The Descent
2005 - 1h 40m
une critique par Guns
Synopsys
Plusieurs copine décident de partir ensemble faire de la spéléo (vous savez le truc pas glauque). Celle qui organise décide d'ouvrir une nouvelle voix afin de donner à une hypothétique caverne le nom de sa meilleure copine, victime d'un traumatisme.
Curieusement, dans ces cavernes, les jeunes filles ne semblent pas être seules ...
Critique
The Descent est un film d'épouvante ou un thriller, selon le point de vue que l'on décide d'adopter, qui a eu un succès considérable. A la fois un succès critique et surtout un succès public. Sorti en 2005, les prix ont continué de tomber jusqu'en 2007. A noter que le film a eu une suite.
Ce préambule terminé j'ai envie de dire : c'est bien, regardez-le. Et voilà.
Maintenant, ce film étant plus à mon sens un thriller qu'un film d'horreur à la con comme on en voit hélas trop souvent, je déconseille la lecture de la suite, car
ça va spoiler.
Attention, à partir de maintenant je ne prend plus de gants, je spoile.
Chacun sait qu'un film d'horreur a une trame classique obligatoire (enfin, c'est pas écrit, mais ça semble être le cas) : un groupe de jeune (obligé) qui part dans le trou du cul du monde (obligé, alors là on a le choix entre l'île, la cabane paumée en forêt, ou n'importe où mais surtout, personne ne doit être au courant) et qui se fait dézingué (un par un, sinon c'est un court-métrage).
The Descent ne déroge pas à la règle, nous avons un groupe de jeune, mais ici ce sont des jeunes femmes exclusivement, et un peu moins jeune que les blondasses moyennes du genre. Elles partent dans le trou (littéralement) du cul du monde, mais elles préviennent. En effet, elles ne partent pas au pif, ce sont des amoureuses de la spéléo et donc en tant que telles, elles respectent les consignes de sécurité de base du genre : s'équiper, prévoir un itinéraire et prévenir son entourage a) de son itinéraire et b) du moment prévu du retour
(déjà moi, à la place des filles, je ne serais pas descendu dans un trou, s'enterrer vivant c'est pas trop mon idéal d'un week-end de détente).
La force du scénario de
Neil Marshall
Neil Marshall
- The Descent part 2
- The Descent
, c'est d'avoir pimenté un peu la chose en donnant de la consistance à ses personnages, et notamment le personnage de Sarah qui est un peu le centre du groupe et dont le traumatisme subit est en lui-même suffisamment violent (et détaillé dans le film) pour catégorisé
The Descent en film d'horreur. Par la suite, nous apprendrons des rivalités au sein du groupe et des choses qui donnent du volume à une trame qui semble plate.
Nous sommes donc pendant la durée du film ensevelie avec les filles. Déjà, quand on est clostro comme moi, c'est pas franchement le truc agréable. Au moment où on apprend qu'en fait, l'organisatrice a donné un itinéraire à tout son entourage mais qu'au final elles vont autre part, sans carte ni rien, pour se balader là où personne n'a jamais été (ou du moins n'en est revenu) on sait qu'elles font une connerie. C'est à ce moment que je suis entré en apnée pour n'en sortir qu'à la fin du film.
Je ne veux pas raconter la fin, on ne sait jamais je suis certain que des fous furieux qui n'ont pas vu le film ont quand même décidé de lire ce texte malgré mes avertissements, c'est crétin les gars, vous vous pourrissez le film. Sachez seulement que nos amis américains ont eu le plaisir d'avoir une fin un peu différente, car la fin originale (avec un peu de chance celle que vous verrez) a été jugée trop glauque pour être présentée à nos amis de la chrétienté mondiale, aka les us.
Maintenant qu'on sait que je suis resté en apnée durant tout le film, on se doute qu'il y a eu des tensions, c'est bien. Mais à part ça peut-on en sortir autre chose ? Oui, les actrices sont vraiment excellentes, et surtout elles font bien les filles terrorisées. Il faut expliquer que dans les grottes se tapissent certaines créatures. Et que pour donner un peu plus de cachet à son film Neil Marshall n'a jamais montré ces créatures aux actrices avant de les mettre en situation réelle. Taquin et cruel, mais fûté.
La plupart des actrices n'a d'ailleurs pas fait grand chose en dehors de
The Descent et
The Descent : Part 2. Pour autant elles se débrouillent vraiment bien, surtout qu'on devine un tournage assez physique.
J'édite cette critique pour dire que je n'ai pas mentionné le fait que je tire mon chapeau au chef op' parce que filmer tout ça sous terre, ce devait être une vraie partie de plaisir.
Au final on a un film vraiment prenant, qui nous tient en haleine (ou en apnée, ca dépend de vos capacités) durant toute sa longueur, qui est trépidant (tout en se basant sur un faux rythme), de bons rebondissements, des situations stressantes et l'absence de mièvrerie pouvant caractériser certains films du même genre réalisés de l'autre côté de l'atlantique. Pour moi, bien que pas un gros fan des films-qui-tortillent-le-ventre-parce-qu'on-sait-qu'elle-va-claquer-mais-qu'elle-ne-le-sait-pas ce fût une vraie claque, que je ne saurais donc que conseiller à mon entourage (éviter tout de même les très jeunes enfants ...)