. Bon j’exagère un peu, mais ça n’en reste pas moins très bon. On rentre complètement dans le film ainsi que dans les cockpits lors des scènes aériennes. Je pense tout particulièrement à l’essai du FX-11. Tout le début du vol est souple, fluide, aérien (...) bref on flotte littéralement aux côtés de l’avion. Puis lors du crash, lorsque Howard Hugues (DiCapriophotoLeonardo DiCaprio
    - Inception
    - Les infiltrés
    - Aviator
    est oublié depuis le générique de début) se retrouve coincé à l’intérieur, on a mal pour lui, on devient claustro, on a chaud, bref on est complètement dans le cockpit à ses côtés.


    Fin des spoilers

    Bien que perturbante au premier abord la photo sert complètement le film avec son côté film colorisé où les verts tirent vers le bleu, le tout sans couleurs vives, bref une ambiance d’entre deux guerres comme on l’imagine.

    Au final, rien à reprocher à ce film. En grattant bien on peut trouver que les effets spéciaux ne sont irréprochables mais faut vraiment se concentrer uniquement là-dessus et chercher la petite bête. Il est donc inutile de préciser que je conseille à tout le monde de voir ce film.
     
  • -Critique du film Austin Powers, l'espion qui m'a tirée par Guns par cineguns, le 12/03/04 à 11:16 - pas de réponses

    Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    1999 - 1h 35m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Dr. Denfer est diabolique, Dr. Denfer est le mal incarné, Dr. Denfer est toujours décidé à se venger d’Austin Powers, le fabuleux espion britannique que même les anglais aimeraient voir mourir. Pour réussir à assouvir ses besoins de vengeance, mais en même temps conquérir le monde, Dr. Denfer a construit une machine à remonter le temps. Décidant de l’utiliser, il revient au coeur des années 60 pour voler le mojo d’Austin Powers.

    Mais c’est quoi ce « mojo » ? Simplement l’énergie sexuelle d’Austin Powers, sa libido et son flux, son aura couillesque comme dirait un célèbre comique des années 2180. Heureusement, les services secrets britanniques ont également construit une machine à remonter le temps, et décide d’envoyer Austin Powers dans le passé pour récupérer son Mojo et empêcher les plans démoniaques du Dr. Denfer, qui de son côté est empli d’amour pour son mini-lui, un clone nain de sa personne.


    Critique
    Comment aborder la critique d’un tel film ? La réponse est évidente : commençons par le positif, ça sera vite réglé, et on pourra parler du reste et donc expliquer pourquoi ce film est complètement surfait, ridicule, et parfaitement inintéressant.

    Les points positifs. Ok ça part mal, je sais que je fais souvent des fautes mais là c’est grotesque, donc je vais reprendre. LE point positif du film (mieux) c’est la présence radieuse (et anagrammesque) d’Heather Graham[]Heather Graham
    - From Hell
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    . Voilà. Il fallait le dire et je l’ai dit. Le reste est navrant au possible. Puisque j’en étais à parler des acteurs je vais persévérer. Mike Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    surjoue complètement, et même si c’est un peu une obligation d’en faire des tonnes, il n’était pas forcé d’en faire autant. De toute façon il n’était pas forcé de faire le film. Le premier était largement suffisant. Les autres acteurs sont à ignorer, tout bêtement. On les aura connu pour certains mieux inspiré (notamment Mindy Sterling[]Mindy Sterling
    et Seth green[]Seth Green
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    ), mais de toute façon tout est insipide. Certains apprécieront les guests. Moi ça me fait juste de la peine. La seule performance intéressante reste Mike Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    dans le rôle de Gras Double. Car il a réussi à créé le symbolisme parfait du film : gras, lourd, vulgaire et suintant la merde.

    Maintenant qu’on a abordé ce que d’aucuns seraient assez idiots pour qualifier de jeu d’acteur, on va passer au reste. Le reste devrait d’ailleurs être critiqué par un astrophysicien, c’est en effet la seule catégorie de personne qui possède suffisamment de connaissance sur le néant pour se permettre une comparaison avec ce film. La mise en scène est pitoyable, elle reprend les mêmes ingrédients que dans le volet précédent et qui seront aussi utilisées dans le volet suivant. C’est nul. Rien à en sortir. La photo est syndicale. Rien à en dire non plus. C’est du niveau de l’amateurisme télévisuel. Reste la musique. Pitié achevez-moi. Quitte à écouter American Woman, autant regarder le clip de Kravitz, au moins on a le plaisir de voir Traci Lords[]Traci Lords
    . Le reste est un mélange de soupe musicale et de caricature des années 70. C’est minable (on remarquera au moins la cohérence du film. Il persiste à se maintenir dans le minable).

    Le point fort de ce genre de film de toute façon, ce sont les acteurs et le scénario. C’est tout. On a déjà vu qu’on ne pouvait pas compter sur le premier point pour sauver le film, parlons un peu du scénario. Là c’est l’exploit. Je ne sais pas comment quelqu’un peut commettre un truc aussi débile. Aucune cohérence, ce n’est que succession de gags éculés et gras, prétexte à flatter le culte Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    (« Ô mon dieu, je suis un grand acteur, j’arrive à tenir plusieurs rôles dans un film dont j’ai moi-même écrit le scénario »). RIEN N’EST VALABLE dans ce tissu de connerie.

    Pour conclure sur cette bouse, j’espère que le message a été clair, mais comme j’aime bien résumé mes critique par un paragraphe simple et direct, qui permet de savoir rapidement si on peut voir un film ou non, je vais repréciser le fond de ma pensée :
    Ce film ne doit pas être vu.

    Voilà. A oublier vite. Si on pouvait suicider Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    pour l’empêcher de commettre quoi que ce soit d’autre ça serait pas mal.
     
  • -Critique du film Austin Powers par Guns par cineguns, le 12/03/04 à 11:07 - pas de réponses

    Austin Powers
    1997 - 1h 34m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Austin Powers est un agent spécial qui sévit dans les années 1960. A l’époque où il suffisait de dire à une personne qu’on veut coucher avec elle pour que ça se fasse. Bref, à cette époque bénie, un maître du mal, le Dr Denfer, est l’ennemi juré de Austin Powers. Mais ce dernier réussi toujours à le vaincre.

    Afin de pouvoir mettre la main sur le monde, Dr Denfer a une super technique. La cryogénisation, qui lui permet de se mettre off line quelques années. Dégoûté mais jusqu’au-boutiste, Austin se fait également cryogéniser. 30 ans plus tard, on doit le dégeler car le terrible Dr Denfer est revenu semer la panique sur notre belle civilisation, et réclame une rançon hallucinante pour ne pas faire sauter une pauvre ogive nucléaire au centre de la terre.


    Critique
    Mon dieu quel excellent film. D’aucuns pourraient croire qu’il s’agit là d’un navet pur et simple, mais que nenni. Chaque lourdeur, chaque niaiserie, a fait l’objet d’une étude ciblée et est parfaitement volontaire. On ne peut qu’applaudir une telle audace.

    Rapidement, le film est réalisé par un enfant de 12 ans qui n’est ni gaucher, ni droitier, et qui d’ailleurs ne doit pas avoir de main, la musique est à la limite du supportable pour toute personne qui a le bon goût d’ignorer ou de maudire cette période maudite de régression de l’humanité que furent les années soixante. Les acteurs dans ce film sont catégorisables (ce qui est toujours sympathique pour celui qui veut faire une critique, ça permet d’aller vite), et des catégories, il en existe trois (enfin, j’en ai recensé trois). La catégorie des anodins en premier, il s’agit des personnes qui viennent dans ce film pour faire soit de la figuration muette, soit parlée, mais qui savent que c’est purement alimentaire. La catégorie des simplets ensuite, il s’agit des acteurs ou actrices qui prennent du bon temps à faire le débile devant l’écran, on notera dans cette catégorie Elizabeth Hurley[]Elizabeth Hurley
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    , qui devait être ravie de jouer dans un film grand public et qui n’a pas trop compris la portée de son acte. Enfin, la dernière catégorie est un peu spéciale, puisqu’il n’y a que Mike Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    qui s’y trouve, c’est la catégorie des acteurs complètement dégénérés qui en plus de ne pas savoir jouer font les cons et font monter ma tension (catégorie également nommée « catégorie Clavier[]Christian Clavier
    » de temps en temps).

    En effet, et là je prends un nouveau paragraphe pour parler de la chose. Mike Myers[]Mike Myers
    - Shrek
    - Austin Powers, l'espion qui m'a tirée
    - Austin Powers
    ne sait pas jouer. C’est un fait, il n’a jamais rien fait de bon, et on aurait du l’abattre à la sortie de Wayne’s World. Mais en plus de démontrer qu’il sait parfaitement incarner le lourd en incarnant le rôle principal, il décide de jouer le maximum de personnage et donc d’alourdir d’autant plus le film de sa présence.

    Niveau scénario, rien de bien palpitant, il s’agit d’une parodie tout ce qu’il y a de plus classique, avec ses clichés et ses clichés. Nonobstant la lourdeur du foutage de gueule général du film parodié (James Bond), ils ont cru bon d’ajouter des scènes parodiant d’autres films, dont par exemple 2001, l'Odyssée de l'Espace (2001: a Space Odyssey), et je leur sait gré de tous mourir la gueule ouverte.

    Reste que la recette fini par fonctionner, après avoir vider jusqu’au dernier soubresaut des neurones du public, le film finira par faire sourire, on se dit alors qu’il a gagné son pari et qu’on est bon pour un séjour à l’HP.

    Ne nous méprenons pas, je ne donne pas un clap parce que quelques rares plaisanteries m’ont fait sourire, mais bel et bien parce que j’ai vu les suites, et comme elles sont pires ...
     
  • -Critique du film Assassin(s) par Guns par cineguns, le 01/01/99 à 10:48 - pas de réponses

    Assassin(s)
    1996 - 2h 12m


    une critique par Guns
     
    Synopsys
    Moui... Assassin(s) est un film long, très long, qui reprend l'idée de la passation de pouvoir d'un vieil assassin, -oups pardon : artisan- à un jeune désœuvré de la banlieue parisienne (le lieu importe beaucoup, car c'est du Kassovitz, et que si c'est pas dans la banlieue, il peut pas faire un film !).

    Alors tout commence de façon invraisemblable, et c'est le gars Mathieu qui s'y colle pour nous la raconter. Il a rencontré M. Wagner (Serrault, qui est peut-être la seule chose dans ce film à justifier le prix d'un ticket en tarif réduit, et encore, vu la longueur, c'est majoré. En plus, il cabotine... mais je vais y revenir). M. Wagner est un tueur professionnel, héroïnomane, qui devient très vieux et qui n'a plus toute sa tête. Il vient de commettre un double meurtre dans un supermarché. Bon, alors là je vais interpréter, parce que c'est pas clair du tout. Il semblerait que Max (c'est Mathieu) sache que c'est le vieux qu'a fait le coup, car il le suit et se retrouve à cambrioler son appartement. La chose toute tremblante lui tire dessus, puis pouf, y s'invite chez la mère de Max, c'est un moyen comme un autre de rencontre Max et de lui proposer du boss.

    Bon, il lui propose son boss. Pour cela, il l'éduque. Chose peu aisée soit-disant dans le film, puisque Max est un jeune des banlieues, et que bon... Bref, Wagner l'emmène buter un vieux (un autre) en guise d'éducation. La scène de l'apprentissage est d'une longueur, qu'on aurait le temps de faire un stage du G.I.G.N pendant ce temps. Bon, ce qui est marrant, c'est que le vieux est un "pro", et qu'il enseigne au jeune la technique de l'artisan. Je voudrai pas être mauvais public, mais un tueur à gage, même pas pro, ne laisse pas ses empreintes partout en disant c'est moi le coupable venez me chercher !

    Quoi qu'il en soit, il apprend donc à Max que la clé du métier c'est de laisser traîner ses doigts partout. Et que voilà. Tout ça nous a déjà amener à un bon tiers du film, au passage on voit Serrault en train de danser dans une boîte de nuit, Mathieu et son pote Mehdi "enculé" Benoufa en train de vider des chargeurs de 45 balles (si si) dans une BMW qui explose comme si son réservoir pouvait être touché (ils tirent du côté gauche et dans mes souvenirs lointains, le réservoir est à droite sur les bm...faudra vérifier).

    Bon j'abrège j'en ai marre. Ca fini en couille, c'est même le réalisateur qui le dit.


    Critique
    C'était l'histoire, maintenant, voici ce que j'en pense (âmes sensibles barrez-vous).

    Comme d'habitude, le rebelle de la banlieue fait son cinéma et dénonce une société dans laquelle on fait ce qu'on peut, parce qu'on a pas le choix. Enfin je crois, parce que c'est là que le bas blesse, c'est qu'à force de se regarder filmer, Kassovitz[]Mathieu Kassovitz
    - Amen
    - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
    - Assassin(s)
    oublie un peu son histoire, et s'éparpille dans tous les sens. Serrault[]Michel Serrault
    - Assassin(s)
    est le seul acteur qui sait jouer la comédie, Mathieu[]Mathieu Kassovitz
    - Amen
    - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
    - Assassin(s)
    n'étant pas crédible du tout dans le rôle, et peu convaincant. Quant au jeune Mehdi[]Mehdi Benoufa
    - Assassin(s)
    , il s'en sort avec les honneurs, mais il est un peu jeune pour qu'on lui demande de faire passer quelque chose de plus fort. Car les personnages ne sont pas forts. Le vieux tueur à gage aurait pu être froid (ce n'était pas incompatible avec le fait qu'il perde la tête) mais le cabotinage de Serrault[]Michel Serrault
    - Assassin(s)
    , tout content d'être entouré de jeunes apparemment, fait tomber tout respect qui aurait pu naître du personnage.

    Bon, jusqu'à présent, j'ai jamais aimé Kassovitz[]Mathieu Kassovitz
    - Amen
    - Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
    - Assassin(s)
    , ni comme acteur, ni les sujets de ses films, trop commerciaux pour être honnêtes. Mais La Haine avait une qualité que personne ne peut lui enlever : c'était très bien réalisé. Une photo sublime et un sens de la caméra assez incroyable pour quelqu'un de si jeune. Ici, point de tout cela, une stylisation poussée au maximum, des effets de caméra incessamment répétés (les travellings avant : merci de l'avoir souligné Ricky) accompagnés d'un mélange de genre assez gerbant, cassent tout ce qui aurait pu être la roue de secours du film. La photo n'était pas belle, et coller des pubs dans le film, ça gave. OK, c'est pour faire genre télé, et faire prendre conscience aux gens que ce qu'ils voient c'est aussi à la télé. Mais justement putain, je viens pas au ciné pour voir la tronche de PPDA. Et quand je sors du film, il me reste dans la tête Nike, Puget ou je sais pas comment ça s'écrit, et Coca. C'est lamentable.

    En conclusion, je suis vraiment déçu par ce téléfilm que j'aurais pensé plus inspiré, et dont j'attendais beaucoup (trop ?) de la réalisation. Dommage.
     
cineguns © 2012 - informations de copyright
contact - proposition de dons - aide - conditions d'utilisation